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La colère de A Fidirazioni di l’uparaghji di u turisimu corsu « Plus personne ne parlera à notre place »


Julia Sereni le Vendredi 15 Janvier 2021 à 07:30

Réunis par César Filippi au sein de la Fidirazioni di l’uparaghji di u turisimu corsu, les acteurs du tourisme insulaire pointent du doigt les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés, au-delà de la crise de la COVID-19. Se sentant malmenés par l’État et délaissés par la Collectivité de Corse, ils s’unissent pour peser et proposer.



César Filippi ce jeudi 14 janvier au cinéma L'Ellipse à Ajaccio. Photo : Michel Luccioni
César Filippi ce jeudi 14 janvier au cinéma L'Ellipse à Ajaccio. Photo : Michel Luccioni
« On ne peut pas continuer à faire du tourisme dans ces conditions ». C’est le constat que dressent César Filippi et les cafetiers, guides, producteurs, artisans, pêcheurs ou commerçants qui ont rejoint depuis un an la Fidirazioni di l’uparaghji di u turisimu corsu. Leur objectif, travailler avec tous les acteurs qui vivent du tourisme pour défendre sur la place publique un secteur « contesté » mais qui représente, selon eux, « une chance pour la Corse ».
 
Les six maux du tourisme
 
Pour la Fidirazioni di l’uparaghji di u turisimu corsu, le tourisme insulaire se trouve aujourd’hui confronté à une série de « menaces » - six au total, qui mettent en péril le devenir des professionnels. Et au premier rang desquelles, les abus « de l’intérieur », à savoir le para-tourisme, qui représente 75% de l’offre touristique corse. En nombre de lits, les chiffres sont édifiants : l’offre professionnelle en propose 175 000, l’offre para-hôtelière, elle, 600 000. « Une concurrence sauvage sans droits ni devoirs » pour César Filippi. Mais la menace vient également de l’extérieur, avec les Majors de l’hôtellerie et les multinationales, qui s’implantent « sans états d’âme » sur l’île. Absence de statut fiscal et social, d’une politique de transport touristique et d’une restructuration de l’offre patrimoniale hôtelière professionnelle sont les autres points noirs dénoncés par la Fidirazioni di l’uparaghji di u turisimu corsu.
 
Un manque de volonté politique
 
Dernière difficulté, et pas des moindres : une déconsidération « quasi institutionnalisée » du secteur. Celle de l’État, d’abord, qui n’a « jamais manifesté la volonté de développer le tourisme sauf lorsqu’il s’agissait de transformer la Corse en les Baléares ». Mais également des insulaires eux-mêmes : « Une majorité de corses voit le tourisme d’un mauvais œil » confie César Filippi. Et cette défiance se retrouverait dans la politique menée par l’institution régionale, marquée par un « désintérêt croissant » pour le tourisme : « Aujourd’hui on se sert du PADDUC uniquement comme d’un épouvantail » regrette César Filippi.
 
Face à ces difficultés, la Fidirazioni di l’uparaghji di u turisimu corsu entend créer une chambre régionale des métiers du tourisme, « pierre angulaire » de la fédération : « Seuls les acteurs de terrain peuvent valablement défendre la profession » justifie César Filippi. Il en appelle donc aux 9 327 sociétés qui vivent du tourisme, pour les rejoindre et « poser les jalons d’une union sacrée », afin de parvenir à un tourisme « rationnel et vertueux sur neuf mois ».
 
« Plus personne ne parlera à notre place » conclut César Filippi.


















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