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Conseil municipal de Bastia : La question de la fourrière et des emplois saisonniers


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 27 Mai 2014 à 23:11 | Modifié le Mercredi 28 Mai 2014 - 01:58


Pas de sujets majeurs à l’ordre du jour du Conseil municipal de Bastia, mardi soir. La désignation de commissions, des conventions à renouveler ou à prolonger, l’adhésion au Forum européen de sécurité, des changements de signalétique… Une promesse tenue : celle de la transparence avec l’établissement de critères objectifs pour les recrutements d’emplois saisonniers. Et une question imprévue : celle de la mise en place ou non de la fourrière. Le maire, Gilles Simeoni, dément son installation. Il explique que la question, inhérente à la problématique de la circulation, n’est pas encore tranchée.


Gilles Simeoni, maire de Bastia, entouré d'Emmanuelle de Gentili, 1ère adjointe, et de Jean-Louis Milani, 2ème adjoint.
Gilles Simeoni, maire de Bastia, entouré d'Emmanuelle de Gentili, 1ère adjointe, et de Jean-Louis Milani, 2ème adjoint.
Séance calme, décontractée, mardi soir, au Conseil municipal de Bastia en l’absence de dossiers importants, mais révélatrice de la méthode de la nouvelle mandature. Après avoir désigné leurs représentants dans les commissions des impôts directs, des services publics locaux et de la délégation de service public (DSP), les élus approuvent une convention pluriannuelle d’objectifs et de financement avec la Caisse d’allocations familiales et une convention de partenariat avec l’association Planète Sciences. Cette dernière concerne l’opération « Espace dans ma ville » instaurée depuis 2007, qui connaît un grand succès chez les jeunes. Est également adoptée, à l’unanimité, la 2ème et dernière tranche du Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs). « Le gouvernement a défini une nouvelle politique de la ville avec des objectifs renforcés. La cartographie des nouveaux quartiers prioritaires retenus sera connue fin juin. Nous espérons que Bastia sera éligible afin de travailler plus dans la dentelle dans les quartiers Sud et le Centre ancien », explique Emmanuelle de Gentili, 1ère adjointe, déléguée à la politique de la Ville, au renouvellement urbain et à la vie des quartiers.
 
Des solutions adaptées
Comme il l’avait annoncé lors de sa campagne électorale et de la table ronde Campà in Bastia qu’il avait organisée, en novembre 2013, sur le thème des nouveaux enjeux du vivre ensemble, Gilles Simeoni propose et obtient l’adhésion des élus au Forum européen de la sécurité urbaine. Ce forum, créé en 1997 à Barcelone et soutenu par le Conseil de l’Europe, regroupe 250 collectivités locales de 16 pays. Son objectif est de renforcer la politique de sécurité, de prévention de la délinquance et de mieux-vivre en milieu urbain, notamment par les échanges d’expérience. « La politique des quartiers est un aspect essentiel de notre politique d’ensemble de la ville. Ce réseau européen peut nous apporter un savoir-faire face aux nuisances urbaines et nous aider à mettre en œuvre des solutions adaptées à nos réalités locales », précise le 1er édile.
 
Moins d’emplois saisonniers
Le maire de Bastia tient une autre promesse de campagne : celle de la transparence et de l’équité dans le recrutement, qu’il commence par appliquer aux emplois saisonniers. « Les emplois saisonniers sont des compléments de revenu pour des jeunes qui sont soit étudiant, soit sans emploi, et qui les attendent comme des bouffées d’oxygène, surtout dans le contexte économique actuel », indique-t-il. Le 1er objectif est de recruter en fonction des besoins qui ont été identifiés par secteur : le musée, la surveillance des baignades, la capitainerie, la police municipale, l’animation et les festivités. « Cela nous a conduit à réduire de manière importante le recrutement. En 2012, 27 postes, soit 80 équivalent temps plein ont été recrutés. Ce chiffre est passé à 144 en 2013, année électorale. C’est peut-être un hasard ! » ironise-t-il. Pour 2014, 33 postes, disponibles du 1er juillet au 31 août, sont créés à un coût budgétaire restreint de 144 000 € contre 295 000 € en 2013. Près de 150 demandes ont déjà été déposées, les candidatures restant ouvertes jusqu’au 31 mai.« Nous effectuons un recrutement en fonction de l’analyse exacte des besoins, pas en fonction d’autres considérations ». L’opposition ne dit mot.
 
