Première évidence : le conflit permanent n’est pas une loi naturelle. Dans le dessin, chacun garde sa place, sa différence, sans chercher à dominer l’autre. La nature compose, cohabite, ajuste. L’homme, lui, a fait de la politique un champ de bataille permanent, où le désaccord vaut disqualification et où l’adversaire devient ennemi.
Mais Battì va plus loin. Car ces rapprochements animaliers, presque absurdes, racontent aussi autre chose : la facilité avec laquelle la politique sait gommer les oppositions les plus virulentes quand l’intérêt l’exige. Ce qui était hier incompatible devient soudain fréquentable. Les lignes rouges s’effacent, les convictions se taisent, les anathèmes se rangent dans un tiroir le temps d’une alliance.
Ces unions « contre nature » ne reposent pas sur une vision commune, mais sur un calcul. Elles ne résolvent rien, elles suspendent. Les divergences demeurent, mais on feint de les oublier pour additionner des forces, gagner une élection ou conserver une position. Peu importe la cohérence, pourvu que l’attelage tienne jusqu’au prochain virage.
Le paradoxe est cruel. La politique échoue à organiser la coexistence durable des différences, mais excelle à les nier temporairement quand cela l’arrange. Trop conflictuelle pour dialoguer sincèrement, trop opportuniste pour rester fidèle à ses principes.
Battì ne moralise pas. Il observe. Et il montre une politique devenue à la fois incapable de vivre le désaccord et experte dans l’oubli de ses propres oppositions. Un monde où l’on s’affronte par réflexe et où l’on s’allie par intérêt. Pas très naturel, en effet.
Mais Battì va plus loin. Car ces rapprochements animaliers, presque absurdes, racontent aussi autre chose : la facilité avec laquelle la politique sait gommer les oppositions les plus virulentes quand l’intérêt l’exige. Ce qui était hier incompatible devient soudain fréquentable. Les lignes rouges s’effacent, les convictions se taisent, les anathèmes se rangent dans un tiroir le temps d’une alliance.
Ces unions « contre nature » ne reposent pas sur une vision commune, mais sur un calcul. Elles ne résolvent rien, elles suspendent. Les divergences demeurent, mais on feint de les oublier pour additionner des forces, gagner une élection ou conserver une position. Peu importe la cohérence, pourvu que l’attelage tienne jusqu’au prochain virage.
Le paradoxe est cruel. La politique échoue à organiser la coexistence durable des différences, mais excelle à les nier temporairement quand cela l’arrange. Trop conflictuelle pour dialoguer sincèrement, trop opportuniste pour rester fidèle à ses principes.
Battì ne moralise pas. Il observe. Et il montre une politique devenue à la fois incapable de vivre le désaccord et experte dans l’oubli de ses propres oppositions. Un monde où l’on s’affronte par réflexe et où l’on s’allie par intérêt. Pas très naturel, en effet.
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