Cette édition du festival Des Courts en hiver sera consacrée au grand poète provençal, René Char.
C’était son ami, Albert Camus, qui en parlait le mieux : « Poète de la révolte et de la liberté, il n’a jamais accepté la complaisance, ni confondu, selon son expression, la révolte avec l’humeur […] Sans l’avoir voulu, et seulement pour n’avoir rien refusé de son temps, Char fait plus alors que nous exprimer : il est aussi le poète de nos lendemains. »
Et ces lendemains, il a contribué à les faire chanter, lui qui prit une part active dans la Résistance, sur le terrain, en prenant le commandement d’un réseau provençal. Résister, pour René Char, n’était pas seulement combattre l’ennemi visible, c’était surtout s’opposer à l’effondrement du sens. De cette expérience naquit une poésie tendue, sobre et brûlante, et toute sa vie fut à l’avenant : résistance aux modes, aux courants (qu’ils soient politiques ou poétiques) et aux fausses valeurs.
En 1967, le cinéaste Michel Soutter filme René Char chez lui. Cette rencontre sera projetée durant le festival, à la cinémathèque porto-vecchiaise, le 31 janvier. De même qu’un documentaire de Jérôme Prieur, qui revient sur les années de Résistance du poète français.
Un hommage à Jean-François Agostini
« Quoi de plus naturel, quoi de plus normal, au fond, que rendre hommage à Jean-François Agostini dans le contexte d’une manifestation dont la programmation sera dédiée, en grande partie, à René Char ? », interrogent la Collectivité de Corse et l’association Cinémotion, qui organisent conjointement le festival. Originaire de Zonza, Jean-François Agostini est décédé en octobre 2024. Ses amis poètes Stefanu Cesari et Antoine Graziani viendront participer à l’hommage qui lui sera rendu, ce mercredi 28 janvier. Stefanu Cesari lira des poèmes en langue corse, issus de l’ultime ouvrage de Jean-François Agostini, Dernières lueurs avant Rome. Antoine Graziani évoquera, lui, le style poétique du Zonzais.
Si elle interroge sur ce parallèle entre René Char et Jean-François Agostini, l’organisation du festival apporte des réponses : « Il y a des traces de René Char dans la poésie de Jean-François. Non pas traces d’imitation qui montreraient maladroitement sa déférence à l’égard d’un poète qu’il a beaucoup admiré, mais plutôt traces d’un souci commun, constant, de révéler la beauté dans ce qui nous entoure : la Sorgue, la nature provençale, le Ventoux pour René Char. Une presqu’île, la plage, ses ciels et les êtres qui la parcourent, l’ensemble formant territoire pour Jean-François qu’en poète photographe il n’a jamais cessé de contempler. » Ces photos de Jean-François Agostini seront exposées durant le festival, dans l’espace d’accueil de la cinémathèque.
Dix films en compétition
La poésie prendra toute sa place durant ces quatre jours de festival, mais le cinéma aussi, avec la projection de dix courts-métrages en compétition, sur deux soirées, la première à la cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio et la seconde à l’espace Saint-Jacques de Bonifacio. En clôture, sera présenté Si je meurs je viendrai vous le dire, le film très personnel de Jérémy Alberti. Le jeune cinéaste corse y filme sa grand-mère, âgée de 95 ans, chez elle à Moncale.
Et ces lendemains, il a contribué à les faire chanter, lui qui prit une part active dans la Résistance, sur le terrain, en prenant le commandement d’un réseau provençal. Résister, pour René Char, n’était pas seulement combattre l’ennemi visible, c’était surtout s’opposer à l’effondrement du sens. De cette expérience naquit une poésie tendue, sobre et brûlante, et toute sa vie fut à l’avenant : résistance aux modes, aux courants (qu’ils soient politiques ou poétiques) et aux fausses valeurs.
En 1967, le cinéaste Michel Soutter filme René Char chez lui. Cette rencontre sera projetée durant le festival, à la cinémathèque porto-vecchiaise, le 31 janvier. De même qu’un documentaire de Jérôme Prieur, qui revient sur les années de Résistance du poète français.
Un hommage à Jean-François Agostini
« Quoi de plus naturel, quoi de plus normal, au fond, que rendre hommage à Jean-François Agostini dans le contexte d’une manifestation dont la programmation sera dédiée, en grande partie, à René Char ? », interrogent la Collectivité de Corse et l’association Cinémotion, qui organisent conjointement le festival. Originaire de Zonza, Jean-François Agostini est décédé en octobre 2024. Ses amis poètes Stefanu Cesari et Antoine Graziani viendront participer à l’hommage qui lui sera rendu, ce mercredi 28 janvier. Stefanu Cesari lira des poèmes en langue corse, issus de l’ultime ouvrage de Jean-François Agostini, Dernières lueurs avant Rome. Antoine Graziani évoquera, lui, le style poétique du Zonzais.