Des critères de recrutement
« Notre 2ème objectif est d’introduire, là comme ailleurs, mais cela a valeur de symbole, de la transparence, de l’équité et de la lisibilité. Nous l’avions demandé quand nous étions dans l’opposition, mais cela nous avait été refusé par la majorité d’alors » ajoute Gilles Simeoni. Trois critères « objectifs » de recrutement sont définis. Le 1er est d’être étudiant ou âgé de moins de 25 ans. L’élu de l’opposition, Jean-Baptiste Raffalli, avait demandé, en commission, que ces emplois ne soient pas restreints aux étudiants, comme prévu initialement. « C’est la 1ère démonstration de l’utilité d’une commission qui fonctionne ! Je suis favorable à cette démarche car tout le monde doit avoir sa chance », lui répond, pince sans rire, le maire. Le 2nd joue sur l’équilibre entre continuité et renouvellement. La moitié des postes est réservée à des jeunes ayant déjà occupé un emploi saisonnier « pour les motiver lors de leur premier emploi car ils savent qu’ils pourront être recrutés l’année d’après ». L’autre moitié est ouverte à ceux qui n’ont jamais exercé ce type d’emploi. Le 3ème est de limiter les contrats à un mois, pour pallier la réduction des postes, sauf dans des domaines nécessitant une qualification type BAFA. Ces critères ont été votés à l’unanimité.
 
Pas de fourrière !
Non prévue, la question de la fourrière, qui fait le buzz suite à un article récemment paru, s’est invitée à l’ordre du jour. Bastia ne dispose plus de fourrière depuis 3 ans, l’entreprise privée qui assurait le service a jeté l’éponge, dépassée par les récriminations des automobilistes mécontents. Il y a 3 jours, une autre société privée, ayant reçu du Préfet, seul compétent pour le délivrer, un agrément l’autorisant à enlever les véhicules gênants sur la voie publique et à les conserver en fourrière, a été présentée comme la nouvelle fourrière bastiaise. Ce que le maire dément formellement : « Les communes ont la possibilité d’organiser un service public de fourrière selon plusieurs modalités : en régie, en DSP ou en convention avec une société privée ayant un agrément. Le choix d’organiser ou pas un service public de fourrière n’a pas été tranché en Conseil municipal. Aujourd’hui, il n’y a pas de fourrière à Bastia ! ». En l’absence d’initiative municipale ou intercommunale, l’Etat peut directement passer un contrat avec une entreprise assermentée pour procéder à des enlèvements de véhicules.
 
Des mesures rapides
Le maire de Bastia n’exclut pas, pour autant, le recours à la fourrière. « Nous allons prendre à bras-le corps ce problème de la circulation et du stationnement par des mesures de court terme avec l’introduction de nouvelles règles de fonctionnement et d’usage de la voie publique, de moyen terme avec la construction de parking et de long terme avec la redéfinition d’une nouvelle politique globale de transport. Nous axons, actuellement, nos efforts sur la nécessité de libérer les aires de livraison occupées par des véhicules qui n’ont pas vocation à s’y garer. Les camions stationnent en double file et créent des embouteillages qui durent une demi-heure ou ¾ d’heure. Cela ne peut plus durer ! » Il estime que des mesures rapides s’imposent, mais dans la concertation, « en associant les commerçants, les livreurs, les riverains et toutes les personnes concernées ».
 
Une rue au nom des Justes
La dernière question à l’ordre du jour, concernant l’acquisition d’un bien sans maître situé au 15 rue Carbuccia, est l’occasion d’une boutade de Gilles Simeoni envers un élu de sa majorité, membre d’Inseme per Bastia. A Bernard Cesari, président de la commission des espaces urbains, qui multiplie les questions et s’interroge sur le devenir d’une petite maison situé au cœur de la parcelle, il rétorque : « Si vous continuez à nous embêter, on va vous envoyer faire un stage dans l’opposition ! ». La réplique déclenche l’hilarité de la salle.
Des questions de signalétique clôturent la séance. En cette journée nationale de la résistance, Jean-Baptiste Raffali demande, notamment, qu’une rue porte le double nom du sous-préfet Pierre-Henri Rix et du Consul général de Turquie à Marseille, Beli Arbel. Tous deux s’étaient alliés pour fabriquer et délivrer de vrais-faux passeports turcs aux Juifs Corses, les sauvant ainsi de la déportation. Le maire agrée le principe et propose de faire venir, en septembre, la famille du Préfet et celle du Consul pour finaliser l’événement.
 
N.M.



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