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Eric Coquerel, député de La France Insoumise : "aux Présidentielles nous aimerions porter pour la Corse l’article 74 de la Constitution"


Livia Santana le Jeudi 2 Décembre 2021 à 19:16

Le député de La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, est en visite en Corse ces 2 et 3 décembre. Durant deux jours, il rencontrera les élus insulaires pour discuter de possibles concertations en vue des Présidentielles. Cette venue est aussi l'occasion de présenter son livre sur la dette. CNI l'a rencontré.



Eric Coquerel, député la France insoumise de Seine-Saint-Denis
Eric Coquerel, député la France insoumise de Seine-Saint-Denis


- Quelle est la raison de votre venue en Corse ? 
- Elle sont multiples. Cela fait longtemps que je côtoie les députés corses et que nous nous étions promis de nous voir chez eux pour discuter et débattre. La France insoumise a défendu l’article 74 de la constitution qui contient des spécificités pour la Corse, nous sommes le seul courant politique à l’Assemblée à l’avoir défendu. Je suis aussi venu ici car je viens de publier un livre « Lâchez-nous la dette ! », c’est donc l’occasion de le signer et de rencontrer mes amis de La France Insoumise en Corse.
 
- A quelques mois des élections présidentielles, votre visite n’est pas anodine. Aujourd’hui l’extrême gauche est très peu représentée sur l’île, comment l’expliquez-vous ? 
Manifestement le vote pour une alternative, le vote d’opposition s’est largement porté sur le nationalisme qui l’incarne. Nous avons toujours pensé que la souveraineté des peuples et l’expression du suffrage universel étaient importantes. Ici, il est clair que nous sommes sur une tendance forte, que ce soit au niveau de la représentation à la Collectivité de Corse ou du nombre de députés nationalistes. Ne pas le voir serait une erreur pour un mouvement comme le nôtre qui écoute ceux qui s’expriment. En plus, les nationalistes à l’Assemblée portent des sujets sur lesquels nous nous retrouvons, des positions que je juge progressistes. 

Lesquelles ? 
Nous avons plusieurs fois voté des amendements proposés par les députés corses. C’est le cas pour ceux sur la spéculation immobilière. Nous comprenons la préoccupation des insulaires qui ont du mal à se loger puisque les résidences secondaires y sont en moyenne trois fois plus importantes qu'au niveau national. Il y a une réflexion qui me semble intéressante. Je suis aussi très attaché à l’idée d’une République qui permet la liberté de toutes et tous sur le territoire. Tout ce qui concourt à renforcer le service public, tout ce qui aide au problème de la continuité territoriale, des voies maritimes et aériennes, me semble utile. Nous partageons des idées et de ce que je vois il y a un dialogue possible et positif. 
 
La reconquête du cœur des corses passe par les courants nationalistes ? 
- Manifestement oui. On est toujours favorable à un règlement pacifique des contradictions et des questions qui se posent. La meilleure manière d’avoir un règlement pacifique, c’est de reconnaître le suffrage universel et de voir ce que l’on peut faire ensemble. Dans ce sens, aux présidentielles nous aimerions porter pour la Corse l’article 74 de la constitution qui nous semblerait aller dans le sens de ce qui est revendiqué par le courant nationaliste. 

- Vous êtes ici pour la promotion de votre livre, de quoi traite-t-il ? 
- Je suis commissaire aux finances pour mon groupe à l’Assemblée nationale donc je parle souvent de la dette. Depuis des années, cette question sert beaucoup de chantage au Gouvernement pour baisser les dépenses publiques, pour faire des réformes structurelles, s’attaquer aux retraites, aux chômeurs... C’est un thème qui me préoccupe car je considère qu’en réalité la dette n’est pas un problème, celui qui la possède est plus préoccupant. La France a un patrimoine assez important pour en supporter une avec un déficit. 
 
- Dans votre ouvrage vous parlez de supprimer la dette Covid...
- Oui, car elle a une particularité. Elle appartient aux banques centrales, elles ne sont pas sur les marchés ce qui fait que si la France décidait de l’annuler on ne pourrait pas dire qu’elle fait défaut sur les marchés car elle appartient à nous-même. A partir de là, deux options s’offrent à nous. Celle que propose le Gouvernement dans les années à venir : établir 50 politiques d’austérité pour revenir à la règle des 3% de déficit imposée par l’Union européenne avec la baisse des mécanismes de solidarité. La deuxième méthode consiste à se dire que nous n’avons pas à nous traîner ce boulet et donc, que l’on peut l’annuler grâce à un jeu monétaire. On crée de la monnaie ce qui va engendrer un peu d’inflation mais ce sera bien moindre que de se traîner une dette pendant 5 ans.

Eric Coquerel en dédicace à Bastia
Eric Coquerel en dédicace à Bastia













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