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Territoriales - Laurent Marcangeli « Il est encore possible de résister ! »


Julia Sereni le Vendredi 25 Juin 2021 à 07:30

C’est à Porticcio, sur les terres de sa colistière Valérie Bozzi que Laurent Marcangeli a tenu son dernier meeting de campagne, ce jeudi 24 juin. À trois jours du second tour, devant 400 de ses supporters, le chef de file d’ « Un soffiu novu » s’affirme plus que jamais comme la seule alternative aux nationalistes.



Photos Michel Luccioni
Photos Michel Luccioni
Dernier meeting pour Laurent Marcangeli. Et c’est au centre culturel de Porticcio, chez sa deuxième de liste Valérie Bozzi, qu’il a convié ses partisans. Environ 400 personnes ont fait le déplacement ce jeudi soir.

« Nous sommes la seule liste non nationaliste »

Après une courte vidéo du candidat, c’est la maîtresse des lieux, Valérie Bozzi, qui monte sur scène. À peine le temps pour les autres colistiers de la rejoindre, que la maire de Grosseto-Prugna entre déjà dans le vif du sujet. « Nous sommes la seule liste non nationaliste » pose t-elle d’emblée. « La seule qui fait honneur aux valeurs républicaines, la seule qui fera passer les intérêts de la Corse avant les intérêts idéologiques ». La seule aussi, « qui ne s’éloignera pas de la République ». Le ton est donné.

Car pour Valérie Bozzi, l’enjeu de ce scrutin est clair : mettre un frein aux velléités indépendantistes des listes concurrentes : « La question qui se posera, c’est l’indépendance. L’autonomie est déjà affichée : une étape certainement vers plus… » assure t-elle. « Mais une autonomie pour en faire quoi ? Ça on ne vous le dit pas, jamais. Est-ce pour plus une politique plus sociale, plus libérale ? L’autonomie ce n’est qu’un outil » rappelle Valérie Bozzi.
Et d’enfoncer le clou. « Vous savez d’où ils viennent, vous savez où ils veulent aller, n’y allez pas avec eux ! Résistez, résistons tous ensemble ! » lance t-elle. « Il est encore temps, lundi il sera trop tard, ils partiront pour un mandat de sept ans pour préparer la suite. Ce dimanche, réveillez-vous, mobilisez-vous pour la Corse dans la République ! »

« Tout pour Bastia, rien pour Ajaccio »

Au tour de Xavier Lacombe, maire de Peri et conseiller à l’Assemblée de Corse. Et c’est in lingua nustrale qu’il prend la parole : « Parlu corsu ma ùn socu micca naziunalistu, è ùn saraghju mai naziunalistu ». Il fustige ensuite les divisions de leurs adversaires : « On a dénoncé la droite divisée, je vois que la famille nationaliste est totalement divisée. On assiste aujourd’hui à des querelles d’égos ». Pour Xavier Lacombe, ce sont les territoires qui devraient être au coeur du débat. « Cette ruralité dont on a tant parlé, mais qu’a t-on fait ? » interroge t-il. « Il faut que la Corse de l’intérieur vive ! » affirme le maire de Peri, qui considère aujourd’hui que « c’est tout pour Bastia, rien pour Ajaccio, tout pour la Haute-Corse, rien pour la Corse-du-Sud ».

Contre les « dérives » nationalistes

Enfin, c’est Laurent Marcangeli qui entre en scène. « Cette salle me donne envie de me battre jusqu’à la dernière minute et de ne rien lâcher » lance t-il au public. À son tour, il ne se cache pas pour railler les divisions du camp adverse. « Je me suis retrouvé seul à ne pas être nationaliste dans le cadre des débats. Enfin, quand on voit comme ils s’aiment… Ils passeront pas leurs vacances ensemble ». Avant de s’attaquer aux propositions, et au premier rang desquelles, l’autonomie.
 
« Est-ce qu’on a besoin de l’autonomie de plein droit et de plein exercice pour régler le problème des déchets ? Est-ce qu’on a besoin de l’autonomie de plein droit et de plein exercice pour s’équiper en matière d’énergie ? […] Commence déjà par travailler avant de demander autre chose ! Utilise tes compétences et les moyens qui te sont donnés plutôt que d’aller demander à Paris des compétences supplémentaires ! »
 
Comme Valérie Bozzi avant lui, Laurent Marcangeli prévient contre les « dérives » qui se préparent : « Je ne veux pas qu’on arrive à une situation de type Nouvelle-Calédonie. Je ne veux pas que mes enfants se retrouvent à choisir entre deux bulletins, un oui, un non ». Car pour le maire d’Ajaccio, « les masques tombent, la vraie motivation du président de l’Exécutif, c’est la séparation ». De la victoire de 2015 aux 60% du corps électoral qui vote aujourd’hui nationaliste, « l’opération a été rondement menée et nous n’avons rien vu venir ».

Pour un partage du pouvoir

Autre menace pour le maire d’Ajaccio, la volonté « hégémonique » de Gilles Simeoni. « Le président de l’Exécutif s’arroge tous les pouvoirs, commencez à lui dire niet ! » Lui, au contraire, assure qu’il relèvera le défi du partage des responsabilités, notamment en instaurant une présidence tournante de l’Assemblée de Corse.
 
« Il est encore possible de résister parce que nous sommes des résistants ! […] Aidez-nous à gagner ! Aidez-nous à inverser la tendance ! » plaide une dernière fois le candidat avant le scrutin de dimanche.















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