Si elle interroge sur ce parallèle entre René Char et Jean-François Agostini, l’organisation du festival apporte des réponses : « Il y a des traces de René Char dans la poésie de Jean-François. Non pas traces d’imitation qui montreraient maladroitement sa déférence à l’égard d’un poète qu’il a beaucoup admiré, mais plutôt traces d’un souci commun, constant, de révéler la beauté dans ce qui nous entoure : la Sorgue, la nature provençale, le Ventoux pour René Char. Une presqu’île, la plage, ses ciels et les êtres qui la parcourent, l’ensemble formant territoire pour Jean-François qu’en poète photographe il n’a jamais cessé de contempler. » Ces photos de Jean-François Agostini seront exposées durant le festival, dans l’espace d’accueil de la cinémathèque.
Dix films en compétition
La poésie prendra toute sa place durant ces quatre jours de festival, mais le cinéma aussi, avec la projection de dix courts-métrages en compétition, sur deux soirées, la première à la cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio et la seconde à l’espace Saint-Jacques de Bonifacio. En clôture, sera présenté Si je meurs je viendrai vous le dire, le film très personnel de Jérémy Alberti. Le jeune cinéaste corse y filme sa grand-mère, âgée de 95 ans, chez elle à Moncale.
Le programme
Mercredi 28 janvier, cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio.
- 19 h 30 : hommage à Jean-François Agostini, en présence d’Antoine Graziani et Stefanu Cesari. Entrée libre.
- 20 h 30 : buffet.
Jeudi 29 janvier, cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio :
- 19 h : lecture/performance des Salt’in Bocca.
- 20 h : buffet.
- 21 h : première soirée de courts-métrages (entrée 10€ et 8€ tarif réduit) :
Wonderwall, de Roisin Burns ;
Dammen, de Grégoire Graesslin ;
A vol d’oiseau, de Clara Lacombe ;
L’mina, de Randa Maloufi ;
I’m glad you’re dead now, de Tawfeek Barhom.
Vendredi 30 janvier, espace Saint-Jacques à Bonifacio :
- 19 h : une rencontre autour de la poésie contemporaine avec Anne Malaprade et François Heusbourg, animée par Jean-Louis Giovannoni.
- 20 h : buffet.
- 21 h : 2e soirée de courts-métrages (entrée 10€ et 8€ tarif réduit) :
La Maison-Poème, d’Hélène Bougy ;
Silent Panorama, de Nicolas Piret ;
Big Boys don’t cry, d’Arnaud Delmarle ;
Sette minuti, d’Alessia Bottone ;
L’Automne, de Sylvain Pioutaz.
Samedi 31 janvier, cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio :
- 11 h : Un siècle d’écrivains, René Char, Marie-Claude Char, Jacques Malaterre (50 min).
- 14 h : Rencontre avec René Char, par Michel Soutter (23 min).
- 14 h 45 : Si nous habitons un Eclair, par Louise Chevillotte (1 h 17), suivi d’une discussion avec la réalisatrice.
- 17 h : pause café.
- 17 h 30 : René Char, nom de guerre Alexandre, par Jérôme Prieur (1 h 01).
- 18 h 30 : Toute la place est pour la beauté, une conférence de l’universitaire Corinne Bayle-Goureau sur René Char.
- 19 h 30 : buffet.
- 20 h 30 : palmarès et projection du film de clôture Si je meurs je viendrai vous le dire, de Jérémy Alberti (51 min).
Mercredi 28 janvier, cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio.
- 19 h 30 : hommage à Jean-François Agostini, en présence d’Antoine Graziani et Stefanu Cesari. Entrée libre.
- 20 h 30 : buffet.
Jeudi 29 janvier, cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio :
- 19 h : lecture/performance des Salt’in Bocca.
- 20 h : buffet.
- 21 h : première soirée de courts-métrages (entrée 10€ et 8€ tarif réduit) :
Wonderwall, de Roisin Burns ;
Dammen, de Grégoire Graesslin ;
A vol d’oiseau, de Clara Lacombe ;
L’mina, de Randa Maloufi ;
I’m glad you’re dead now, de Tawfeek Barhom.
Vendredi 30 janvier, espace Saint-Jacques à Bonifacio :
- 19 h : une rencontre autour de la poésie contemporaine avec Anne Malaprade et François Heusbourg, animée par Jean-Louis Giovannoni.
- 20 h : buffet.
- 21 h : 2e soirée de courts-métrages (entrée 10€ et 8€ tarif réduit) :
La Maison-Poème, d’Hélène Bougy ;
Silent Panorama, de Nicolas Piret ;
Big Boys don’t cry, d’Arnaud Delmarle ;
Sette minuti, d’Alessia Bottone ;
L’Automne, de Sylvain Pioutaz.
Samedi 31 janvier, cinémathèque de Corse à Porto-Vecchio :
- 11 h : Un siècle d’écrivains, René Char, Marie-Claude Char, Jacques Malaterre (50 min).
- 14 h : Rencontre avec René Char, par Michel Soutter (23 min).
- 14 h 45 : Si nous habitons un Eclair, par Louise Chevillotte (1 h 17), suivi d’une discussion avec la réalisatrice.
- 17 h : pause café.
- 17 h 30 : René Char, nom de guerre Alexandre, par Jérôme Prieur (1 h 01).
- 18 h 30 : Toute la place est pour la beauté, une conférence de l’universitaire Corinne Bayle-Goureau sur René Char.
- 19 h 30 : buffet.
- 20 h 30 : palmarès et projection du film de clôture Si je meurs je viendrai vous le dire, de Jérémy Alberti (51 min).
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