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Chinese Man à Bastia : Un événement sans précédent !


Rédigé par Laurent Hérin le Samedi 3 Juin 2017 à 22:07 | Modifié le Dimanche 4 Juin 2017 - 13:07


Recevoir Chinese Man à Bastia, c’est le pari fou que s’est lancé Olivier Berholet par le biais de son association ANT (Art Noces Troubles) avec le soutien de la municipalité de Bastia. Pas évident quand on sait que ce collectif marseillais tourne dans les plus grandes salles et stades de France, voire d’Europe. Mais ils étaient bien là, à l'Alb'Oru vendredi soir, et ceux qui avaient la chance d’être présents ne sont pas prêts d’oublier leur soirée !


(Photos Laurent Hérin)
(Photos Laurent Hérin)
 Une soirée qui ne pouvait pas mieux commencer qu’avec ce dj set hip-hop à 4 platines de « LeYan et Skroob le roi » sur la terrasse du bar du centre culturel de Lupino. Heureuse initiative pour ceux et celles qui ne pouvaient pas rester ensuite mais aussi pour mettre tout le monde dans « le bain » à l’heure de l’apéritif. Autant prévenir tout de suite, la soirée allait envoyer du lourd !
A peine 2 heures plus tard, direction la grande salle de l’Alb’oru pour découvrir les samples seventies et les beats hip-hop de Sratch Bandits Crew. Combo fondé il y a 15 ans, mené par Dj Supa-Jay et Syr, qui a rejoint récemment le label Chinese Man.
 
23 heures, la salle est pleine à craquer et chauffé à blanc pour accueillir, enfin, comme il se doit les trois djs du Chinese Man, accompagnés pour l’occasion de Mc’s endiablés. Micro en main, casquette sur le côté et baskets blanches au pied, ces trois énergumènes haranguent une foule déjà conquise. C’est alors un déferlement de musique, d’images et de lumière, enchaînant les titres du dernier album, des mix exclusifs et des morceaux plus anciens – comme le populaire Whashington Square. Le combo marseillais régale le public de l’Alb’oru qui fait salle comble pour l’occasion. Pour preuve, entre deux morceaux, l’attente est longue à la buvette du centre culturel ou le personnel, vite débordé, se voit obligé de réapprovisionner deux fois le bar en cours de soirée.
A peine sorti de scène, les Chinese Man, dans les coulisses, avouent avoir ressenti de super « vibes » avec ce public bastiais venu en nombre. Comme une preuve supplémentaire, la foule tarde alors à se disperser afin de prolonger l’instant présent sur l’esplanade du centre culturel.
Et de continuer à partager cette soirée qu’ils ne sont pas prêts d’oublier !

Trois questions à Chinese Man

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  • Chinese man
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- Chinese Man, votre collectif existe depuis 13 ans, 8 albums à votre actif et des centaines de concerts. Mais votre première fois en Corse ? Comment débarque-t-on à Bastia ?

- En avion ou en bateau ;) Lors de la création du dernier album nous avons composé avec le trio elixir de Bastia (en quatuor pour l'occasion), suite à cette collaboration et avec les liens déjà existant (nous avons une corse dans le label) l'idée d'une soirée Chinese man records est née. 


- En parlant de la Corse, c’est aussi, dans ce nouvel album, une collaboration avec le trio elixir de Bastia, composé de violon et violoncelle. Parlez nous de cette rencontre ?
- Nous composons à l'origine à base de samples collectés sur des vinyls chinés aux quatre coins du monde. Avec les années l'évidence de travailler avec des musiciens pour nos arrangements fut une suite logique. Mais cette collaboration est allée plus loin jusque dans l'écriture et la composition de certains des titres.
Cette collaboration ne s'arrêtera pas là, on vous réserve encore quelques surprises pour la suite... rendez vous cet automne :)



- Vos influences sont multiples. Qu’est ce qui a plus particulièrement guidé la création de ce nouvel opus, Shikantaza ?
- Le voyage est souvent central dans notre manière de composer. Nos voyages en asie particulièrement ainsi que nos séjours en Inde et au Japon ont posé des bases pour la création de Shikantaza. Au même titre qu'avec le trio élixir, nous en avons profité pour rencontrer plusieurs musiciens indiens et avons eu la chance de pouvoir les enregistrer sur place (sytar, violons, konokol...) Cet album s'est aussi construit autour de rencontres avec des chanteurs originaires de différents pays (Kendra Morris, Dillon Cooper, Mariama...) Enfin le titre de cet album, emprunté à la méditation Zazen, résume un état d'esprit, une ligne de conduite, qui guide notre chemin musical... Shikantaza signifie "Simplement assis"





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