À quatre jours du scrutin, François Filoni a choisi un format volontairement sobre pour sa fin de campagne du premier tour. Pas de meeting spectaculaire, mais un rendez-vous avec la presse, en compagnie des têtes de gondoles RN, UDR et Mossa Palatina, de la liste « Gagner pour Ajaccio » pour détailler certaines propositions jugées insuffisamment abordées dans la campagne : « Notre objectif est d’aller jusqu’au bout dans la présentation de nos propositions et surtout de continuer une campagne de proximité », a expliqué le candidat de la liste Gagner pour Ajaccio. Selon lui, la priorité a été donnée au contact direct avec les électeurs. « Nous avons rencontré les Ajacciens sur le terrain, dans les quartiers, auprès des commerçants et des salariés. Cette démarche nous a semblé plus utile qu’un grand meeting. »
Avec trois grands sujets évoqués : l’urbanisme, les déplacements et la gestion des déchets. Pour Me Alexandre-Guillaume Tollinchi, chargé d’évoquer la question de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme intercommunal, l’enjeu est d’abord identitaire. « Ajaccio n’est pas une ville comme les autres. C’est une ville méditerranéenne, ouverte sur la mer, porteuse d’une histoire et d’une identité. L’urbanisme doit respecter cette singularité et redevenir un outil au service d’une vision globale », estime l’avocat ajaccien.
Selon lui, la capitale de la Corse-du-Sud souffre aujourd’hui d’un manque de cohérence dans son développement. « Pendant des années, les décisions ont été prises dans l’urgence, sans véritable projet d’ensemble. On a construit sans penser aux équilibres de la ville, sans penser aux espaces publics ni à la qualité de vie. ». L’avocat pointe ainsi une fracture territoriale et sociale entre les différents quartiers. « Il ne faut pas opposer le centre-ville, les Sanguinaires, Saint-Jean ou les quartiers populaires. La priorité est de reconnecter ces territoires entre eux et de recréer un véritable tissu urbain. »
« Aujourd’hui, tout se concentre sur Ajaccio, alors que le foncier y est rare »
Dans cette perspective, le numéro 3 de la liste évoque une nouvelle doctrine urbanistique, plus respectueuse de l’environnement et du cadre de vie. « L’urbanisme doit retrouver une forme d’humilité. Il doit préserver l’âme de la ville et rompre avec la logique du béton des années 60 et 70 qui a fragmenté les quartiers et oublié les commerces de proximité. »
François Filoni et ses colistiers militent ainsi pour la mise en place d’un plan local d’urbanisme intercommunal permettrait de mieux répartir l’offre de logements sociaux sur l’ensemble du bassin de vie. « Aujourd’hui, tout se concentre sur Ajaccio, alors que le foncier y est rare. Une vision intercommunale permettrait de construire des logements à taille humaine et de mieux équilibrer le territoire. »
Pour le candidat RN, urbanisme et mobilité sont d’ailleurs indissociables, et détaille alors sa vision d’un nouveau plan de déplacements urbains. « On ne peut pas parler de densification du centre-ville sans régler la question des déplacements et du stationnement ». Parmi les projets évoqués figurent la réalisation de nouvelles liaisons routières, notamment la connexion entre la Croix d’Alexandre et Saint-Jean, remettre en place le rond-point à Bodiccione, ou encore le contournement des Vignes, jugé indispensable pour fluidifier la circulation.
François Filoni souhaite également relancer plusieurs projets d’aménagement routier et revoir la politique de stationnement afin de favoriser l’accès au centre-ville. « Si l’on veut que les commerces vivent, il faut permettre aux Ajacciens de venir facilement en ville. On ne peut pas multiplier les parcmètres sans créer de nouvelles capacités de stationnement. » . La tête de liste a réitéré sa volonté de créer un parking au Casone et de relancer le projet, porté par l'ancien président de la CCI de Corse, aux "Phares et Balises".
Une SEM plutôt que la SPL pour les bus ajacciens
Le candidat propose également une réforme des transports publics, avec la création d’une société d’économie mixte (SEM) pour le réseau ajaccien, sans rogner sur les acquis sociaux des chauffeurs, et envisage et la gratuité des bus sur le territoire. Selon lui, cette mesure serait financièrement possible grâce à une réorganisation budgétaire et à une réduction de certains coûts administratifs. « La gratuité doit être un outil incitatif pour encourager les habitants à utiliser les transports collectifs », a-t-il expliqué, tout en plaidant pour un meilleur maillage du réseau et l’installation d’abris-bus dans les nombreux arrêts qui en sont encore dépourvus.
