En 2023, Marianghjula Antonetti-Orsoni (2e en partant de la gauche) a obtenu le Prix de A Casa di a Puisia en catégorie langue corse.
« Pour ma maison d'édition Casa di Arena, cette nouvelle collection Piccula Casa va nous permettre de publier de la poésie bilingue en petit format tout au long de l'année, environ 4 recueils par an » explique Hélène Sanchez, responsable de la maison d’édition Casa di Arena basée à L’Île Rousse. 1er recueil, « Soli di Parigi, Soleils de Paris » signé Marianghjula Antonetti-Orsoni.
Longtemps enseignante, Marianghjula Antonetti-Orsoni a multiplié ses recherches et les rencontres autour de la langue corse et de la poésie. Ses centres d'intérêt divers touchent aussi bien le patrimoine et l'histoire que la flore insulaire. Originaire de Moltifau, elle a grandi à Paris auprès de ses parents tous deux moltifinchi. « À cette époque on parlait plus corse à Paris qu'en Corse » souligne notre poète. « La Corse a toujours été dans mon cœur. J'ai toujours eu la volonté de revenir au village chez ma grand-mère et j'ai toujours voulu enseigner. L'école a toujours été importante pour moi. Mon père, qui était employé au musée du Louvre, tenait à ce que je réussisse.»
Le retour en Corse
En 1981, à la réouverture de l'Université de Corse, elle y s'inscrit pour suivre un cursus d'Études Corses et obtient un DEA en ethnolinguistique sur « U Parlà di Moltifau » (le parler de Moltifau). Dans le cadre des universités d'été, elle participera aux ateliers d'écriture animés par Ghjacumu Thiers. Ce dernier l'encourage alors à écrire des poésies en corse. « J'ai toujours parlé corse à la maison mais je ne savais pas l'écrire. La langue était alors cantonnée à la famille, au village. Je n'ai jamais écrit de poésie en langue française. Dans les ateliers d'écriture, j'ai commencé à écrire en corse ».
Installée à Bastia où elle enseigna durant de longues années, elle participe encore aujourd’hui à plusieurs publications littéraires collectives comme Raconti, Rigiru, Cismonte, Parulle di donne (CCU) ou encore Terres de femmes, la revue numérique de poésie et de critique d'Angèle Paoli... Dans le droit fil de son travail de recherches sur la langue, Marianghjula Antonetti-Orsoni a aussi participé au « Nouvel Atlas Linguistique et Ethnographique de la Corse » tout en travaillant sur la flore insulaire (Flora Corsicana) avec Marcelle Conrad. On la retrouve également dans l'ouvrage « Arburi, arbe, arbigliule » avec Paul Simonpoli, un recueil de savoirs populaires sur les plantes sauvages en Corse édité par le Parc Naturel régional de la Corse.
En 2023, elle a obtenu le Prix de A Casa di a Puisia en catégorie langue corse.
Dans ce recueil de poésies, « Soli di Parigi- Soleils de Paris, la langue corse se glisse dans les ruelles de la capitale et au cœur de ses monuments les plus célèbres : Barbès, place Vendôme, Porte St Denis, Place de la République, Arc de Triomphe, Tour Eiffel, Sacré-Cœur, Opéra….. La poésie subtile et bilingue est agrémentée de belles illustrations de ces lieux. Une lecture merveilleuse, un moment délicieux, original, corse, à passer dans les rues de Paris.
Longtemps enseignante, Marianghjula Antonetti-Orsoni a multiplié ses recherches et les rencontres autour de la langue corse et de la poésie. Ses centres d'intérêt divers touchent aussi bien le patrimoine et l'histoire que la flore insulaire. Originaire de Moltifau, elle a grandi à Paris auprès de ses parents tous deux moltifinchi. « À cette époque on parlait plus corse à Paris qu'en Corse » souligne notre poète. « La Corse a toujours été dans mon cœur. J'ai toujours eu la volonté de revenir au village chez ma grand-mère et j'ai toujours voulu enseigner. L'école a toujours été importante pour moi. Mon père, qui était employé au musée du Louvre, tenait à ce que je réussisse.»
Le retour en Corse
En 1981, à la réouverture de l'Université de Corse, elle y s'inscrit pour suivre un cursus d'Études Corses et obtient un DEA en ethnolinguistique sur « U Parlà di Moltifau » (le parler de Moltifau). Dans le cadre des universités d'été, elle participera aux ateliers d'écriture animés par Ghjacumu Thiers. Ce dernier l'encourage alors à écrire des poésies en corse. « J'ai toujours parlé corse à la maison mais je ne savais pas l'écrire. La langue était alors cantonnée à la famille, au village. Je n'ai jamais écrit de poésie en langue française. Dans les ateliers d'écriture, j'ai commencé à écrire en corse ».
Installée à Bastia où elle enseigna durant de longues années, elle participe encore aujourd’hui à plusieurs publications littéraires collectives comme Raconti, Rigiru, Cismonte, Parulle di donne (CCU) ou encore Terres de femmes, la revue numérique de poésie et de critique d'Angèle Paoli... Dans le droit fil de son travail de recherches sur la langue, Marianghjula Antonetti-Orsoni a aussi participé au « Nouvel Atlas Linguistique et Ethnographique de la Corse » tout en travaillant sur la flore insulaire (Flora Corsicana) avec Marcelle Conrad. On la retrouve également dans l'ouvrage « Arburi, arbe, arbigliule » avec Paul Simonpoli, un recueil de savoirs populaires sur les plantes sauvages en Corse édité par le Parc Naturel régional de la Corse.
En 2023, elle a obtenu le Prix de A Casa di a Puisia en catégorie langue corse.
Dans ce recueil de poésies, « Soli di Parigi- Soleils de Paris, la langue corse se glisse dans les ruelles de la capitale et au cœur de ses monuments les plus célèbres : Barbès, place Vendôme, Porte St Denis, Place de la République, Arc de Triomphe, Tour Eiffel, Sacré-Cœur, Opéra….. La poésie subtile et bilingue est agrémentée de belles illustrations de ces lieux. Une lecture merveilleuse, un moment délicieux, original, corse, à passer dans les rues de Paris.
Extrait
« Soli di Parigi- Soleils de Paris, la langue corse se glisse dans les ruelles de la capitale et au cœur de ses monuments.
« Champs Elysées
« Carrughju largu
Cum’è una piana di luminelli
Vitture chi fallanu à fiumara
È si svaniscenu
Sottu à u sguardu di u suldatu.
Avenue généreuse
Comme un champ d’asphodèles
Défilé de voitures
Qui disparaissent
Sous le regard du soldat. »
« Carrughju largu
Cum’è una piana di luminelli
Vitture chi fallanu à fiumara
È si svaniscenu
Sottu à u sguardu di u suldatu.
Avenue généreuse
Comme un champ d’asphodèles
Défilé de voitures
Qui disparaissent
Sous le regard du soldat. »








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