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Paris : "Satisfaction prudente" pour J.M Mondoloni et "Peu à attendre" pour Core in Fronte


Rédigé par le Mardi 13 Mars 2018 à 22:06 | Modifié le Mercredi 14 Mars 2018 - 00:17


Les réunions qui se sont tenues, lundi, à Paris concernant l'inscription de la Corse dans la Constitution. ont suscité les réactions suivantes de Jean-Martin Mondoloni, président du groupe "Pe l'Avvene" à l'assemblée de Corse et de "Core in Fronte"


Paris :  "Satisfaction prudente" pour J.M Mondoloni et "Peu à attendre" pour Core in Fronte
La réunion qui s’est tenue à Matignon concernant l’inscription de la Corse dans la Constitution semble confirmer ce qui a été annoncé le matin même par Mme la Ministre Jacqueline Gourault.
Dans l’attente d’une rédaction finale, nous prenons acte avec une satisfaction prudente des annonces qui valident les termes de la proposition équilibrée que nous avons défendue lors de la session du 08 mars, à savoir :
- Un article spécifique consacré à la Corse, ce qui constitue une avancée inédite et originale
- La motivation expressément mentionnée dans la Constitution des caractéristiques géophysiques fondant nos particularités,
- Une loi organique déclinant la mise en œuvre opérationnelle de la procédure d’adaptation des lois.

 

Sur ce dernier point, nous continuons inlassablement à défendre l’opérationnalité du statut de 2002 avec ce que l’on appelle communément une habilitation au cas par cas. Notre projet de rédaction d’article propose que l’habilitation se fasse « par dérogation à l’article 21 de la Constitution », offrant ainsi un socle constitutionnel au pouvoir d’adaptation et la possibilité de contourner l’article qui constituait jusqu’alors le point de blocage à l’opérationnalité du dispositif de 2002.

 

Par ailleurs le gouvernement acte une inscription dans l’environnement de l’article 72. C’est une position que notre groupe a toujours défendu, en opposition avec la majorité territoriale qui souhaite produire des textes quasi-législatifs , autrement dit tendre vers l’esprit de l’article 74. Faire rentrer du jus de 74 dans un flacon de 72 relève en ce sens d’un artifice grossier.

 

Enfin, nous accueillons avec satisfaction la volonté du Premier Ministre à travers des visites ministérielles programmmés , de mettre le gouvernement au service de notre île et des préoccupations quotidiennes des Corses. Nous saurons, le moment venu, à la fois apporter notre contribution et démontrer que l’avenir social et économique de la Corse ne peut dépendre exclusivement d’une révision constitutionnelle.


Core in fronte : "il y a peu, ou rien, à attendre de l’Etat"

L’échec relatif de la rencontre entre le 1er Ministre et les élus corses conforte l’opinion publique, insulaire en générale et nationaliste en particulier, qu’il y a peu ou rien à attendre de l’Etat.  

Pourtant, au vu des enjeux politiques actuels, aucun des deux camps, à Paris comme à Aiacciu, ne peut se satisfaire d’une réformette constitutionnelle, et notamment la majorité territoriale qui ne peut se contenter, avec 57% des votes aux dernières élections, de présenter un projet d’article à minima pour ne pas froisser Paris, et qui ne peut, en aucun cas, être présenté comme un statut d’autonomie.

La Corse n’a que faire des visites annoncées, dans les prochains jours, d’une dizaine de ministres aux discours creux. Elle doit, au contraire, signifier ses droits et sa volonté d’émancipation réelle en occupant le terrain de la lutte populaire.

Dans la convergence la plus large, nous appelons toutes les forces à lutter ensemble tant que perdurera en Corse une forme d’occupation, d’oppression, de domination et d’exploitation, afin de construire une nation libre, moderne, juste et solidaire.
Il nous faut arracher au Gouvernement des pans entiers de souveraineté, dans les domaines législatifs, fiscaux, éducatifs, agricoles, sanitaires, énergétiques et autres pour avancer, par étapes, vers la liberté à travers un statut d'autonomie pleine et entière en 2022 prélude à un référendum d'autodétermination sur l'indépendance en 2032.

Nous invitons tous les nationalistes à organiser au plus vite une véritable plateforme revendicative commune, afin d’inventer ensemble notre projet sociétal et social pour ainsi construire la base de notre totale émancipation : Da Per Noi.




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