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CGT de Haute-Corse : « Il faut faire grandir le mouvement social »


Rédigé par Philippe Jammes le Jeudi 20 Septembre 2018 à 16:07 | Modifié le Jeudi 20 Septembre 2018 - 16:37


L’UD CGT de la Haute-Corse a effectué sa rentrée sociale jeudi après midi à Bastia. Lors d’une conférence de presse, le syndicat a, par la voix de son secrétaire général Jean-Pierre Battestini, fait le point sur les revendications automnales.


« Cette rentrée sociale est marquée par des annonces brutales contre les populations en général et plus particulièrement les plus modestes qu’elles soient actives, retraitées ou demandeurs d’emplois » embraye le secrétaire général de la CGT de Haute-Corse.
Et d’enchaîner « Pour Macron, si les gens sont pauvres, ou au chômage, c’est de leur faute essentiellement ». Après avoir fait un tour rapide des problèmes nationaux, le leader de la Haute-Corse a zoomé sur les problèmes spécifiques à l'Îe.
« Pour sortir de cette impasse politique nauséabonde, il faut absolument faire grandir le mouvement social. En Corse, malgré le discours de Bastia en février dernier où le président Macron annonçait qu’enfin l’Etat voulait répondre aux problèmes quotidien des Corses, et que les questions institutionnelles qui polluent le débat masquent les vraies questions sociales depuis 40 ans seraient mises de coté, rien de concret à ce jour. Il faut que les questions sociales reviennent au centre du jeu comme sur la vie chère et particulièrement sur le prix des carburants ». La CGT demande donc le retour à un tarif administré comme cela était le cas avant 1986, garantissant un prix d’essence inférieur aux autres régions. « Aujourd’hui nous sommes à 25 centimes plus cher que sur le continent » rage J.-P. Battestini.


« Pour les transports maritimes, les promesses d’une compagnie régionale publique s’envolent comme les emplois promis ». Dans l’aérien, la CGT demande que l’intégralité de l’enveloppe de continuité territoriale soit utilisée notamment pour faire baisser le tarif résident. « Pas plus de 100 € sur Nice et Marseille et 150 € sur Paris sans conditions pour tous les résidents » martèle Jean-Pierre Battestini.


La CGT est aussi revenue sur le problème récurent des déchets : «Pas question de faire les poches des Corses pour payer le surcoût de l’exportation »
Et J.-P. Battestini de conclure par un clin d’œil : « Notre région est à la traine. Sauf pour les paillotes ou leurs détracteurs d’hier, aujourd’hui aux affaires, veulent en faire un symbole du patrimoine insulaire. La CGT ne pense pas que la privatisation des plages pour les riches touristes soit ce que les Corses attendent  des responsables politiques aux affaires »
La CGT appelle à une forte mobilisation le mardi  9 octobre. Elle attend d’ici là mobiliser aussi les autres formations syndicales. 
Jean-Pierre Battestini au micro de CNI     




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