La crise qui frappe le centre hospitalier d’Ajaccio ne montre aucun signe d’apaisement. Depuis une semaine, les services des urgences et les brancardiers sont engagés dans un mouvement de grève inédit, révélateur d’un malaise ancien et désormais exposé au grand jour. Au cœur du conflit, une même dénonciation : l’absence de réponses concrètes de la direction face à des conditions de travail jugées intenables.
Dans un communiqué daté de ce lundi, l’équipe des urgences évoque « une profonde inquiétude » face à une situation « connue et documentée depuis de nombreux mois ». Malgré des alertes répétées et des propositions formulées lors de réunions avec la direction, les soignants affirment qu’« aucune décision immédiate n’a été prise » pour soulager un service confronté à une « saturation chronique » et à des conditions d’exercice « de plus en plus dégradées ».
Les urgentistes dénoncent une « forme d’indifférence » face aux difficultés quotidiennes rencontrées par les équipes et aux conséquences directes sur la prise en charge des patients. Leur mobilisation, insistent-ils, n’est guidée « ni par des considérations corporatistes ni par une logique d’affrontement », mais par la nécessité de « garantir des soins sûrs, dignes et adaptés à la population ».
Les urgentistes dénoncent une « forme d’indifférence » face aux difficultés quotidiennes rencontrées par les équipes et aux conséquences directes sur la prise en charge des patients. Leur mobilisation, insistent-ils, n’est guidée « ni par des considérations corporatistes ni par une logique d’affrontement », mais par la nécessité de « garantir des soins sûrs, dignes et adaptés à la population ».
Les brancardiers occupent l’ARS et réclament le départ du directeur
Parallèlement, le conflit a pris une dimension supplémentaire avec la mobilisation des brancardiers. Depuis le 9 février, un collectif soutenu par le STC Miséricorde occupe une salle des locaux de l’Agence régionale de santé (ARS) à Ajaccio. Leur revendication est sans équivoque : ils exigent le départ du directeur de l’hôpital, Jean-Luc Pesce.
« Il n’y a pas d’autre choix possible », affirmait, il y a encore quelques jours, Rémy Bizzari, délégué STC Miséricorde. Les brancardiers reprochent notamment au directeur des propos jugés insultants envers un représentant syndical lors d’une réunion le 6 février. « Nous avons été insultés publiquement, c’est indigne d’un directeur. À partir de là, nous demandons simplement l’application des règles de morale et de droit », poursuit le représentant syndical.
Malgré la demande d'excuses publiques proposée notamment par Stéphane Sbraggia, le maire d’Ajaccio, et alors que ce dernier a indiqué que le mandat du directeur de l'hôpital arrive à son terme en mai prochain, le collectif exige toujours le départ immédiat de Jean-Luc Pesce et poursuit l’occupation des locaux de l’ARS, où il assure être en contact régulier avec sa directrice, Christelle Boucher-Dubos.
Une direction silencieuse et soutenue en interne
Face à ces accusations, la direction du centre hospitalier d’Ajaccio n’a pas répondu aux sollicitations ni aux revendications des syndicats. De son côté, l’ARS n’a pas souhaité communiquer sur le conflit en cours. Jean-Luc Pesce bénéficie toutefois du soutien d’une partie de l’encadrement hospitalier, notamment des membres de la direction. Les syndicats affirment également avoir sensibilisé plusieurs élus insulaires, évoquant des inquiétudes sur la situation financière de l’hôpital et l’absence de bilan récent sur son organisation.
Dans leur communiqué, les urgentistes alertent sur une situation devenue intenable. « Les urgences ne peuvent continuer à fonctionner sous tension permanente, sans capacitaire supplémentaire ni organisation adaptée », préviennent-ils. Ils appellent la direction à « prendre la mesure de la gravité de la situation » et à s’engager « rapidement dans des décisions concrètes ». À défaut, ils envisagent la poursuite et l’intensification du mouvement.
Parallèlement, le conflit a pris une dimension supplémentaire avec la mobilisation des brancardiers. Depuis le 9 février, un collectif soutenu par le STC Miséricorde occupe une salle des locaux de l’Agence régionale de santé (ARS) à Ajaccio. Leur revendication est sans équivoque : ils exigent le départ du directeur de l’hôpital, Jean-Luc Pesce.
« Il n’y a pas d’autre choix possible », affirmait, il y a encore quelques jours, Rémy Bizzari, délégué STC Miséricorde. Les brancardiers reprochent notamment au directeur des propos jugés insultants envers un représentant syndical lors d’une réunion le 6 février. « Nous avons été insultés publiquement, c’est indigne d’un directeur. À partir de là, nous demandons simplement l’application des règles de morale et de droit », poursuit le représentant syndical.
Malgré la demande d'excuses publiques proposée notamment par Stéphane Sbraggia, le maire d’Ajaccio, et alors que ce dernier a indiqué que le mandat du directeur de l'hôpital arrive à son terme en mai prochain, le collectif exige toujours le départ immédiat de Jean-Luc Pesce et poursuit l’occupation des locaux de l’ARS, où il assure être en contact régulier avec sa directrice, Christelle Boucher-Dubos.
Une direction silencieuse et soutenue en interne
Face à ces accusations, la direction du centre hospitalier d’Ajaccio n’a pas répondu aux sollicitations ni aux revendications des syndicats. De son côté, l’ARS n’a pas souhaité communiquer sur le conflit en cours. Jean-Luc Pesce bénéficie toutefois du soutien d’une partie de l’encadrement hospitalier, notamment des membres de la direction. Les syndicats affirment également avoir sensibilisé plusieurs élus insulaires, évoquant des inquiétudes sur la situation financière de l’hôpital et l’absence de bilan récent sur son organisation.
Dans leur communiqué, les urgentistes alertent sur une situation devenue intenable. « Les urgences ne peuvent continuer à fonctionner sous tension permanente, sans capacitaire supplémentaire ni organisation adaptée », préviennent-ils. Ils appellent la direction à « prendre la mesure de la gravité de la situation » et à s’engager « rapidement dans des décisions concrètes ». À défaut, ils envisagent la poursuite et l’intensification du mouvement.
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