Troisième thème abordé : la gestion des déchets, que François Filoni considère comme « l’un des grands défis environnementaux de la Corse ». Le candidat rappelle que l’île enfouit aujourd’hui une grande partie de ses déchets, une situation qu’il juge intenable à long terme. « Aujourd’hui, 63 % des déchets envoyés à l’enfouissement sont en réalité recyclables ou valorisables. C’est à la fois un non-sens écologique et un coût considérable pour les collectivités », a-t-il affirmé. Pour y remédier, il défend la création d’un centre de tri (celui de Mezzana) permettant de valoriser davantage les déchets et de réduire les volumes envoyés dans les centres d’enfouissement. L’objectif, selon lui, serait également de faire baisser le coût de traitement des déchets et, à terme, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Le candidat évoque aussi la possibilité de produire du combustible solide de récupération (CSR) à partir des déchets non recyclables, tout en excluant la construction d’un incinérateur. « Il s’agit de trier, valoriser et réduire la pollution, tout en préservant notre environnement », a-t-il insisté. Pour y arriver, François Filoni plaide pour une approche partenariale avec les autres institutions, notamment la Collectivité de Corse et l’État. « La ville ne doit pas se comporter en adversaire des autres collectivités. Nous devons travailler ensemble pour faire avancer les dossiers. »
Selon lui, la capitale de la Corse-du-Sud souffre aujourd’hui d’un manque de cohérence dans son développement. « Pendant des années, les décisions ont été prises dans l’urgence, sans véritable projet d’ensemble. On a construit sans penser aux équilibres de la ville, sans penser aux espaces publics ni à la qualité de vie. ». L’avocat pointe ainsi une fracture territoriale et sociale entre les différents quartiers. « Il ne faut pas opposer le centre-ville, les Sanguinaires, Saint-Jean ou les quartiers populaires. La priorité est de reconnecter ces territoires entre eux et de recréer un véritable tissu urbain. »
« Aujourd’hui, tout se concentre sur Ajaccio, alors que le foncier y est rare »
Dans cette perspective, le numéro 3 de la liste évoque une nouvelle doctrine urbanistique, plus respectueuse de l’environnement et du cadre de vie. « L’urbanisme doit retrouver une forme d’humilité. Il doit préserver l’âme de la ville et rompre avec la logique du béton des années 60 et 70 qui a fragmenté les quartiers et oublié les commerces de proximité. »
François Filoni et ses colistiers militent ainsi pour la mise en place d’un plan local d’urbanisme intercommunal permettrait de mieux répartir l’offre de logements sociaux sur l’ensemble du bassin de vie. « Aujourd’hui, tout se concentre sur Ajaccio, alors que le foncier y est rare. Une vision intercommunale permettrait de construire des logements à taille humaine et de mieux équilibrer le territoire. »
Pour le candidat RN, urbanisme et mobilité sont d’ailleurs indissociables, et détaille alors sa vision d’un nouveau plan de déplacements urbains. « On ne peut pas parler de densification du centre-ville sans régler la question des déplacements et du stationnement ». Parmi les projets évoqués figurent la réalisation de nouvelles liaisons routières, notamment la connexion entre la Croix d’Alexandre et Saint-Jean, remettre en place le rond-point à Bodiccione, ou encore le contournement des Vignes, jugé indispensable pour fluidifier la circulation.
François Filoni souhaite également relancer plusieurs projets d’aménagement routier et revoir la politique de stationnement afin de favoriser l’accès au centre-ville. « Si l’on veut que les commerces vivent, il faut permettre aux Ajacciens de venir facilement en ville. On ne peut pas multiplier les parcmètres sans créer de nouvelles capacités de stationnement. » . La tête de liste a réitéré sa volonté de créer un parking au Casone et de relancer le projet, porté par l'ancien président de la CCI de Corse, aux "Phares et Balises".
Une SEM plutôt que la SPL pour les bus ajacciens
Le candidat propose également une réforme des transports publics, avec la création d’une société d’économie mixte (SEM) pour le réseau ajaccien, sans rogner sur les acquis sociaux des chauffeurs, et envisage et la gratuité des bus sur le territoire. Selon lui, cette mesure serait financièrement possible grâce à une réorganisation budgétaire et à une réduction de certains coûts administratifs. « La gratuité doit être un outil incitatif pour encourager les habitants à utiliser les transports collectifs », a-t-il expliqué, tout en plaidant pour un meilleur maillage du réseau et l’installation d’abris-bus dans les nombreux arrêts qui en sont encore dépourvus.
Troisième thème abordé : la gestion des déchets, que François Filoni considère comme « l’un des grands défis environnementaux de la Corse ». Le candidat rappelle que l’île enfouit aujourd’hui une grande partie de ses déchets, une situation qu’il juge intenable à long terme. « Aujourd’hui, 63 % des déchets envoyés à l’enfouissement sont en réalité recyclables ou valorisables. C’est à la fois un non-sens écologique et un coût considérable pour les collectivités », a-t-il affirmé. Pour y remédier, il défend la création d’un centre de tri (celui de Mezzana) permettant de valoriser davantage les déchets et de réduire les volumes envoyés dans les centres d’enfouissement. L’objectif, selon lui, serait également de faire baisser le coût de traitement des déchets et, à terme, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Le candidat évoque aussi la possibilité de produire du combustible solide de récupération (CSR) à partir des déchets non recyclables, tout en excluant la construction d’un incinérateur. « Il s’agit de trier, valoriser et réduire la pollution, tout en préservant notre environnement », a-t-il insisté. Pour y arriver, François Filoni plaide pour une approche partenariale avec les autres institutions, notamment la Collectivité de Corse et l’État. « La ville ne doit pas se comporter en adversaire des autres collectivités. Nous devons travailler ensemble pour faire avancer les dossiers. »
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