C’est une première en Corse. En septembre prochain, une formation permettant aux jeunes de 18 à 35 ans de devenir policiers adjoints va ouvrir à Ajaccio. Ce projet porté par la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Corse-du-Sud a pour objectif d’accueillir une première promotion de huit élèves pendant quatre mois. Il a été mis en place pour répondre à plusieurs objectifs. « D'abord, cela est lié au fait que nous avons des difficultés d'attractivité. Nous manquons de personnel et avons des difficultés à pourvoir les postes au sein de la police », explique Frédéric Martinez, le directeur interdépartemental de la police nationale de Corse-du-Sud. « À côté de cela, je me suis rendu compte qu'on avait pas mal de jeunes qui avaient du potentiel et étaient sans emploi à l'issue de leur scolarité en Corse. Et donc l'idée, c'est d'essayer de faire se rencontrer la police et la jeunesse, en leur offrant la possibilité d'être recrutés et formés sur place, pour ensuite pouvoir travailler sur Ajaccio ».
Cette formation qui se déroulera sur le site du service départemental du recrutement et de la formation de la police nationale, situé dans le secteur de l’aéroport, alternera entre enseignements théoriques et formation pratique. « Il y aura de la déontologie policière, les règles élémentaires de bon fonctionnement de la police nationale, le rapport à l'autre, mais aussi de la formation plus pratique sur les gestes techniques d'intervention, sa maîtrise, son positionnement, ou encore l'usage des armes. C’est vraiment quelque chose d’assez complet, qui a vocation à former les futurs policiers », détaille Frédéric Martinez en indiquant qu’à l’issue de ces quatre mois de formation, les policiers adjoints pourront exercer différentes missions. « Ils seront capables de tout faire : travailler au sein du commissariat pour assurer l'accueil des personnes qui s'y présentent, les orienter, mais aussi évoluer sur la voie publique pour la sécuriser, procéder à des contrôles routiers, ou interpeller les auteurs d'infractions ».
Une fois formées, les jeunes recrues seront affectés soit au commissariat d’Ajaccio, soit au sein de la police aux frontières de Corse-du-Sud, principalement à l’aéroport. Les policiers adjoints signeront alors un contrat de trois ans, renouvelable une fois, pour une rémunération de 1 528 euros nets par mois. Une première expérience qui pourra également leur permettre d’intégrer ensuite la police nationale comme gardien de la paix. « Il existe un concours interne où les épreuves sont aménagées pour les policiers adjoints. Et il y a un très bon taux de réussite général des jeunes qui se lancent dans le concours, qui intègrent quasiment tous les écoles de gardiens de la paix », souligne Frédéric Martinez.
Avec cette formation ouverte sans condition de diplôme, la DIPN souhaite de recruter localement. « Notre cœur de cible, ce sont des jeunes du golfe d’Ajaccio qui puissent rentrer chez eux lors de la formation », indique le directeur interdépartemental de la police nationale de Corse-du-Sud, en rappelant que jusqu’à présent, les policiers adjoints étaient formés directement dans les écoles de police. « Sur la volonté du directeur général de la police nationale, nous avons monté des projets sur les territoires ». Un changement de modèle que Frédéric Martinez a déjà pu expérimenter en Guyane. « Le concours de cette année a attiré 200 candidats. C'est quelque chose qui séduit les jeunes », se félicite-t-il en notant que l’objectif de ces formations locales est aussi de rapprocher la police de la population. « C'est toujours plus facile quand on est l'enfant du pays de faire la police que quand on est quelqu'un qui arrive du continent. Je pense que ce sera une plus-value pour nos interventions, pour l'apaisement des situations et pour la connaissance de la sociologie en Corse ».
Avant d’espérer intégrer la formation, les candidats devront passer plusieurs épreuves. « Pour le volet sportif, il y a de la motricité et un test de lutte léger. C’est souvent là où les candidats échouent car il faut arriver au palier 4. Il faut donc s'entraîner à passer cette épreuve. Les épreuves écrites porteront pour leur part sur de la culture générale et des études de cas. Pour les candidats présélectionnés, il y aura ensuite un oral, quelques jours après les premières épreuves », détaille Frédéric Martinez
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 13 mars. La DIPN espère attirer entre 30 et 40 candidats pour cette première session. « L'objectif ensuite, c'est qu'on ouvre une formation par an avec huit jeunes à chaque session. Et si on transforme l'essai et qu'on nous demande de recruter pour l'intégralité du territoire en Corse, il nous faudra évidemment des moyens supplémentaires. Cela peut être un beau projet que d'avoir un centre régional de formation à Ajaccio », glisse encore Frédéric Martinez.
