Chaque été, Dumé Gambini, gérant du Café du Commerce à la retraite, grimpe jusqu’au plateau d’Alzu avec son épouse Marie-Laure, et sa petite fille, Leandra. Il y est rejoint plus tard par ses enfants et de nombreux amis venant chercher l’air pur et la fraîcheur de ce haut plateau de transhumance. Mais cette année, les choses ne se sont pas passées comme prévu puisque l’incendie qui sévit dans la vallée depuis dix jours, les a contraints à être évacués vers Corte en hélicoptère, ce mercredi soir.
Pourtant, le début des vacances avait bien commencé avec une foule immense venue soutenir les athlètes du Restonica Trail. « Il y avait effectivement énormément de monde, comme tous les ans à pareille époque », raconte Dumè Gambini. « Et puis, le 11 juillet a éclaté un violent orage. Nous avons vu la foudre frapper du côté de Castagnolu », poursuit l’ancien cafetier cortenais. Le ruisseau de Castagnolu prend sa source à Alzu et descend se jeter dans le Tavignani, trois kilomètres plus en aval. « Nous avons entendu une très forte déflagration. C’était particulièrement impressionnant. Mais jamais nous n’aurions pensé que ce coup de tonnerre puisse déclencher un tel incendie. Et quelques heures plus tard c’était parti. En quelques jours, le feu a pris la direction des Cappelacce pour basculer dans la Restonica. Lorsque nous avons vu ça, j’avoue que nous avons eu très peur pour nous, notre petite fille de 7 ans, et pour les bergers Jean-Marc Albertini, Jo et son père Paul Sabiani et pour leurs bêtes. Il était hors de question d’évacuer les brebis, le feu était déjà très actif sous les Cappelacce, et le sentier vers la vallée du Tavignanu est trop compliqué pour les bêtes ».
Généralement, chaque jour le couple reçoit de la famille et des amis qui leur « livrent » du pain frais, et quelques victuailles. « De ce côté-là, ça allait, car nous avions beaucoup de provisions pour tenir plusieurs jours. Quant au pain, nous en avions mis au congélateur et nous le sortions au soleil chaque matin pour qu’il décongèle. Mais au fil des jours, l’inquiétude devenait de plus en plus forte », confie Dumè Gambini qui poursuit, « malgré le travail énorme et magnifique des pompiers, des forestiers sapeurs et des hélicos qui lâchaient de l’eau en permanence pour tenter de maîtriser l’incendie. Il faut les féliciter pour tout ce qu’ils ont fait pour nous protéger. Je souhaite que tout se passe bien ».
Mais ce mercredi, le ciel s’est assombri et l’air est devenu irrespirable. « Nous étions dans la fumée et nous avions énormément de mal à respirer tandis que les yeux piquaient et nous n’y voyions plus rien jusqu’à deux mètres. C’était horrible », confie Jean-Marc Albertini, l’un des deux bergers installés du côté de Culletta. « Effectivement, c’était de plus en plus difficile et nous avons eu peur pour la petite. Les pompiers nous ont qu’il fallait nous évacuer », raconte Dumè Gambini. Et nous avons été transportés en hélico jusqu’au PC des pompiers, installé à la hauteur des anciens filtres, dans la Restonica.
Il faut savoir aussi que le matin, la fille de Jo Sabiani est arrivée avec deux amies. C’est l’hélico des pompiers qui les ont déposées à Alzu. Elles ont pris les chevaux et les ânes et elles les ont descendus vers le refuge de la Sega, par le chemin de la maison forestière. Puis, de là, elles sont montées jusqu’à Bocca Rinella, vers le Niolu. Un sacré voyage ! Mais il fallait sauver ces animaux. Malheureusement les brebis ne peuvent pas prendre ce même chemin qui est trop difficile pour elles. Ce mercredi matin, les hélicos ont également transporté de grandes cuves d’eau pour permettre aux pompiers et aux forestiers sapeurs de lutter contre le feu ». Mais Dumè Gambini espère pouvoir rejoindre sa « casetta » d’Alzu très vite, « au moins pour l’ouverture de la chasse. C’est une tradition pour nous depuis des dizaines d’années. Nous faisons l’ouverture avec la famille et les amis ».
Pour Jean-Marc Albertini, même si la situation est « critique, il n’est pas question d’abandonner mes bêtes. Ce jeudi matin on respire un peu mieux, nous voyons le ciel bleu car, malheureusement, le vent s’est levé sur le coup de 9 heures. Cependant, nous avons la chance qu’il souffle en descendant vers le bas de la vallée de Castagnolu. Il ne faudrait pas qu’il change de direction… J’espère que tout ira bien et que nos brebis pourront rester ici jusqu’en septembre, comme chaque année ».
