Ils avaient prévenu qu'ils feraient le point début octobre avant de décider de la suite à donner à leur mouvement. Vendredi dernier les membres d'U Sindicatu pà a difesa di i piscadori corsi se sont donc retrouvés à Corte pour une assemblée générale, après plusieurs mois d’actions et de tentatives de faire entendre leurs difficultés quotidiennes aux les pouvoirs publics. Et le constat est amer. « Nous n’avons toujours pas obtenu de réponse. Les seules réponses qu'on nous a apportées ne nous conviennent pas du tout parce que ce sont des réponses lambda, que l'on connaissait déjà. Il n'y a pas de nouveauté », déplore Joseph Sanne, secrétaire du syndicat.
Depuis plusieurs mois, le Sindicatu multiplie en effet les démarches pour tenter de faire entendre les difficultés de la petite pêche insulaire. En février, ses membres avaient notamment occupé les locaux du Comité régional des pêches à Ajaccio pour dénoncer les contraintes qui pèsent sur la profession et le manque de réponses apportées à leurs revendications. Début avril, la question du prix du carburant les avait ensuite conduits à bloquer durant trois jours les ports de commerce de Corse. À l'issue de cette action, le syndicat avait toutefois fait le choix de privilégier la voie des discussions sur plusieurs dossiers. Près de six mois plus tard, celles-ci n'ont, selon lui, toujours pas permis d'aboutir.
Lors de leur assemblée générale, les pêcheurs ont donc décidé de laisser quelques jours supplémentaires à l'État. Parmi les dossiers qui cristallisent toujours la colère des pêcheurs figure notamment celui de la VMS, ce système qui permet de transmettre aux autorités la position des bateaux. Depuis plusieurs mois, U Sindicatu pà a difesa di i piscadori corsi réclame sa suppression pour la petite pêche artisanale, estimant que les contraintes imposées par ce dispositif ne sont pas adaptées aux réalités insulaires. Une demande qui avait notamment été relayée auprès du gouvernement par le député Michel Castellani.
« À partir de vendredi, toute la négociation sera suspendue »
Or, la réponse apportée par le gouvernement n'avait toutefois pas satisfait le syndicat, qui avait alors décidé de revenir à la charge. « On a reformulé une lettre avec des notes explicatives en expliquant que la France, si elle le voulait, pouvait accéder à cette abrogation, mais comme la France veut toujours faire le bon élève de l'Europe, ils amplifient au lieu de soulager les pêcheurs », déplore Joseph Sanna. Un nouveau courrier soutenu par le député Michel Castellani et le sénateur Paulu Santu Parigi.
Désormais, le syndicat estime avoir suffisamment exposé ses arguments et prévient que seule une réponse favorable sur la VMS et les radeaux de survie constituerait aujourd'hui un premier geste susceptible d'apaiser la colère. « Pour désamorcer cette tension grandissante des pêcheurs, ce serait pour nous un signe de bonne volonté de l'État qui montrerait qu'il veut se pencher sur le problème de la pêche corse », explique le secrétaire d’u Sindicatu pà a difesa di i piscadori corsi. « Sans ce signe de bonne volonté, nous aussi, on ne mettra plus de bonne volonté. On se chargera malheureusement de se faire entendre autrement ».
Car le syndicat prévient qu'il n'entend cette fois pas prolonger indéfiniment les discussions. « À partir de vendredi, toute la négociation sera suspendue et on rentrera dans le conflit », annonce Joseph Sanna. « C'est malheureux d'en arriver là parce qu'on peut avoir des négociations constructives bien en amont. Mais là, on est obligé de toujours mettre la pression pour arriver à ce qu'on attend », appuie-t-il encore.
Depuis plusieurs mois, le Sindicatu multiplie en effet les démarches pour tenter de faire entendre les difficultés de la petite pêche insulaire. En février, ses membres avaient notamment occupé les locaux du Comité régional des pêches à Ajaccio pour dénoncer les contraintes qui pèsent sur la profession et le manque de réponses apportées à leurs revendications. Début avril, la question du prix du carburant les avait ensuite conduits à bloquer durant trois jours les ports de commerce de Corse. À l'issue de cette action, le syndicat avait toutefois fait le choix de privilégier la voie des discussions sur plusieurs dossiers. Près de six mois plus tard, celles-ci n'ont, selon lui, toujours pas permis d'aboutir.
Lors de leur assemblée générale, les pêcheurs ont donc décidé de laisser quelques jours supplémentaires à l'État. Parmi les dossiers qui cristallisent toujours la colère des pêcheurs figure notamment celui de la VMS, ce système qui permet de transmettre aux autorités la position des bateaux. Depuis plusieurs mois, U Sindicatu pà a difesa di i piscadori corsi réclame sa suppression pour la petite pêche artisanale, estimant que les contraintes imposées par ce dispositif ne sont pas adaptées aux réalités insulaires. Une demande qui avait notamment été relayée auprès du gouvernement par le député Michel Castellani.
« À partir de vendredi, toute la négociation sera suspendue »
Or, la réponse apportée par le gouvernement n'avait toutefois pas satisfait le syndicat, qui avait alors décidé de revenir à la charge. « On a reformulé une lettre avec des notes explicatives en expliquant que la France, si elle le voulait, pouvait accéder à cette abrogation, mais comme la France veut toujours faire le bon élève de l'Europe, ils amplifient au lieu de soulager les pêcheurs », déplore Joseph Sanna. Un nouveau courrier soutenu par le député Michel Castellani et le sénateur Paulu Santu Parigi.
Désormais, le syndicat estime avoir suffisamment exposé ses arguments et prévient que seule une réponse favorable sur la VMS et les radeaux de survie constituerait aujourd'hui un premier geste susceptible d'apaiser la colère. « Pour désamorcer cette tension grandissante des pêcheurs, ce serait pour nous un signe de bonne volonté de l'État qui montrerait qu'il veut se pencher sur le problème de la pêche corse », explique le secrétaire d’u Sindicatu pà a difesa di i piscadori corsi. « Sans ce signe de bonne volonté, nous aussi, on ne mettra plus de bonne volonté. On se chargera malheureusement de se faire entendre autrement ».
Car le syndicat prévient qu'il n'entend cette fois pas prolonger indéfiniment les discussions. « À partir de vendredi, toute la négociation sera suspendue et on rentrera dans le conflit », annonce Joseph Sanna. « C'est malheureux d'en arriver là parce qu'on peut avoir des négociations constructives bien en amont. Mais là, on est obligé de toujours mettre la pression pour arriver à ce qu'on attend », appuie-t-il encore.
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