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PCF-Front de Gauche de Bastia : Haro sur la majorité municipale et communautaire


Rédigé par le Mercredi 22 Avril 2015 à 16:42 | Modifié le Mercredi 22 Avril 2015 - 16:53


Dans un communiqué le PCF-Front de Gauche de Bastia dresse une photo impitoyable des majorités municipale et communautaire.


Les familles paieront la facture de l'austérité 
Les déchirements de la majorité municipale bastiaise feraient presque oublier que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères a été augmentée de 25 %. En moyenne, chaque habitant paiera 115 euros par an, chaque foyer 212 euros. Certes, le budget amendé par les maires et la protestation portée par les communistes ont réduit cette hausse. Mais, ce conseil de la Cab, pollué par une guerre de clans, a écarté le débat sur la politique d'austérité qui, entre 2014 et 2015, réduit les recettes de 3 millions d'euros. L'augmentation de la taxe compense la baisse des dotations de l’État cette année. Seuls, les élus de l'opposition ont voté contre. Il était possible d'épargner les familles par une plus grande justice fiscale entre les ménages et le secteur économique (administrations, entreprises, commerces) qui contribue comme des usagers ordinaires alors qu'il produit, par unité, plus de déchets. Au prochain budget, l'équité doit être rétablie. Face à la politique d'austérité, la justice sociale est plus urgente que jamais.

 
La majorité municipale, c'est "Dallas" 
Le conseil communautaire a dressé l'acte de décès de la majorité municipale bastiaise. L'alliance de mars 2014 entre Gilles Simeoni, François Tatti et Jean-Louis Milani a tenu le temps du partage. Aujourd'hui, l'ambiance de cette majorité ressemble à l'univers impitoyable de "Dallas", la série télévisée américaine. Elle offre aux bastiais et à la Corse, un feuilleton dont chaque épisode révèle les coups bas et les trahisons. Mercredi 15 avril, le conseil communautaire a pris l'allure d'une journée des "longs couteaux". Même l'alliée de la première heure, Emmanuelle De Gentili, y alla de son coup de poignard politique. Comme César à Brutus, François Tatti aurait pu dire "Tu quoque, fili" (Toi aussi, mon fils!). Cruelle ironie de l'histoire !

 

La liberté d'expression menacée
Ce fut la curée, jusqu'à l’écœurement. L'image de la politique en a pris un coup. Quant à la démocratie, elle est bafouée à chaque séance du conseil municipal et du conseil communautaire. Depuis quelques semaines, les conseillers de l'opposition sont hués, insultés par les "simeonistes" présents dans le public, avec la passivité complice du maire. Les nationalistes dits "modérés" le sont de moins en moins. Mercredi, un élu d' "Inseme per Bastia" (qui ne siège pas au conseil communautaire) s'est adressé à un élu communiste en lui disant sur un ton menaçant: "Je t'interdis de parler du stade de Furiani!" Un palier vient d'être franchi qui doit inquiéter tous les démocrates: après avoir menti, après s'être débarrassés sans scrupules de leur principal allié, ils tentent de bâillonner l'opposition.

 
Les Bastiais humiliés 
Les bastiaises et les bastiais qui n'avaient pas voté pour cette majorité ne sont pas surpris par la tournure des événements. Ils ne s'en réjouissent pas : c'est l'image de leur ville qui est ternie. Celles et ceux qui avaient mis leur confiance dans cette alliance contre nature se sentent floués, trahis. On leur avait promis une autre manière de faire de la politique : quelle amère désillusion. Tous, quel que soit leur vote, peuvent s’estimer humiliés.

 
Dis moi qui t'a fait maire                          
Gilles Simeoni tente de faire croire que la majorité existe encore dans toutes ses composantes : nationaliste, droite, gauche. Mais sans François Tatti, il n'occuperait pas le fauteuil de maire. Sans François Tatti, le "libéral" Jean-Louis Milani, en faisant moins de 10 %, n'aurait pas pu se maintenir au second tour. Sans François Tatti, la socialiste Emmanuelle De Gentili, donnée à 3% par les sondages, n'aurait même pas fait une liste. D'ailleurs François Tatti n'a-t-il pas déclaré sur une radio, in "lingua nustrale": "je les ai mis au pouvoir". La majorité arithmétique de Gilles Simeoni n'a aucune fondation politique. C'est une parodie de majorité.


La parole aux Bastiais                                   
Une telle situation ne peut durer cinq longues années sans dommages pour Bastia. Il appartient aux bastiais de sortir leur ville de la crise politique et morale où l'ont plongée ceux qui se sont fait élire en les trompant. Pour s'occuper de l'avenir de Bastia, pour combattre l'austérité, il faut une nouvelle équipe municipale, incontestable, unie par la justice sociale et les seuls intérêts de ses habitants.




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