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Violences faites aux femmes : Sortir du tabou et le briser


Rédigé par José Fanchi le Mercredi 21 Novembre 2018 à 17:14 | Modifié le Mercredi 21 Novembre 2018 - 21:53


Les violences faites aux femmes sont un véritable fléau mondial. Une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle au cours de sa vie. La récente prise de conscience au sein de notre société gagne du terrain. Ce n’est que le début d’un long parcours. Il était grand temps d’agir. La Corse n’échappe malheureusement pas à ce fléau


Violences faites aux femmes :  Sortir du tabou et le briser
Ce sont les non-dits, les préjugés et le mépris qui perpétuent ces actes de violences sexistes, faisant de la vie de millions de femmes un véritable enfer. Certaines en meurent, d’autres femmes vivent dans la peur, la honte et l’insécurité. Ce phénomène de notre société est complexe, d’autant que trop souvent, les auteurs des violences ne sont pas punis par la justice. Le sujet est (trop) longtemps resté tabou mais depuis quelques temps, il y a fort heureusement une prise de conscience. Chaque jour, de nouvelles associations, des collectivités locales agissent pour lutter contre ces violences, dans leurs projets sur le terrain. Les équipes viennent  en aide aux femmes victimes de violences. Pour un impact sur le long terme, certaines associations accompagnant les femmes à revendiquer leurs droits et sensibiliser hommes et garçons pour faire évoluer les mentalités.


Prendre conscience de ce fléau
La Corse n’échappe malheureusement pas à ce fléau. Longtemps, très longtemps, les violences faites aux femmes sont restées impunies, sans absolument aucune dénonciation, cela malgré les effets collatéraux subis par les familles et surtout les enfants. Il était temps que cela cesse, comme l’a souligné Caroline Corticchiato, adjointe au maire d’Ajaccio et vice-présidente de la Centre Intercommunal d’Action Sociale dans son allocution de mercredi, au cours d’une conférence de presse à laquelle assistaient la préfète de Corse, Josiane Chevalier et les responsables d’associations :
« Il est de notre responsabilité de faire prendre conscience de ce phénomène nocif de notre société. C’est la raison pour laquelle avec notre maire, nous souhaitons rendre davantage visibles, les actions de sensibilisations menées par l’ensemble du réseau durant ces jours car c’est une bataille qu’il faut mener durant toute l’année mais aussi au quotidienIl convient également de favoriser la réflexion des jeunes sur la place des hommes et des femmes dans notre société, des représentations, des stéréotypes, du respect mutuel et plus largement de l’égalité. C’est par l’éducation, l’école, l’enseignement, les services publics, l’action collective relayée par les associations que l’archaïsme mental perdra pied peu à peu… » 


Partenariat  CIAS et CIDIFF
Depuis plusieurs années, le Centre Intercommunal d’Action Sociale et le Centre National d’Information du droit des Femmes et des Familles sont partenaires dans cette démarche, à travers l’animation de réunions d’échanges et de travail collaboratif pour la mise en place d’actions communes de sensibilisation sur l’ensemble du réseau. D’ailleurs, en 2019, ils formaliseront leur engagement avec les associations pour une charte où le CIAS s’affirmera comme interlocuteur de référence de proximité, favorisant la coordination, l’animation pour l’ensemble du réseau des actions :
  • Le « banc » un an après, avec un débat au lycée Laetitia
  • La projection d’un film
  • La marche
« Ces actions doivent également nous permettre de réfléchir au fonctionnement de notre société démocratique, à l’exercice quotidien de nos relations de travail, de commerce et de vie sociale » a conclu Caroline Corticchiato.


23/14 novembre : débat et soirée à l’Ellipse
Autre intervenante de la conférence de presse, Barbara Serreri, directrice du CIAS, qui a évoqué les associations :
« Elles sont importantes à ce niveau et valorisent toutes les actions menées. Nous avons reçu et analysé 1091 questionnaires dont la restitution sera faite aux élèves le 23 novembre, c'est-à-dire vendredi prochain au lycée Laetitia. Une table ronde sera organisée pour encadrer la restitution en présence des déléguées et des partenaires ainsi que la Rectrice et la proviseure.  Le soir même, à 21 heures au cinéma l’Ellipse, aura lieu un film débat avec des intervenants et tous les partenaires. Le lendemain, aura lieu une marche silencieuse à 17 heures. Elle partira du « banc rouge » devantleu Laetitia jusqu’à la place Foch, avec une intervention de Laurent Marcangeli, maire d’Ajaccio. »
La préfète de Corse,  Josiane Chevalier, a salué toutes ces initiatives et le travail entrepris :
« La raison de ma présence à vos côtés c’est votre détermination et votre engagement pour la lutte contre les violences faites au femmes. C’est aussi la coordination de tous les acteurs et la garantie de la pérennité du mouvement. Cela donne un certain relief à ces problématiques. Je vous encourage à continuer et à approfondir ces actions qui commencent à porter leurs fruits. J’ai à cœur de soutenir toutes ces initiatives. Je rappelle les trois leviers de l’Etat pour soutenir cette cause :
  • L’éducation, la famille, l’école pour bien faire passer le message
  • L’accompagnement des victimes
  • Le volet répressif et les nouvelles sanctions qui vont avec
J. F.  




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