Mardi 7 juillet en fin de journée, des jeunes calvais du syndicat Giuventù Naziunalista se sont réunis devant la sous-préfecture de Calvi, accompagnés par l’archiprêtre de la paroisse de Calvi, le père Louis Elrahi. Une mobilisation organisée à la suite de la décision de justice ordonnant le retrait de la croix de Quasquara, érigée sur un terrain public.
Le rassemblement, voulu pacifique, s’est articulé autour de plusieurs prises de parole en français et en langue corse. Les organisateurs ont insisté sur la dimension historique, culturelle et spirituelle de la croix, qu’ils considèrent avant tout comme un symbole de paix et de transmission, bien au-delà de sa seule portée religieuse.
Dans un texte lu devant les participants, ils ont affirmé que « ces symboles ne divisent pas mais racontent un parcours commun » et témoignent « des valeurs, des traditions et de la mémoire qui ont façonné notre île au fil des siècles ». Ils ont également rappelé ne réclamer « aucun privilège », mais souhaiter que les décisions prennent en compte « la réalité historique, culturelle et humaine de notre terre ».
« Un symbole de paix, pas de division »
Pour Pietro Santucci, coprésident de Giuventù Naziunalista avec Battista Acquaviva, cette mobilisation est née d’une profonde incompréhension face à la décision de justice.
« Cette décision nous contrarie. La croix, avant tout, est un symbole de paix, pas de division. Même si la France est un État laïc pour nous elle fait partie de l’histoire de la Corse, de notre culture et de notre patrimoine. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que cette croix reste à sa place».
Le jeune responsable explique toutefois que les échanges avec les représentants de l’État ont permis de mieux comprendre le fondement juridique de la décision.
« Nous avons compris que la justice estime qu’elle ne peut pas rester sur un terrain public. Mais nous allons essayer de trouver une solution pour qu’elle demeure dans le village, afin que notre histoire, notre mémoire et notre patrimoine ne disparaissent pas».
Une réunion est d’ailleurs prévue dans les prochains jours avec les sections de Balagne, Corte et Bastia afin d’envisager la suite du mouvement. Parmi les pistes évoquées figure l’organisation d’un rassemblement directement à Quasquara.
Une démarche accompagnée par la paroisse
Avant le rassemblement, les jeunes avaient souhaité rencontrer l’archiprêtre Louis Elrahi afin d’échanger sur le sens de leur démarche.
Le prêtre explique avoir voulu écouter leurs motivations tout en apportant son propre regard.
« Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils disent, mais ce sont des jeunes et il faut les accompagner. Ce qui m’intéresse, c’est qu’ils reconnaissent que la croix est un symbole important pour eux. Nous sommes arrivés à cette conclusion commune, la croix est un symbole de paix et la défendre doit se faire de manière paisible ».
S’il comprend l’émotion suscitée par cette affaire, le père Louis Elrahi rappelle néanmoins le cadre juridique.
« La décision de justice respecte la loi. On peut regretter cette loi, ne pas être d’accord avec elle, mais elle existe et il faut la respecter. Une croix peut parfaitement être installée sur un terrain privé avec l’accord des propriétaires. Dans ce cas, elle respecte la législation».
Il rappelle également que le calvaire de Calvi, antérieur à la loi de 1905, a récemment été restauré sans difficulté.
« Une règle de droit, pas une remise en cause de l’identité corse »
À l’issue de la mobilisation, une délégation a également pu échanger avec Jean-Luc Jordan, secrétaire général de la sous-préfecture de Calvi.
Celui-ci a indiqué que le sous-préfet, actuellement en congé, recevra prochainement les jeunes afin de poursuivre le dialogue.
Le représentant de l’État insiste sur un point essentiel.
« Cette décision n’est pas liée à la Corse, ni à son histoire, ni à sa culture. Elle ne remet absolument pas en cause l’identité corse. Elle consiste simplement à appliquer une règle de droit, que l’on peut apprécier ou non, mais qui est aujourd’hui en vigueur».
Tout en comprenant la démarche des manifestants, il salue leur volonté de privilégier le dialogue.
« Je comprends leur envie de faire passer un message. J’espère que ce sera un message de paix, d’écoute et d’échange avec les institutions, même lorsqu’ils ne partagent pas leurs décisions».
