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La costruzione della verità avec Orlando Forioso à Calvi le 5 fevrier


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Vendredi 3 Février 2017 à 10:08 | Modifié le Vendredi 3 Février 2017 - 19:28


Le dimanche 5 février à 18 heures, dans les locaux de la Poudrière, à la citadelle de Calvi, le Centre Culturel U Svegliu Calvese présente : "Au pays de la menterie - La vérité est une maladfie. La Construction de la Vérité #2. De la guerre en Irak à Trump, en passant par le burkini. Un One-man show (presque) de et avec Orlando Forioso, Thomas Bronzini et Eric Salvarelli ,qui chantent et jouent en live des chansons italiennes et américaines. Avec la participation-surprise des comédiens de « A Truppa ». Après le spectacle une discussion sera animée par Sampiero Sanguinetti.



“Post-vérité” est l’expression la plus importante de l’année 2016, pour les professeurs émérites d’Oxford.
Nous, à Calvi, nous le savions déjà depuis les années 2006/2007, sans même attendre les professeurs d’Oxford. Et nous n’avons pas attendu dix ans pour le dire !
Au milieu des années 2000, U Svegliu Calvese passe à l’attaque : “Il n’y a pas de théâtre à Calvi? Nous le construirons nous-mêmes”.
Et c’est ainsi que naît l’aventure d’un théâtre dans l’ancien magasin Weldom. Grâce à la générosité des propriétaires, madame et monsieur Rojek, nous avons réussi à redonner vie à un lieu abandonné, une “vie théâtrale”, bien entendu ! Quelles belles années ! L’expérience connaît un grand succès, et pendant une trop brève période, nous réussissons à donner aux Calvais, et aux autres, un espace dévolu au partage et au spectacle : théâtre, musique, spectacles pour enfants, rencontres, fêtes...
Mais, bientôt se présente l’alternative : soit on achète, soit on quitte les lieux. Nous tentons de lancer une souscription, mais nous devons nous rendre à l’évidence : nous n’avons ni les ressources, ni les compétences pour mener une opération immobilière. Fin de l’aventure ! Depuis lors, un immeuble est venu remplacer notre théâtre... Il est vrai que nous manquons d’immeuble à Calvi.
C’est pendant ces années-là qu’Orlando Forioso décide de remonter sur scène pour jouer, non pas une comédie comme toutes les autres, mais un spectacle de “théâtre citoyen” : c’est ainsi que naît la construction de la vérité


Le spectacle était construit sur la base des 100 questions que les parents des victimes des Tours Jumelles de New York avaient posées au gouvernement des Etats-Unis, et à son président George Bush Junior. On ne parlait pas de complots : il s’agissait d’essayer d’établir la “Vérité des faits”.
Evidemment, le spectacle était “orlandien” : rock, situations surréalistes, un show baroque, tout à la fois amusant et dramatique. A la fin, les doutes sur ce qui s’était passé le 11 septembre 2001, commençaient à faire leur chemin, et la vérité des faits s’éloignait peu à peu.
Nous voici aujourd’hui en 2017. Dimanche 5 février, à la Poudrière (le seul espace qui nous reste), Orlando revient avec un second épisode, dix ans plus tard (un peu comme Dumas avec les Quatre Mousquetaires).
Nous savons tous aujourd’hui, comment se sont passées les choses après l’attaque des Tours: l’émergence de la Politique de la Peur, la guerre en Irak, le grand chaos qui a suivi, la naissance du Califat et du nouveau terrorisme, les massacres en Syrie, les attentats en Europe, la promotion de l’identité pour se prémunir de “l’autre” , le racisme de quatre sous, le racisme authentique, l’”homme fort” qui avance… 
Mais ce que nous ne savons pas, c’est que tout ceci ne naît pas en Amérique, pas plus qu’en Irak, mais à Rome !
Oui, oui ! Vous avez bien entendu : nous nous trouvons dans cette situation-là, à cause d’un espion italien désargenté, d’une femme de ménage, d’une secrétaire curieuse, et d’un membre de l’ambassade du Niger, un peu trafiquant, qui, une nuit de Réveillon, à Rome, dans les années 2000, décident de monter le coup du siècle : vendre un mensonge, tenu pour vérité, aux services secrets du monde entier.
Puis le décor change : nous sommes au Niger, en compagnie d’un héroïque ambassadeur américain qui fait du surf, une espionne de la CIA (qui se révèlera être la femme de l’ambassadeur), et de grandes quantités d’uranium (sur le papier).
 


Pour finir, la scène se poursuit aux Etats-Unis, avec le Président, les Secrétaires d’état, les Ministres et les sous-secrétaires, plus menteurs que Pinocchio : leur nez s’allonge, mais personne ne le voit. Tout ceci devrait se terminer par des arrestations et de la prison pour ces voleurs, escrocs et hommes d’état. Ça devrait, mais en fait... Eh non ! Vous ne le saurez pas ! Autrement, que viendriez-vous faire dimanche ?
On dirait le thème d’une comédie à l’italienne, de Dino Risi, type “les Monstres”, ou “le Pigeon”. Et pourtant, tout est vrai !
De la Comédie, on va passer directement à la Tragédie. Et nous ne sommes plus au théâtre, mais dans la réalité ! Et nous le savions.
Des journalistes avaient enquêté et écrit sur le “Nigergate”, mais ils ont été accusés de “complotisme”. En août 2016, la Commission spéciale du Parlement anglais, qui enquêtait sur l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne en Irak, a présenté son rapport final : deux millions de mots pour dire exactement la même chose.
Mais, dans tout cela, le plus grave est que tout ceci ne reste pas dans le Grand Théâtre du Monde, mais pénètre dans nos vies, dans notre comportement, dans notre manière d’agir, réveillant en nous des fantômes que nous croyons disparus. Voilà des mensonges fabriqués ailleurs, dont nous risquons quotidiennement de payer les conséquences.
 

Le spectacle sera, presque, un one-man show, amusant, comme peut l’être parfois “la comédie humaine”, musical, avec la participation de deux musiciens/chanteurs/acteurs, Thomas Bronzini et Eric Salvarelli , qui dialogueront en live, avec Orlando, à travers un répertoire de chansons classiques italiennes et américaines, de “o Sole mio” à “Tu vuò fa l’americano” en passant par “Every body” des Blues Brothers...etc.
Le spectacle réservera d’autres surprises avec les comédiens de « A Truppa ».
Et puis, on discutera, on parlera avec Sampiero Sanguinetti.
Car, comme dit Cesare Pavese : « Quand on parle, quelque chose se plaque sur le cœur » .





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