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Lutte contre la pollution maritime en Corse ​: "nous allons dans le bon sens"

Thierry Duchesne, commissaire général à la préfecture maritime


Paul-Joseph Bouladoux le Vendredi 3 Décembre 2021 à 16:33

De passage à Bonifacio puis à Ajaccio pour l'installation d'une antenne de l’Institut Français de la Mer, l’adjoint au préfet maritime de Méditerranée, chargé de l’action de l’État en mer, Thierry Duchesne, revient pour CNI sur la pollution aux hydrocarbures qui a touché la Corse l’été dernier et détaille l’action de l’État pour préserver l'écosystème marin



Thierry Duchesne, commissaire général à la préfecture maritime
Thierry Duchesne, commissaire général à la préfecture maritime
- Quel est le rôle primordial du préfet maritime et quels sont les enjeux auxquels il doit faire face en Méditerranée ?
- Il est important de montrer toutes les mesures qui sont prises en faveur de la Corse notamment deux enjeux fondamentaux qui sont la sécurité maritime - éviter les accidents en mer - et la protection de l’environnement dans l’île qui est une mission extrêmement importante.  Il n’y avait pas de section corse à part entière, la préfecture maritime travaille beaucoup avec les Instituts de Sète et Toulon, on est très heureux d’ajouter un institut en Corse qui sera un relais des idées maritimes...


- Quel est l’enjeu majeur que vous identifiez pour la Corse ?
- Les enjeux primordiaux seront la sécurité maritime dans les détroits internationaux du canal de Corse et des Bouches de Bonifacio, la protection de l’île en termes de navire mais aussi la protection de l’environnement avec des aires marines protégées et la priorité qui reste les herbiers de posidonie... Mais une des problématiques principales est aussi la cohabitation entre les activités humaines et l’écologie. À ce niveau, le gros du travail consiste à définir les zones d’activité. Les problèmes de mouillage dont nous avons parlé ce jeudi à Bonifacio, avec les coffres d’amarrage dans la réserve naturelle des Bouches, en sont le meilleur exemple. De plus, il ne faut pas laisser les pratiques incompatibles avec la protection de la nature se développer. Ainsi il n’y a pas de courses offshore dans le sanctuaire Pelagos.


- De manière globale, où en est-on dans la lutte contre la pollution maritime ?
- Nous pouvons dire que nous allons dans le bon sens. La vague d’hydrocarbures que la Corse a connu en juin dernier ne doit pas l’occulter. D’ailleurs, le plus gros de la pollution a été repoussée avant d’atteindre les côtes. Ça a été une belle lutte. Mais surtout, ce genre de drame, autrefois courant, est devenu rare. En 2000, 40 affaires de ce genre passaient devant les tribunaux. Il n’y en a eu aucune en 2020.

- À quoi attribuez-vous ces résultats ?
- Tout d’abord à une meilleure surveillance aérienne avec des survols réguliers en avion. Dans le cadre de l’opération coordonnée OSCAR-MED, nous accentuons cette surveillance avec des vols d’hélicoptère 24 heures sur 24 sur une courte durée. Cette opération a lieu tous les ans. Ensuite, les phénomènes suspects peuvent être signalés grave satellite. Et pour conclure, notons que les sanctions prévues en cas de dégazage sont lourdes. Elles vont jusqu’à 15 millions euros d’amende et dix ans de prison.

- Les acteurs locaux ont-ils un rôle à jouer ?
- Bien sûr, mais dans la mesure de leurs moyens. Forcément, une municipalité n’a pas la même capacité que l’État. Mais à titre d’exemple, une dizaine de navires sont venus nous aider à lutter contre les nappes d’hydrocarbures l’été dernier.
 













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