"La chambre de l'instruction d'Aix-en-Provence a infirmé mercredi le placement sous contrôle judiciaire de Me Pascal Garbarini considérant que les indices graves et concordants rendant vraisemblable sa participation à une association de malfaiteurs étaient insuffisants", a indiqué à l'AFP le parquet général, qui avait lui-même requis en ce sens. "Nous ne pouvons que nous féliciter d'une telle décision", ont salué dans un communiqué les avocats de Me Garbarini, Mes Francis Teitgen, Patrick Maisonneuve et Marie-Laure Barre.
Pascal Garbarini avait été mis en examen en juin par un juge pour "association de malfaiteurs" dans l'enquête financière visant ce groupe criminel. Egalement placé sous le statut de témoin assisté pour "blanchiment", il avait été placé sous contrôle judiciaire avec l'obligation de payer une caution et l'interdiction d'entrer en contact avec les autres membres du dossier.
"Cette mise en examen infamante n'était effectivement aucunement justifiée et ne reposait sur aucun élément objectif", ont dénoncé mercredi ses avocats, qui ont indiqué à l'AFP avoir déposé le 25 juillet "une requête en nullité" de cette mise en examen.
Célèbre avocat qui a notamment défendu Yvan Colonna au procès de l'assassinat du préfet Claude Erignac, Me Garbarini est aussi l'avocat de Jacques Santoni, le chef présumé du "Petit Bar", mis en examen en janvier 2021, notamment pour extorsion en bande organisée, blanchiment aggravé et association de malfaiteurs, dans cette vaste enquête financière.
"Manipulations d'espèces, nombreux mouvements financiers internationaux et investissements immobiliers suspects" ont été mis en évidence dans cette enquête, avait indiqué mi-janvier 2021 la procureure de Marseille, lors d'une première série de mises en examen.
En avril 2021, des personnes impliquées dans des opérations de blanchiment "via des virements bancaires en Chine" ont été mises en examen, avait annoncé le parquet de Marseille, pour des faits commis en France, mais aussi à Hong Kong, Singapour, en Suisse, au Luxembourg et à Panama. Ces malversations porteraient sur "48 millions d'euros d'investissements offshore et immobiliers", selon le quotidien Le Monde.
Pascal Garbarini avait déjà été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête visant cette bande en octobre 2013 à Nanterre sans qu'aucune poursuite n'ait été retenue.
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