À Corte également, l'odeur âcre du feu et la fumée ont envahi la ville depuis la nuit dernière. Il est d'ailleurs conseillé aux personnes soufrant de difficulté respiratoire, de rester confinée chez elles!
Pourtant, le début des vacances avait bien commencé avec une foule immense venue soutenir les athlètes du Restonica Trail. « Il y avait effectivement énormément de monde, comme tous les ans à pareille époque », raconte Dumè Gambini. « Et puis, le 11 juillet a éclaté un violent orage. Nous avons vu la foudre frapper du côté de Castagnolu », poursuit l’ancien cafetier cortenais. Le ruisseau de Castagnolu prend sa source à Alzu et descend se jeter dans le Tavignani, trois kilomètres plus en aval. « Nous avons entendu une très forte déflagration. C’était particulièrement impressionnant. Mais jamais nous n’aurions pensé que ce coup de tonnerre puisse déclencher un tel incendie. Et quelques heures plus tard c’était parti. En quelques jours, le feu a pris la direction des Cappelacce pour basculer dans la Restonica. Lorsque nous avons vu ça, j’avoue que nous avons eu très peur pour nous, notre petite fille de 7 ans, et pour les bergers Jean-Marc Albertini, Jo et son père Paul Sabiani et pour leurs bêtes. Il était hors de question d’évacuer les brebis, le feu était déjà très actif sous les Cappelacce, et le sentier vers la vallée du Tavignanu est trop compliqué pour les bêtes ».
Généralement, chaque jour le couple reçoit de la famille et des amis qui leur « livrent » du pain frais, et quelques victuailles. « De ce côté-là, ça allait, car nous avions beaucoup de provisions pour tenir plusieurs jours. Quant au pain, nous en avions mis au congélateur et nous le sortions au soleil chaque matin pour qu’il décongèle. Mais au fil des jours, l’inquiétude devenait de plus en plus forte », confie Dumè Gambini qui poursuit, « malgré le travail énorme et magnifique des pompiers, des forestiers sapeurs et des hélicos qui lâchaient de l’eau en permanence pour tenter de maîtriser l’incendie. Il faut les féliciter pour tout ce qu’ils ont fait pour nous protéger. Je souhaite que tout se passe bien ».
Mais ce mercredi, le ciel s’est assombri et l’air est devenu irrespirable. « Nous étions dans la fumée et nous avions énormément de mal à respirer tandis que les yeux piquaient et nous n’y voyions plus rien jusqu’à deux mètres. C’était horrible », confie Jean-Marc Albertini, l’un des deux bergers installés du côté de Culletta. « Effectivement, c’était de plus en plus difficile et nous avons eu peur pour la petite. Les pompiers nous ont qu’il fallait nous évacuer », raconte Dumè Gambini. Et nous avons été transportés en hélico jusqu’au PC des pompiers, installé à la hauteur des anciens filtres, dans la Restonica.
Il faut savoir aussi que le matin, la fille de Jo Sabiani est arrivée avec deux amies. C’est l’hélico des pompiers qui les ont déposées à Alzu. Elles ont pris les chevaux et les ânes et elles les ont descendus vers le refuge de la Sega, par le chemin de la maison forestière. Puis, de là, elles sont montées jusqu’à Bocca Rinella, vers le Niolu. Un sacré voyage ! Mais il fallait sauver ces animaux. Malheureusement les brebis ne peuvent pas prendre ce même chemin qui est trop difficile pour elles. Ce mercredi matin, les hélicos ont également transporté de grandes cuves d’eau pour permettre aux pompiers et aux forestiers sapeurs de lutter contre le feu ». Mais Dumè Gambini espère pouvoir rejoindre sa « casetta » d’Alzu très vite, « au moins pour l’ouverture de la chasse. C’est une tradition pour nous depuis des dizaines d’années. Nous faisons l’ouverture avec la famille et les amis ».
Pour Jean-Marc Albertini, même si la situation est « critique, il n’est pas question d’abandonner mes bêtes. Ce jeudi matin on respire un peu mieux, nous voyons le ciel bleu car, malheureusement, le vent s’est levé sur le coup de 9 heures. Cependant, nous avons la chance qu’il souffle en descendant vers le bas de la vallée de Castagnolu. Il ne faudrait pas qu’il change de direction… J’espère que tout ira bien et que nos brebis pourront rester ici jusqu’en septembre, comme chaque année ».
À Corte également, l'odeur âcre du feu et la fumée ont envahi la ville depuis la nuit dernière. Il est d'ailleurs conseillé aux personnes soufrant de difficulté respiratoire, de rester confinée chez elles!
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