Cette formation qui se déroulera sur le site du service départemental du recrutement et de la formation de la police nationale, situé dans le secteur de l’aéroport, alternera entre enseignements théoriques et formation pratique. « Il y aura de la déontologie policière, les règles élémentaires de bon fonctionnement de la police nationale, le rapport à l'autre, mais aussi de la formation plus pratique sur les gestes techniques d'intervention, sa maîtrise, son positionnement, ou encore l'usage des armes. C’est vraiment quelque chose d’assez complet, qui a vocation à former les futurs policiers », détaille Frédéric Martinez en indiquant qu’à l’issue de ces quatre mois de formation, les policiers adjoints pourront exercer différentes missions. « Ils seront capables de tout faire : travailler au sein du commissariat pour assurer l'accueil des personnes qui s'y présentent, les orienter, mais aussi évoluer sur la voie publique pour la sécuriser, procéder à des contrôles routiers, ou interpeller les auteurs d'infractions ».
Une fois formées, les jeunes recrues seront affectés soit au commissariat d’Ajaccio, soit au sein de la police aux frontières de Corse-du-Sud, principalement à l’aéroport. Les policiers adjoints signeront alors un contrat de trois ans, renouvelable une fois, pour une rémunération de 1 528 euros nets par mois. Une première expérience qui pourra également leur permettre d’intégrer ensuite la police nationale comme gardien de la paix. « Il existe un concours interne où les épreuves sont aménagées pour les policiers adjoints. Et il y a un très bon taux de réussite général des jeunes qui se lancent dans le concours, qui intègrent quasiment tous les écoles de gardiens de la paix », souligne Frédéric Martinez.
Avec cette formation ouverte sans condition de diplôme, la DIPN souhaite de recruter localement. « Notre cœur de cible, ce sont des jeunes du golfe d’Ajaccio qui puissent rentrer chez eux lors de la formation », indique le directeur interdépartemental de la police nationale de Corse-du-Sud, en rappelant que jusqu’à présent, les policiers adjoints étaient formés directement dans les écoles de police. « Sur la volonté du directeur général de la police nationale, nous avons monté des projets sur les territoires ». Un changement de modèle que Frédéric Martinez a déjà pu expérimenter en Guyane. « Le concours de cette année a attiré 200 candidats. C'est quelque chose qui séduit les jeunes », se félicite-t-il en notant que l’objectif de ces formations locales est aussi de rapprocher la police de la population. « C'est toujours plus facile quand on est l'enfant du pays de faire la police que quand on est quelqu'un qui arrive du continent. Je pense que ce sera une plus-value pour nos interventions, pour l'apaisement des situations et pour la connaissance de la sociologie en Corse ».
Avant d’espérer intégrer la formation, les candidats devront passer plusieurs épreuves. « Pour le volet sportif, il y a de la motricité et un test de lutte léger. C’est souvent là où les candidats échouent car il faut arriver au palier 4. Il faut donc s'entraîner à passer cette épreuve. Les épreuves écrites porteront pour leur part sur de la culture générale et des études de cas. Pour les candidats présélectionnés, il y aura ensuite un oral, quelques jours après les premières épreuves », détaille Frédéric Martinez
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 13 mars. La DIPN espère attirer entre 30 et 40 candidats pour cette première session. « L'objectif ensuite, c'est qu'on ouvre une formation par an avec huit jeunes à chaque session. Et si on transforme l'essai et qu'on nous demande de recruter pour l'intégralité du territoire en Corse, il nous faudra évidemment des moyens supplémentaires. Cela peut être un beau projet que d'avoir un centre régional de formation à Ajaccio », glisse encore Frédéric Martinez.
Dates clefs
- Clôture des inscriptions : 13 mars 2026
- Épreuves sportives et écrites : 9 et 10 avril 2026
- Épreuve orale : 29 avril 2026
- Résultats courant mai 2026
- Formation : du 7 septembre au 27 décembre 2026
Pour en savoir plus et télécharger le formulaire de candidature, flashez le QR Code figurant sur l’affiche ci-dessous
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