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Bastia : "Les auteurs corses de langue française"


Rédigé par Odile AURACARIA le Mercredi 4 Décembre 2013 à 23:31 | Modifié le Jeudi 5 Décembre 2013 - 15:38


Un café littéraire animé par Annick Donsimoni, s'est déroulé Lundi soir à la bibliothèque "Le petit prince" du quartier Lupino, à Bastia. Christian Peri, Conservateur des bibliothèques de Bastia, était présent au débat.


Jean-Claude Rogliano s'exprimant au sujet de son roman.
Jean-Claude Rogliano s'exprimant au sujet de son roman.
Quatre écrivains insulaires , Maria-Anghjula Antonetti-Orsini (poésies), François-Xavier Luciani (romans), Jean-Claude Rogliano (romans) et Jean-Guy Talamoni (ouvrages politiques ou sur la langue corse) ont assisté au café littéraire?
Annick Donsimoni, la bibliothécaire, a précisé que le thème du débat du café littéraire avait été choisi parce qu'elle avait remarqué que si beaucoup d'habitants de Lupino parlent le Corse, très peu le lisent. Il est donc important d'offrir des livres d'auteurs corses en expression française.
Les livres ont un destin inégal en fonction de leur catégorie. Les romans de fictions ont plus de mal à se faire une place, par rapport aux documentaires illustrés de photographies, aux polars, aux bd, aux recueils de poésies...
Les auteurs corses ne sont connus qu'à partir du moment où ils sont publiés dans des maisons d'édition nationales. Un exemple flagrant est le cas de Jérôme Ferrari, qui avait été découvert par les éditions Albiana et qui a obtenu le prix Goncourt avec "Le sermon sur la chute de Rome" alors qu'il avait signé un contrat chez Actes Sud.
D'autres auteurs sont connus, car en dehors de leurs talents d'écrivain, ils ont un statut dans l'île, professeur, homme politique, avocat...
Les lecteurs ont alors présenté les livres qu'ils avaient lus en prévision du café littéraire consacré aux auteurs corses de langue française. Des ouvrages très différents ont été cités : "La veuve blanche" de Michèle Castelli, livre historique de fiction, "Il avait dans le coeur des jardins introuvables" de José Giovanni, biographie dédiée au père de l'auteur, 'La fuite aux Agriates" de Marie Ferranti, roman.
D'autres livres et auteurs ont été évoqués : "La femme sans tête" d'Antoine Albertini, enquête journalistique romancée, "La persévérance du jardinier" de Marie-Hélène Ferrari, polar, "Vendetta chez les Chtis" de Eléna Piacentini, polar, "Où j'ai laissé mon âme" de Jérôme Ferrari, roman, "Le bagne de la honte" de Frédéric Bertocchini et Eric Rückstühl, bd, "La nuit attend" de Norbert Paganelli, poésie
Une parenthèse à été ouverte pour "Pesciu Anguilla" (Pépé l'anguille) de Sebastianu Dalzeto, publié en 1930 et qui est le premier roman en langue corse. Une langue plurielle métissée de mots italiens, provençaux, corses...
Ce livre nous conduit dans le quartier populaire du Puntetto, dans un Bastia du dernier quart du 19ème siècle. Traduit, en français, il y a quelques années par François-Michel Durazzo, ce roman a conservé un grand nombre de citations en langue corse, ainsi que des chansons.
Parmi les romans lus et appréciés figurait aussi "Le berger des morts" de Jean-Claude Rogliano. L'auteur étant présent, il s'est exprimé sur son oeuvre, entraînant l'auditoire sur les chemins de Castagniccia.
Puis ce fût le tour de François-Xavier Luciani de nous présenter "Bastia pour dames - Confession d'un putain", livre pour public averti, premier roman érotique corse, dont l'action se situe à Bastia dans les années 90.
La soirée très agréable et animée, s'est terminée d'une manière très conviviale autour d'un buffet composé de charcuterie corse et de vin insulaire.





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