(Photo : Archives CNI)
Le bâtiment reste le principal point noir de l'économie insulaire. Après plusieurs trimestres difficiles, le secteur continue de tirer l'activité vers le bas. Selon les chiffres publiés ce lundi par l'Insee dans sa note de conjoncture, l'économie corse a reculé de 0,7 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de l'an dernier. Une baisse plus marquée qu'au niveau national (-0,5 %), essentiellement imputable aux difficultés de la construction.
À lui seul, ce secteur, qui pèse 14,5 % des heures rémunérées sur l'île, enregistre en effet une chute de 5,5 % de son activité. « La récession que connaît la construction depuis 2023 s’inscrit dans une crise nationale du secteur dure à la hausse des taux d’intérêt, à l’inflation et aux normes énergétiques. Cette baisse est toutefois plus prononcée en Corse qu’au niveau national (-1,7%) en début d’année », note l’Insee. Pendant ce temps, les services marchands stagnent (-0,1%), l'industrie recule légèrement (-0,5%), tandis que seuls les services non marchands continuent d'afficher une véritable progression (+1,9% par rapport au premier trimestre 2025).
Cette crise se traduit aussi sur le marché de l'emploi. Si, dans son ensemble, l'emploi salarié reste stable en Corse avec 128 700 postes occupés fin mars, c'est grâce à la progression enregistrée en Haute-Corse (+0,3%) qui compense le recul observé en Corse-du-Sud (-0,4%). Derrière cette stabilité, la construction poursuit pourtant son décrochage et recule de 1,4% ce trimestre. « Ce secteur, dont l’effectif diminue depuis trois ans, perd encore 160 emplois au premier trimestre 2026. Sur un an, il affiche une destruction de 550 emplois (-4,8%), corroborant la baisse d’activité mesurée en heures rémunérées », précise l’Insee en pointant qu’à l'inverse, « l’emploi augmente dans l’hébergement et restauration (+0,5%), ainsi que dans les services aux entreprises (+0,6%) ». « En revanche, les activités immobilières (-0,9%) et les autres activités de service (-0,7%) réduisent les effectifs. L’emploi dans l’industrie progresse de 0,4% porté par le secteur de la fabrication de denrées alimentaires, boissons et tabac (+1,2%). Reflet de l’emploi public, les effectifs se stabilisent également dans le tertiaire non marchand (-0,1%) au premier trimestre 2026. L’embauche massive de contractuels, qui avait fortement contribué à développer les effectifs dans l’enseignement et dans la santé, tend à se résorber », ajoute encore l’institut.
Quelques indicateurs laissent toutefois entrevoir une légère amélioration. Après plusieurs années de recul, les autorisations de construire repartent ainsi à la hausse. Fin mars, 3 900 permis avaient été délivrés sur les douze derniers mois en Corse. Sur le premier trimestre, leur nombre progresse de 8,3 % et affiche même une hausse de 14,7 % sur un an. Une dynamique principalement portée par la Corse-du-Sud (+28,6 %), tandis que la Haute-Corse fait du sur-place.
Pour autant, cette embellie ne se traduit pas encore sur le terrain. Les mises en chantier demeurent à leur plus bas niveau historique avec seulement 1 800 logements commencés pour le deuxième trimestre consécutif, soit une baisse de 21,7 % sur un an. Pour l'Insee, cet écart entre les permis délivrés et les chantiers effectivement lancés s'explique notamment par le délai nécessaire entre l'obtention d'une autorisation et le démarrage des travaux, mais aussi par « les permis abandonnés ou périmés, les freins économiques (taux d'intérêt élevé) et conjoncturels (moindre demande) ». L'institut évoque également « l'évolution des normes environnementales et techniques liées à la construction des bâtiments et les aléas d'approvisionnements et de recrutements associés ».
Dans ce contexte, le taux de chômage demeure stable sur l'île. Il s'établit, comme au trimestre précédent, à 6,8 % de la population active. S'il progresse de 0,5 point sur un an, il reste toutefois inférieur de 1,3 point à la moyenne nationale, où le chômage atteint désormais 8,1 %.
À lui seul, ce secteur, qui pèse 14,5 % des heures rémunérées sur l'île, enregistre en effet une chute de 5,5 % de son activité. « La récession que connaît la construction depuis 2023 s’inscrit dans une crise nationale du secteur dure à la hausse des taux d’intérêt, à l’inflation et aux normes énergétiques. Cette baisse est toutefois plus prononcée en Corse qu’au niveau national (-1,7%) en début d’année », note l’Insee. Pendant ce temps, les services marchands stagnent (-0,1%), l'industrie recule légèrement (-0,5%), tandis que seuls les services non marchands continuent d'afficher une véritable progression (+1,9% par rapport au premier trimestre 2025).
Cette crise se traduit aussi sur le marché de l'emploi. Si, dans son ensemble, l'emploi salarié reste stable en Corse avec 128 700 postes occupés fin mars, c'est grâce à la progression enregistrée en Haute-Corse (+0,3%) qui compense le recul observé en Corse-du-Sud (-0,4%). Derrière cette stabilité, la construction poursuit pourtant son décrochage et recule de 1,4% ce trimestre. « Ce secteur, dont l’effectif diminue depuis trois ans, perd encore 160 emplois au premier trimestre 2026. Sur un an, il affiche une destruction de 550 emplois (-4,8%), corroborant la baisse d’activité mesurée en heures rémunérées », précise l’Insee en pointant qu’à l'inverse, « l’emploi augmente dans l’hébergement et restauration (+0,5%), ainsi que dans les services aux entreprises (+0,6%) ». « En revanche, les activités immobilières (-0,9%) et les autres activités de service (-0,7%) réduisent les effectifs. L’emploi dans l’industrie progresse de 0,4% porté par le secteur de la fabrication de denrées alimentaires, boissons et tabac (+1,2%). Reflet de l’emploi public, les effectifs se stabilisent également dans le tertiaire non marchand (-0,1%) au premier trimestre 2026. L’embauche massive de contractuels, qui avait fortement contribué à développer les effectifs dans l’enseignement et dans la santé, tend à se résorber », ajoute encore l’institut.
Quelques indicateurs laissent toutefois entrevoir une légère amélioration. Après plusieurs années de recul, les autorisations de construire repartent ainsi à la hausse. Fin mars, 3 900 permis avaient été délivrés sur les douze derniers mois en Corse. Sur le premier trimestre, leur nombre progresse de 8,3 % et affiche même une hausse de 14,7 % sur un an. Une dynamique principalement portée par la Corse-du-Sud (+28,6 %), tandis que la Haute-Corse fait du sur-place.
Pour autant, cette embellie ne se traduit pas encore sur le terrain. Les mises en chantier demeurent à leur plus bas niveau historique avec seulement 1 800 logements commencés pour le deuxième trimestre consécutif, soit une baisse de 21,7 % sur un an. Pour l'Insee, cet écart entre les permis délivrés et les chantiers effectivement lancés s'explique notamment par le délai nécessaire entre l'obtention d'une autorisation et le démarrage des travaux, mais aussi par « les permis abandonnés ou périmés, les freins économiques (taux d'intérêt élevé) et conjoncturels (moindre demande) ». L'institut évoque également « l'évolution des normes environnementales et techniques liées à la construction des bâtiments et les aléas d'approvisionnements et de recrutements associés ».
Dans ce contexte, le taux de chômage demeure stable sur l'île. Il s'établit, comme au trimestre précédent, à 6,8 % de la population active. S'il progresse de 0,5 point sur un an, il reste toutefois inférieur de 1,3 point à la moyenne nationale, où le chômage atteint désormais 8,1 %.
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