"Roméo et Juliette- « La guerre des pères ne devrait pas passer aux enfants », une pièce proposée à Bastia, Corte et Ajaccio par le Théâtre du commun.
Cette variation autour du chef-d’œuvre de Shakespeare offre un regard du point de vue de la haine qui règne depuis des générations, d’où le sous-titre : « La guerre des pères ne devrait pas passer aux enfants ». Pour travailler cette question des haines d’autrefois et d’aujourd’hui, Noël Casale et sa troupe ont essayé d’imaginer et de mettre en jeu ce qui se passe après la fin de la pièce. Le spectacle s’apparente à une veillée nocturne qui vise à rassembler la plupart des personnages (sur)vivants et morts, dans la chapelle de Frère Laurent, pour essayer de comprendre pourquoi et comment de jeunes gens en viennent à s’entretuer et des enfants, Roméo et Juliette, à se suicider.
« Dans le cadre d'un atelier de recherche qu'on a mis en place avec le Théâtre du commun, on travaille depuis trois ans sur des projets, en fonction de ce qui se passe dans le temps présent », explique Noël Casale, auteur, comédien et metteur en scène. «La pièce Roméo et Juliette parle beaucoup d'un amour impossible dans une société, dans la cité de Vérone, gagnée par la haine, la haine des familles ennemies, la haine des pères, qui se transmet de génération en génération. Il nous a semblé que la haine dont parle Shakespeare ici pouvait nous permettre de réfléchir à la haine et les guerres qui aujourd’hui gagnent de plus en plus nos sociétés. On ne propose ni solutions ni remède miracle, mais une réflexion sur comment sortir de cette violence qui appelle la violence, le sang qui appelle le sang».
Inédite, cette pièce est proposée en version trilingue ! « Depuis plusieurs années, on travaille dans des lieux qui sont loin des lieux de culture, comme les Salines, les Cannes ou la Cité de l’Empereur à Ajaccio, Lupino et Paese Novu à Bastia, et on s’est aperçu que dans ces quartiers les trois langues les plus parlées étaient le français, le corse et l’arabe. On a donc décidé de faire Romeo et Juliette dans ces trois langues. On n’a pas vraiment réussi à intégrer ces trois langues de façon égale dans le texte, mais on y parle arabe, notamment pour un moment heureux de la pièce. »
Importance est faite aussi dans cette adaptation, aux décors.
« Je connais et j’apprécie beaucoup le travail de Johnny Lebigot. C’est un artiste qui travaille avec la nature, comme le bois, les végétaux, les pierres, et ça rejoint un personnage central de la pièce, Frère Laurent, un père franciscain, très proche de la nature. Il y avait donc une réelle correspondance entre celui qui est le confident de Roméo et de Juliette et notre artiste ».
Côté casting, des comédiens chevronnés : Agathe Arrighi, Pierre Chiarelli, Paule Combette, Francis Dias, Jacques Filippi, Pauline Orel, Pascale Pasqualini, Patrizia Poli, Alice Serfati et Xavier Tavera. La scénographie, les objets, l’action plastique sont donc l’œuvre de Johnny Lebigot, les costumes signés Claire Risterucci, avec à la lumière Joël Adam. Outre les trois représentions à Bastia, la pièce tournera ensuite à Corte et Ajaccio, en attendant d’autres dates..
Les représentations
Bastia
Salle des mariages de l’ancienne Mairie
Jeudi 15 janvier :18h30
Vendredi 16 janvier : 10h (scolaire) et 18h30
Samedi 17 janvier : 18h30
Corte
Centre culturel universitaire Natale Luciani
Mardi 20 janvier :18h30
Ajaccio
L’Aghja – Scène conventionnée
Mardi 27 janvier : 20h30
Mercredi 28 janvier : 20h30
« Dans le cadre d'un atelier de recherche qu'on a mis en place avec le Théâtre du commun, on travaille depuis trois ans sur des projets, en fonction de ce qui se passe dans le temps présent », explique Noël Casale, auteur, comédien et metteur en scène. «La pièce Roméo et Juliette parle beaucoup d'un amour impossible dans une société, dans la cité de Vérone, gagnée par la haine, la haine des familles ennemies, la haine des pères, qui se transmet de génération en génération. Il nous a semblé que la haine dont parle Shakespeare ici pouvait nous permettre de réfléchir à la haine et les guerres qui aujourd’hui gagnent de plus en plus nos sociétés. On ne propose ni solutions ni remède miracle, mais une réflexion sur comment sortir de cette violence qui appelle la violence, le sang qui appelle le sang».
Inédite, cette pièce est proposée en version trilingue ! « Depuis plusieurs années, on travaille dans des lieux qui sont loin des lieux de culture, comme les Salines, les Cannes ou la Cité de l’Empereur à Ajaccio, Lupino et Paese Novu à Bastia, et on s’est aperçu que dans ces quartiers les trois langues les plus parlées étaient le français, le corse et l’arabe. On a donc décidé de faire Romeo et Juliette dans ces trois langues. On n’a pas vraiment réussi à intégrer ces trois langues de façon égale dans le texte, mais on y parle arabe, notamment pour un moment heureux de la pièce. »
Importance est faite aussi dans cette adaptation, aux décors.
« Je connais et j’apprécie beaucoup le travail de Johnny Lebigot. C’est un artiste qui travaille avec la nature, comme le bois, les végétaux, les pierres, et ça rejoint un personnage central de la pièce, Frère Laurent, un père franciscain, très proche de la nature. Il y avait donc une réelle correspondance entre celui qui est le confident de Roméo et de Juliette et notre artiste ».
Côté casting, des comédiens chevronnés : Agathe Arrighi, Pierre Chiarelli, Paule Combette, Francis Dias, Jacques Filippi, Pauline Orel, Pascale Pasqualini, Patrizia Poli, Alice Serfati et Xavier Tavera. La scénographie, les objets, l’action plastique sont donc l’œuvre de Johnny Lebigot, les costumes signés Claire Risterucci, avec à la lumière Joël Adam. Outre les trois représentions à Bastia, la pièce tournera ensuite à Corte et Ajaccio, en attendant d’autres dates..
Les représentations
Bastia
Salle des mariages de l’ancienne Mairie
Jeudi 15 janvier :18h30
Vendredi 16 janvier : 10h (scolaire) et 18h30
Samedi 17 janvier : 18h30
Corte
Centre culturel universitaire Natale Luciani
Mardi 20 janvier :18h30
Ajaccio
L’Aghja – Scène conventionnée
Mardi 27 janvier : 20h30
Mercredi 28 janvier : 20h30











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