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Bastia : La CGT malgré la pluie ,,,,


Rédigé par Philippe Jammes le Jeudi 28 Juin 2018 à 13:13 | Modifié le Jeudi 28 Juin 2018 - 14:45


Ce jeudi la CGT et plusieurs organisations syndicales et de jeunesse appelaient à manifester dans tout le pays. A Bastia, une cinquantaine de personnes s’est rassemblée sous la pluie devant la préfecture de la Haute-Corses.


 Parmi le manifestants, des dockers en grève et d’ailleurs le Pascal Poli de Corscia Linea partira ce soir avec du retard. Lors de son  intervention, Jean-Pierre  Battestini expliquait le pourquoi de ce énième rassemblement.
« Même si en cette période beaucoup de travailleurs et d’étudiants aspirent à des congés bien mérités (congés payés héritage des luttes sociales et d’une République sociale) c’est  malgré tout  l’inquiétude la crainte la souffrance et la colère qui dominent dans la population.


En 1 an de pouvoir, le Présidenti Macron, (bien lancé il est vrai par les politiques de ses prédécesseurs), a porté des coups sévères à notre modèle social et républicain. Loi travail, fiscalité pour les riches, casse et régression des services publics….
Toutes ces mesures ajoutées aux précédentes devaient selon leurs promoteurs permettre le recul du chômage et doper la croissance. Résultat; la croissance ralentit, le chômage reste à un très haut niveau et l’emploi précaire augmente dangereusement. Bien sur cette politique fait des gagnants et même de très gros gagnants. Toujours les mêmes qui amassent des fortunes colossales grâce à une concentration inédite des richesses. En 2017 en France, seulement 5% des profits des grandes entreprises vont aux salariés contre plus de 35% il y a 30 ans. Cet argent qui est volé aux salariés va pour une grande partie dans la poche des actionnaires.Voilà le résultat de la fameuse théorie du «ruissellement» qui ne fonctionne que dans la tête du Banquier Macron.
Mais il n’en n’ont jamais assez et profitant d’un affaiblissement et d’un éparpillement des forces progressistes dans le pays, de la montée des nationalismes, la Finance et le MEDEF en redemandent; et Macron et le ministre des Finances Le Maire s’exécutent sur le champ. Démantèlement de la SNCF , privatisation d’Engie (ex gaz de France) et d’EDF; cession au privé des aéroports et d’entreprises stratégiques. Il faut souligner le combat magnifique depuis des mois des cheminots, soutenus, malgré un matraquage médiatique, par une grande partie de la population. Combat aussi des salariés et de leur syndicat CGT de l’énergie contre la fin des tarifs réglementés qui conduirait notamment en Corse à une envolée des prix.


Tous ces cadeaux faits à la Finance, qui pour partie sont responsables des déficits publics, et bien à qui Macron présente la note? À nous bien sur; aux «fainéants» de chômeurs qui abusent du système et dont les contrôles vont être renforcés; aux raleuses des personnels soignants qui osent se plaindre de leurs conditions de travail;  aux retraités, vous savez ces privilégiés à plus de 1200 euros par mois ; et aussi maintenant aux veuves qui perçoivent une pension de réversion et à tous les  bénéficiaires d’APL ou du RSA qui coûtent «un pognon dingue» au pays. Quel cynisme !!
En s’attaquant aussi comme jamais aux services publics aux statuts des personnels, aux emplois aidés , c’est toute la population surtout la plus fragile qui est touchée.


En Corse, les inégalités déjà conséquentes se creusent de plus belle.La vie chère avec des prix du carburant record qui gonflent les marges des compagnies et vident les porte monnaie des salariés. Une progression record pour les foyers insulaires qui paient l’impôt sur la fortune et à l’autre bout près de la moitié des Corses qui ont les plus grandes peines à vivre dignement.
Comment alors avec de telles injustices et souffrances ne sommes nous pas plus nombreux à nous révolter et à exprimer notre colère et exiger un changement de politiques? Comment faire pour nous unir et créer le rapport de force qui nous permettrait de gagner le plein emploi et une vie meilleure? Ne laissons pas nos adversaires qui favorisent et instrumentalisent nos divisions prendre le dessus. Actifs, retraités,  salariés  du public ou du privé, français ou immigré, Corse ou pas, ne les laissons plus nous diviser pour mieux nous affaiblir. Agissons partout et dans l’unité pour faire reculer le fatalisme et ouvrons les portes de l’espoir avec de grandes luttes unitaires et massives seules gara
ntes d’avancées sociales. Mais pour y arriver continuons dans chaque entreprise, chaque service, chaque quartier, à débattre et à agir.
Oui c’est possible de gagner et de donner à chacun des conditions de vie dignes; si nous nous y employons tous ,  la peur et la crainte vont changer de camp et vite ».  



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