Sensibiliser les professionnels aux différents sujets liés à la vie affective, relationnelle et sexuelle : c’est l’objectif du colloque qui a été organisé ce mardi dans les salons de la préfecture de Haute-Corse. Réunissant institutions, associations et représentants de l’État, le temps d’échanges a notamment été l’occasion de présenter l’espace de vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) de Haute-Corse, installé depuis décembre 2024.
« C'est un espace qui fonctionne de différentes manières », explique Laureline Roux, déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité. « Ils ont un local dans lequel on peut les rencontrer lors d’entretiens individuels afin d’échanger avec des professionnels spécialisés. Ils organisent également des actions collectives, et on a aussi des temps qui peuvent être organisés à destination des professionnels pour les équiper et leur donner des supports et des outils pour aborder ce sujet avec les publics qu'ils accompagnent. »
Le dispositif, porté par l’association Corse stratégie santé sexuelle (C3S), a notamment pour vocation de sensibiliser les professionnels, les jeunes ainsi que leurs parents sur des sujets tels que le harcèlement et le cyberharcèlement. « La société est en perpétuel mouvement, alors la prévention doit s'adapter à ce qui se passe au niveau de la société de manière générale », indique Paule Maerten, coordinatrice de l’association. « On sait que les jeunes dès 11 ans peuvent être à même d'aller sur les réseaux sociaux comme Instagram, TikTok mais aussi Snapchat, et on a eu un cas il y a un an d’une jeune fille de 12 ans qui a été harcelée par un adulte pour obtenir d'elle des relations sexuelles. Notre rôle, c’est de prévenir les jeunes et leurs parents sur ces thématiques. »
Coordonner les acteurs du territoire
Au-delà de la présentation de l’EVARS, le colloque a également été l’occasion d’aborder plus largement les enjeux liés à la vie affective et sexuelle. Le préfet a notamment rappelé que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et pour l’égalité femmes-hommes constitue « une politique du quotidien » pour les services de l’État.
« C'est une politique pour laquelle on a eu des avancées importantes ces dernières années à l'échelle nationale, avec le lancement du plan interministériel de lutte contre les inégalités femmes-hommes, mais aussi grâce à la mobilisation citoyenne à travers un certain nombre d'associations qui ont porté le fer autour de cette politique prioritaire. Il est important de mobiliser l'ensemble de nos associations au service de nos concitoyens, de façon à toujours former plus de personnes à continuer à parler de cette politique, de façon à ce que notre regard, notre attitude et notre action changent de manière profonde pour qu'on ait une société la plus apaisée possible », a précisé Michel Prosic.
Dans ce cadre, l’EVARS a également pour vocation de servir de relais entre les différentes instances. « On a différents opérateurs qui peuvent intervenir comme les centres de santé sexuelle qui sont des lieux d'accueil où on peut rencontrer sages-femmes, conseillers conjugaux et d'autres professionnels spécialisés. Des collaborations se mettent en place et l’idée, c’est de voir de quelle manière il y a une complémentarité parce que notre objectif est vraiment de réussir à travailler ensemble. Par exemple, une personne qui vient à l’EVARS peut être orientée vers le centre de santé sexuelle, la maison des femmes ou d'autres partenaires associatifs en fonction de ses besoins. »
Le but, pour l’association C3S, est surtout de promouvoir le « aller vers ». « On a vocation à aller vers les différentes structures mais surtout les différents publics que ce soit en milieu rural ou dans les quartiers prioritaires, là où la prévention et l'orientation ne sont pas forcément présentes. On a le dispositif EVARS qui est départemental mais nous avons aussi le dispositif régional En voiture Nina & Simon.e.s qui sillonne le territoire à raison de deux à trois fois par semaine, parfois plus selon les périodes. »
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