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Joselyne Mattei-Fazi :"Rien ne justifie les agissements des forces de l'ordre et un service minimum doit être assuré."


Marilyne SANTI le Lundi 7 Juillet 2014 à 15:31

Joselyne Mattei-Fazi, présidente de l’association départementale des maires et présidents d’EPCI de la Corse-du-Sudfait part de ses inquiétudes à la suite des grèves qui immobilisent la Corse et qui pourraient la mener à une situation dont elle mettrait du temps à se remettre.



Depuis le 24 juin, le conflit  social qui touche la SNCM semble s’enliser. Pire encore, il a récemment   dégénéré hors  de l’entreprise entre marins grévistes et  socio professionnels, d’une  part et entre socio professionnels  et  forces  de l’ordre, d’autre part.

La crise grave que traverse la compagnie maritime n’est pas une  nouveauté. Certes, aujourd’hui elle    est particulièrement préoccupante sur le plan social où les enjeux sont considérables mais cela ne justifie pas pour autant que toute une population soit prise en otage et que l’économie insulaire soit ainsi  menacée. De  manière récurrente, la Corse  est la seule victime des conflits internes à la SNCM.  La région  PACA,  qui   comptabilise 70 pour  cent des salariés  de la compagnie et  qui bénéficie de retombées économiques  induites subséquentes est toujours épargnée par ces conflits.     
L’exaspération qui  touche notamment les socio   professionnels traduit le ras le  bol général  de toute    une population. Ces  derniers  ont toute légitimité à défendre leur droit au travail.  Par ailleurs, quels   que      soient  les propos qu’ils auraient formulés au sortir de leur réunion avec le représentant de l’Etat   de Haute-Corse,  rien ne  justifie  les agissements    des forces  de l’ordre  lors des événements de  la  préfecture  de Bastia.            

Le tourisme est le principal moteur du développement de la Corse. Il  n’est   pas nécessaire de  rappeler la fragilité du tissu économique insulaire, essentiellement composé d’artisans et de très petites entreprises,     ni d’avantage la période de crise que nous traversons. La situation actuelle conduit à priver  notre   économie  de ressources    importantes qu’apporte la saison  estivale.                      
La mise en œuvre  d’un service minium serait   une garantie pour les socio  professionnels, du moins   à   court  terme.

La présidente de l’association départementale des maires et présidents d’EPCI de la Corse-du-Sud  en appelle au retour  au calme et  à la raison  de chacun,  afin  de trouver les moyens de sortir de  l’ornière et d’éviter de conduire  l’économie  insulaire dans   une situation dont elle mettrait du temps  à  se remettre.