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Hanouka, fête des lumières porteuse de paix, célébrée à Ajaccio


Rédigé par Marie MAURIZI le Dimanche 17 Décembre 2017 à 22:40 | Modifié le Dimanche 17 Décembre 2017 - 23:00


Rabbin Lévy Pinson, fils du rav Yossef Its’hak Pinson, émissaire du Rabbi à Nice avait inauguré en juillet à Ajaccio 2016 un Beth Hadad, lieu d’office juif. Ce dimanche à 16h30, place Foch en présence des autorités officielles, des élus et des représentants des diverses communautés religieuses présentes dans l’île, il célébrait pour la première fois publiquement en Corse la fête juive hivernale d’Hanouka qui dure en réalité huit jours.


Hanouka, fête des lumières porteuse de paix, célébrée à Ajaccio







Le candélabre Hanouka allumé pour célébrer la « Fête des Lumières »
Le mot hébreu Hanouka signifie « inauguration ». La fête est ainsi nommée parce qu’elle célèbre la réinauguration du Saint Temple. Cette fête juive qui commémore la Nouvelle Dédicace (en ~ 165) du second Temple de Jérusalem, trois ans après sa profanation par Antiochus IV Épiphane, roi de Syrie ; cette consécration avait marqué l'échec des tentatives de celui-ci pour supprimer la foi juive. La Ḥānukkāh commence le 25 du mois de kislev (en décembre) et dure huit jours. Le rite principal consiste à allumer sur un candélabre à plusieurs branches une chandelle le premier soir, deux le second, et ainsi de suite. Ce rite a une signification spirituelle, qui représente l'expansion constante de la foi juive : la célébration rappelle aussi une anecdote du Talmud qui raconte comment une petite provision d'huile non profanée, tout juste suffisante pour une journée, a miraculeusement brûlé au Temple pendant huit jours, jusqu'à ce que de l'huile nouvelle pût être obtenue. La consommation d’aliments frits à cette période rappelle la symbolique de l’huile.

Un message de fraternité expliqué par rav Yossef Its’hak Pinson
« Cet évènement communautaire qui se fait dans le monde entier, se fera dorénavant aussi en Corse. Hanouka nous rappelle qu’il ne faut pas baisser les mains, les armes. Quand on a devant nous un ennemi très puissant on fait avec ce qu’on a, mais quand on a la conviction que l’on défend la vérité, que l’on est du côté du bien, alors on réussit. L’idée même de cette célébration est qu’il y a un Dieu, un maître du monde, qui quand les hommes choisissent de faire le bien, les aide.
Hanouka c’est la lumière quand il fait sombre dehors, quand on est confronté à l’obscurité, à l’obscurantisme. Elle apporte la vérité, la chaleur, exprime la fraternité et l’amour et ce qui nous unit. Ce que nous avons de commun ressort alors et dépasse tous les clivages et toutes les différences.
Hanouka s’allume progressivement car on ne peut pas chasser l’obscurité d’un seul coup. C’est un travail de longue haleine.
Ce qui se faisait jusqu’à présent dans des lieux privés sort aujourd’hui dans la rue, car tout le monde peut être concerné afin de transmettre la flamme et la lumière qu’il a dans son cœur. Nous attendons avec foi et conviction le moment où le monde sera meilleur, où le monde changera pour le bien. »

Chaque personne qui le désirait a ensuite allumé une bougie : en même temps que le Rabin allumait celles du candélabre dans un geste de paix.
 





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