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Clinique de l’Ospedale : Les Nationalistes, mécontents d’être tenus à l’écart, reprennent la main


Rédigé par Irène Ferrari le Mardi 23 Octobre 2018 à 15:27 | Modifié le Jeudi 25 Octobre 2018 - 00:37


La situation financière préoccupante de la Clinique de l’Ospedale à Porto-Vecchio, causée par la dette de l’Etat, a fait l’objet, vendredi dernier, d’une réunion en mairie présidée par le maire Georges Mela, en présence d’élus du territoire et des dirigeants et représentants du personnel de la clinique de Porto-Vecchio. Le PNC dénonce la mise à l’écart des élus Nationalistes et de la majorité territoriale, et un système de financement obsolète. Son leader et conseiller exécutif, Jean-Christophe Angelini, annonce son intention de reprendre le dossier en main.


Les élus de la majorité territoriale Pè a Corsica.
Les élus de la majorité territoriale Pè a Corsica.
 
« Nous n’avons pas été conviés ! ». C’est avec cette simple phrase empreinte que Jean-Christophe Angelini, leader du PNC et conseiller exécutif, a exprimé son mécontentement dimanche matin, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans les locaux de sa permanence à Porto-Vecchio, en compagnie du député Paul-André Colombani, de Michel Giraschi et de Jeanne Stomboni, conseillère municipale de Porto-Vecchio. Phrase que les uns et les autres ont martelé : « Ni conviés, ni informés ! ».

De quoi s’agit-il ?
Il s’agit de la réunion de vendredi 19 octobre, en mairie, présidée par le maire Georges Mela, en présence d’élus du territoire et des dirigeants et représentants du personnel de la clinique de Porto-Vecchio, dont la mauvaise situation financière est récurrente et due à la dette de l’Etat. «  Le maire préside une réunion alors qu’il y a un député, un membre du Conseil Exécutif de la Collectivité de Corse, des Conseillers territoriaux, des Conseillers communautaires qui ne sont ni informés de cette réunion, ni conviés ! », précise Jean-Christophe Angelini. « On pourrait renvoyer l’idée que c’est un problème qui ne nous concerne pas, c’est pourquoi, par cette conférence de presse, nous voulons rétablir les faits. Nous sommes très largement représentatifs et majoritaires au sein de la commune et du territoire. Nous voulons dire, par delà les mauvaises manières que l’on nous fait en ne nous associons pas, que c’est un dossier qui nous intéresse. Nous pensons que le système qui finance actuellement la clinique est obsolète ».

Un partenariat public-privé
Et les élus nationalistes d’expliquer que, depuis 15 ans, la clinique a un système  de fonctionnement qui la fait participer au service public, en contre partie l’Etat lui verse une enveloppe financière. Mais, presque tous les 6 mois, « On entend les plaintes de la clinique qui n’a pas assez d’argent. De l’autre côté, l’Etat estime avoir donné plus qu’ailleurs. Et même si on paie intégralement ce que demande la clinique, les problèmes vont se poser à nouveau. La clinique est indispensable pour le Sud de la Corse. Par contre il y a des iniquités sur le territoire, le niveau d’équipement de la clinique n’est pas le même que celui de l’hôpital de Bonifacio ». Prenant pour exemple l’hôpital de St Tropez, ville qui, comme Porto-Vecchio, fait face à un afflux touristique et a une maternité pas rentable, le député Paul André Colombani explique que « la commune a résolu le problème en faisant coexister dans un même bâtiment : un hôpital et un clinique avec des missions bien définies et des directions différentes. A St Tropez, les médecins ont un double statut ». Un plus, selon Jeanne Stromboni : « C’est très avantageux pour recruter des médecins et surtout les garder. Il faut développer un partenariat public/privé ».

Une sortie de crise
« Dès 2008 », ajoute Jean Christophe Angelini, « nous avons entamé un processus de dialogue avec la Direction, les autres décideurs, l’ARS, la Préfecture, les élus du territoire et les patients. Il n’y a pas de collectif d’usagers à Porto-Vecchio, c’est ce qui manque, car l’intérêt des usagers est primordial. Nous avons rencontré les membres de la Direction qui nous ont dit : « redouter le statut quo. Toute évolution, y compris celle qui amènerait le secteur public à être partie prenante, ne nous effraie pas ». Pour le conseiller exécutif, il est impératif « de changer l’offre de soins de l’Extrême Sud. Jusqu’à présent, on a dit : « on paie la dette et on voit après ». Nous, nous disons : NON ! Les paramètres sont à définir. Le service public doit rester à la charge de l’Etat. Nous devons discuter avec tout le monde autour de la table : les services de l’Etat, l’ARS, le Préfet, et y associer les Porto-vecchiais. On ne peut pas faire une réunion sur la clinique sans que nous soyons présents ! C’est plus qu’une maladresse, c’est une erreur !  Notre message aux Porto-vecchiais est clair, nous n’avons pas été conviés, mais nous sommes à fond sur ce dossier. Nous  rencontrons les acteurs qui veulent une sortie de crise durable. Concrètement, nous prenons la main. Nous allons devenir les moteurs du changement que nous allons impulser, mais nous, nous ne travaillerons pas sans associer tous les élus du territoire ». Affaire à suivre...
 



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