Une mobilisation qui s’est achevée à l’église
Après les prises de parole et les échanges avec les représentants de l’État, les participants se sont rendus, sans surprise, à la messe célébrée en l’église Sainte-Marie-Majeure de Calvi, prolongeant ainsi une mobilisation qu’ils ont souhaitée à la fois citoyenne, culturelle et spirituelle.
Le rassemblement, voulu pacifique, s’est articulé autour de plusieurs prises de parole en français et en langue corse. Les organisateurs ont insisté sur la dimension historique, culturelle et spirituelle de la croix, qu’ils considèrent avant tout comme un symbole de paix et de transmission, bien au-delà de sa seule portée religieuse.
Dans un texte lu devant les participants, ils ont affirmé que « ces symboles ne divisent pas mais racontent un parcours commun » et témoignent « des valeurs, des traditions et de la mémoire qui ont façonné notre île au fil des siècles ». Ils ont également rappelé ne réclamer « aucun privilège », mais souhaiter que les décisions prennent en compte « la réalité historique, culturelle et humaine de notre terre ».
« Un symbole de paix, pas de division »
Pour Pietro Santucci, coprésident de Giuventù Naziunalista avec Battista Acquaviva, cette mobilisation est née d’une profonde incompréhension face à la décision de justice.
« Cette décision nous contrarie. La croix, avant tout, est un symbole de paix, pas de division. Même si la France est un État laïc pour nous elle fait partie de l’histoire de la Corse, de notre culture et de notre patrimoine. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que cette croix reste à sa place».
Le jeune responsable explique toutefois que les échanges avec les représentants de l’État ont permis de mieux comprendre le fondement juridique de la décision.
« Nous avons compris que la justice estime qu’elle ne peut pas rester sur un terrain public. Mais nous allons essayer de trouver une solution pour qu’elle demeure dans le village, afin que notre histoire, notre mémoire et notre patrimoine ne disparaissent pas».
Une réunion est d’ailleurs prévue dans les prochains jours avec les sections de Balagne, Corte et Bastia afin d’envisager la suite du mouvement. Parmi les pistes évoquées figure l’organisation d’un rassemblement directement à Quasquara.
Une démarche accompagnée par la paroisse
Avant le rassemblement, les jeunes avaient souhaité rencontrer l’archiprêtre Louis Elrahi afin d’échanger sur le sens de leur démarche.
Le prêtre explique avoir voulu écouter leurs motivations tout en apportant son propre regard.
« Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils disent, mais ce sont des jeunes et il faut les accompagner. Ce qui m’intéresse, c’est qu’ils reconnaissent que la croix est un symbole important pour eux. Nous sommes arrivés à cette conclusion commune, la croix est un symbole de paix et la défendre doit se faire de manière paisible ».
S’il comprend l’émotion suscitée par cette affaire, le père Louis Elrahi rappelle néanmoins le cadre juridique.
« La décision de justice respecte la loi. On peut regretter cette loi, ne pas être d’accord avec elle, mais elle existe et il faut la respecter. Une croix peut parfaitement être installée sur un terrain privé avec l’accord des propriétaires. Dans ce cas, elle respecte la législation».
Il rappelle également que le calvaire de Calvi, antérieur à la loi de 1905, a récemment été restauré sans difficulté.
« Une règle de droit, pas une remise en cause de l’identité corse »
À l’issue de la mobilisation, une délégation a également pu échanger avec Jean-Luc Jordan, secrétaire général de la sous-préfecture de Calvi.
Celui-ci a indiqué que le sous-préfet, actuellement en congé, recevra prochainement les jeunes afin de poursuivre le dialogue.
Le représentant de l’État insiste sur un point essentiel.
« Cette décision n’est pas liée à la Corse, ni à son histoire, ni à sa culture. Elle ne remet absolument pas en cause l’identité corse. Elle consiste simplement à appliquer une règle de droit, que l’on peut apprécier ou non, mais qui est aujourd’hui en vigueur».
Tout en comprenant la démarche des manifestants, il salue leur volonté de privilégier le dialogue.
« Je comprends leur envie de faire passer un message. J’espère que ce sera un message de paix, d’écoute et d’échange avec les institutions, même lorsqu’ils ne partagent pas leurs décisions».
Une mobilisation qui s’est achevée à l’église
Après les prises de parole et les échanges avec les représentants de l’État, les participants se sont rendus, sans surprise, à la messe célébrée en l’église Sainte-Marie-Majeure de Calvi, prolongeant ainsi une mobilisation qu’ils ont souhaitée à la fois citoyenne, culturelle et spirituelle.
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