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En Corse, des eaux de baignade de très bonne qualité


V.L. le Mardi 5 Juillet 2022 à 10:35

Les derniers contrôles effectués par l'Agence Régionale de la Santé de Corse classent 97% des baignades en mer ou en rivières en excellente ou bonne qualité.



La baignade en milieu naturel est une activité très appréciée en Corse par les insulaires et les touristes qui surtout l’été peuplent les 1000 km de littoral et les rivières de l’île pour profiter des plaisirs de l'eau et du soleil.

Mais la baignade peut présenter des risques pour la santé si une pollution affecte la qualité de l’eau et pour éviter que un moment de plaisir vire au cauchemar, notamment à cause d'une mauvaise qualité bactériologique de l'eau qui peut être à l’origine de différentes pathologies (gastro-entérite, leptospirose, dermatite), l'Agence régionale de santé de Corse surveille la qualité des eaux naturelles. Et le bilan 2021 qui vient d'être publié est très positif, notamment pour les eaux de mer. Plus de 1788 contrôles ont été réalisés en 2021, sur 229 sites de baignades dont 55 en eau douce (rivières, lacs) et 174 en mer.  97% des baignades en Corse sont conformes aux exigences européennes de qualité, le classement étant basé sur les résultats obtenus au cours des 4 dernières années.

 On observe toutefois que les baignades en eau douce sont plus vulnérables que les baignades en mer puisque 40% d’entre elles sont d’excellente qualité contre 95% pour les baignades en mer. Cette vulnérabilité s’amplifie à mesure que l’on se rapproche des embouchures, mais aussi dans la saison, à mesure que le niveau de l’eau baisse dans les cours d’eaux. 
Une surveillance environnementale spécifique de la rivière du Cavu et de la Solenzara est assurée au regard du risque Bilharziose. 

Le classement
La baignade est restée courant saison 2021 interdite de façon permanente, compte tenu de la qualité dégradée de l’eau ou des risques liés à la sécurité, en Corse-du-Sud sur un tronçon du Taravo entre le Pont de Piconca commune de Corrano et le Pont de Pinu commune de Ciamanacce ainsi que sur le « Ponte-Vecchio » à Bastelica, « Alzu-di-Gallina » à Porto-Vecchio, « Pont de Cuttoli » à Cuttoli-Corticchiato, « Pont du Liamone » communes de Coggia et Casaglione et « Plage de Girolata » Commune d’Osani. 
Concernant la Haute-Corse, 4 sites en eau douce ont été classés en qualité insuffisante à la fin de la saison 2021 : Base Nautique à Aléria, Pont Acitaja à Penta di Casinca, Ernella Base Kayak à Giuncaggio et Pont du Chemin de Fer à Morosaglia). 

 


Focus sur la baignade du Cavu et de la Solenzara

Photo illustration
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A la suite de la découverte de plusieurs cas de bilharziose observés chez des personnes s’étant baignées dans le Cavu en 2013, la rivière a été interdite d’accès en 2014. Elle est de nouveau ouverte au public sous certaines conditions de surveillance. 
Au cours de la saison estivale 2021 une surveillance spécifique a été mise en oeuvre. Chaque semaine du 1er juin au 30 aout des prélèvements de bullins ont été réalisés au niveau de 3 points de surveillance sur le Cavu et d’un point sur la Solenzara depuis la saison estivale 2019 suite à la déclaration d’un premier cas de bilharziose. 
Au total, 5435 bullins ont été analysés, pour rechercher par analyse PCR s’ils avaient été en contact, même ponctuel avec le parasite. Aucun bullin collecté n’a été infecté. La baignade a été autorisée toute la saison sur les deux cours d’eau. 
Pour l’année 2022, la gestion du risque bilharziose repose sur la même organisation et la campagne d’affichage sur sites va être renouvelée pour fournir toute l’information aux baigneurs.

Qu'est que c'est la bilharziose ?

La bilharziose est une pathologie liée à un parasite (Schistosomia haematobium), que l’on retrouve plutôt dans les régions tropicales et subtropicales et qui peut entrainer des atteintes graves au système uro-génital.  Cette maladie se contracte à l’occasion d’une baignade dans une eau contaminée par des parasites.  Ces parasites sont introduits par une personne contaminée, qui urine dans l’eau et les dissémine. Une fois dans l’eau, le parasite amorce un cycle de développement et de multiplication qui nécessite la présence d’un intermédiaire : le bullin, un escargot d’eau douce, présent presque exclusivement dans le Cavu. 
Si une personne malade urine dans l’eau, et que le parasite rencontre un bullin, un cycle de contamination peut se reproduire. 

 
En cas de découverte de la présence d’ADN du parasite dans l’eau ou de personnes touchées par la maladie, l’accès à la baignade sera immédiatement interdit 
 













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