Corse Net Infos - Pure player corse

Abandons, maltraitances, vols et disparitions : Le "bel" été des animaux en Corse


Rédigé par Livia Santana le Jeudi 12 Juillet 2018 à 14:28 | Modifié le Jeudi 12 Juillet 2018 - 19:38


Jeudi une dizaine d'associations se sont réunies devant les grilles de la préfecture pour dénoncer les abus à l'encontre des animaux.


Abandons, maltraitances, vols et disparitions : Le "bel" été des animaux en Corse
Les associations U Ghjattinu di Corti, Pietranimali, SOS 4 pattes 2B, U felinu, Chiens et chats sans toits, Sperenza per Ghjiacuru di Corsu ont, toutes, un point commun : la protection des animaux. 
Ce jeudi, une trentaine de personnes s'est rassemblée devant les grille de la préfecture de Bastia pour protester contre les violences animales en tout genre.

"Aujourd'hui en Corse on recense près de dix vols d'animaux par jours" 
Depuis une dizaine d'années, le vol d'animal et surtout de chiens est devenu un véritable fléau en Corse. A l'image de Marie-Dominique Vittori qui ne trouve plus son chien depuis février, de nombreux propriétaires postent sur les réseaux sociaux les photos de leurs chiens volés.
Il existe de plus en plus de pages Facebook en Corse pour tenter de retrouver son animal, ce qui laisse transparaitre une augmentation des vols de chiens et de chats.  
Selon le groupe SOS animali corsi "on recense près de dix vols par jours en Corse. Les animaux sont dérobés directement dans les jardins des particuliers puis revendus en Italie ou sur le continent. Ils embarquent sans contrôles dans les bateaux". 

Isabelle Ricci, défenseuse du droit des animaux explique ces pratiques : 


Devant les grilles de la préfecture une dizaine de bougies à la mémoire de Fiona. C'est l'œuvre du collectif U gjattinu di Corti qui lutte contre les violences animales. Fiona, c'est un chaton d'un mois décapité par le vélo d'un enfant alors que son copain de seize ans filmait. La vidéo a tourné sur les réseaux sociaux et l'association a porté plainte contre les parents de l'enfant. 


"Lorsque l'on va au commissariat on refuse même de prendre nos plaintes"
Les associations dénoncent notamment un désintérêt total des forces de l'ordres et des "politiques" pour leurs causes. Ces dernières font régulièrement appel aux maires des communes mais très souvent elles n'obtiennent jamais de réponses en retour.
"Lorsque l'on va au commissariat pour une maltraitance animale on refuse même de prendre notre plainte" s'indigne une dirigeante d'association qui rappelle que le dépôt de plainte est "un droit que l'on ne peut leur enlever"


"Une dizaine d'abandons par jour, les associations sont complètement dépassées." 
En été les associations ne savent plus où donner de la tête et ne peuvent que s'indigner par le nombre d'abandons qui fleurissent sur l'île. " Les propriétaires s'arrêtent dans le désert des Agriate et lâchent leur animal de compagnie au bord de la route. Ce sont des animaux qui finiront dans les chenils où bien souvent, quatre chiens sont entassés dans cinq mètres carrés". 
Les causes de ces abandons sont nombreuses : prix des transports élevés, peu d'hébergements acceptant les animaux, prix des pensions... 

Avec seulement trois refuges en Corse les associations sont dépassées. Elles en appellent à la SPA et aux élus pour tenter de donner à nos amis à quatre patte une vie plus digne. 

Charlotte Santunione, membre du collectif Gaama s'exprime à ce sujet : 




A la une | L'actu régionale | Faits divers | Société | Justice | Economie