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"Bleu de Rivière" : Grandir entre Figarella et Vichy et sur la Toile


le Mercredi 2 Janvier 2013 à 01:02

Ils sont trois frères. Et c'est Trè, comme trois, qui a produit la démo que l'on peut voir sur You Tube depuis quelques jours. En s'inspirant de l'ouvrage de leur oncle Henri, i trè fratelli Medori ont tourné à Figarella et Vichy, une démo qui permet de se faire une idée de ce que pourrait donner un plus long métrage… La parole est maintenant aux internautes. S'ils valident comme nous la première adaption audio-visuelle de Trè, "Bleu de rivière" pourrait faire une belle carrière sans dévoiler son secret. En Attendant lisez comment Benoît, Sampiero et Tibere défendent leur projet. Et surtout regardez le fruit de leur travail.



"Bleu de Rivière" : Grandir entre Figarella et Vichy et sur la Toile
Nous sommes trois frères. Passionnés de cinéma. Avec chacun sa branche. Benoît est ingénieur du son et compositeur, Sampiero est écrivain amateur, et Tibere est photographe.
Pour faire ce qu'on aime, on s'est réuni sous le nom de Trè. Formant ainsi une sorte de trio de réalisateurs. « Bleu de Rivière » est notre première production commune.
À la base, « Le bleu de rivière » est un livre de Henri Medori, notre oncle. L'idée d'en faire une adaptation audio-visuelle le chatouillait depuis un bon moment et un jour il nous a proposé de réaliser une « démo » à partir de son roman. En clair, une scène qui montre rapidement le résultat escompté pour un plus long métrage, et qui donne envie aux gens de voir la suite du projet.

Un bonheur simple au lit d'une rivière
Dans le livre, le personnage est confronté à son passé, son enfance en Corse. C'est un ouvrage qui porte beaucoup de douceur, de poésie et de nostalgie du bonheur. Un bonheur simple au lit d'une rivière, les yeux perdus dans les volutes bleu d'un secret magique. On voulait retranscrire tout ça avec une belle image, montrer l'enfance, raconter le secret (Sans le donner !) de cet enfant des années soixante.
Alors, cette année 2012, comme nous partions sur l'île pour les vacances d'été, pour se retrouver en famille, on en a profité pour tourner.
Henri se chargeait de réunir des volontaires pour aider. Apporter de la nourriture, trouver des costumes etc, mais aussi des acteurs, des enfants, pendant qu'on séquençait les plans et qu'on repérait les lieux de tournage.

Sous un autre angle
Bien qu'on connaissait pratiquement chaque rocher de la rivière de Botte, cette année, on l'a vu sous un autre angle. C'était étrange de maudire un rocher qu'on adorait, gamin, quand il nous permettait de sauter en "bombe" au milieu du bassin, parce que maintenant, il nous bouchait complètement le panoramique ! 
On s'est rendu compte que le bassin était un endroit escarpé, difficilement praticable avec le matériel, et que sa forme en cuvette, orné de hauts arbres nous poserait des problème pour les raccords lumière et ombres.
Tant pis. On n'avait ni les moyens ni l'envie de massacrer Botte pour le confort de tournage, il allait falloir se débrouiller. L'argent, ça se remplace par de la volonté parfois.

L'angoisse des enfants
Ce qui nous faisait le plus angoisser, c'était les enfants. Henri avait trouvé six acteurs pour la démo, les parents ont été super, ils ont joué le jeu à fond et jusqu'au bout. Mais nous, du haut de nos vingt ans, on avait les "pétoches" à l'idée de de travailler avec des petits. On imaginait sûrement qu'ils allaient sauter partout, hurler, s'impatienter, mettre le feu aux arbres, manger la caméra ou autre folie du genre . Mais il faut croire que de telles idées ne passent que par nos têtes, car ils ont été simplement parfaits.
Dès le premier jour, tout s'est déroulé à merveille ! En fait, les enfants étaient plus calmes et concentrés que les adultes ! Et bons acteurs en plus. Leur naturel et leur joie a vraiment été un plaisir immense pour nous.
Malgré quelques difficultés, comme le fait que Tibere ait dû s'immerger jusqu'au cou pour cadrer avec la caméra à cinq centimètres au dessus de l'eau, les quelques touristes qui voulaient se baigner, le créneau horaire restreint et une bassine cassée (oui parce qu'on a utilisé une bassine à roulette pour filmer sous l'eau … Argent, volonté, tout ça … ) le tournage s'est bien déroulé. 
Tout le monde avait l'air heureux. On s'est senti très soutenu durant ces quatre jours. Et on remercie vraiment tous les gens qui ont participé au film pour ça. 

Une deuxième version
Quand, plus tard, on a été obligé de supprimer certaines scène tourné en Corse pour la structure générale du film, une pointe de tristesse nous a envahi. C'est pour ça qu'il y aura une deuxième version du film, cette fois, orienté exclusivement sur la rivière et les enfants.
En rentrant en Auvergne, où un temps de rêve nous attendait (Blague) on s'est rendu compte qu'un aspect du livre manquait dans le film. Notre scène montrait le passé, l'enfance. Mais si il y avait un long métrage, il fallait un présent, une intrigue, un enjeu. 
C'est pour ces raisons que, de nouveau, Trè s'est tortillé les méninges. 

Nouveau scénario, nouveau tournage
Nouveau scénario donc, prévu pour se confronter au premier. Nouveau tournage, à Vichy cette fois. Le temps donnait envie de pleurer. Mais la ville de Vichy nous a donné les autorisations de tourner et l’hôtel des Célestins a accepté de nous laisser filmer dans leur bar. Merci donc.
Une fois le second tournage terminé, il a fallu passer à la postproduction : Montage, composition des musiques, écriture d'une voix off, retouche des images etc.
Ça a été la partie la plus longue et la plus difficile. On a fait ça tous les trois. En avançant laborieusement, en s'engueulant parfois. Au bout du compte, le résultat nous rend plutôt heureux.
Le film a été publié ce Mardi premier Janvier 2013 pour recueillir un maximum d'avis de la part des internautes. Et, si ils sont positifs, essayer de monter le projet d'un long métrage !
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Dès lors regardez et faites regarder la démo de « Bleu de rivière » et ne manquez pas de donner votre avis à Trè. Un trio bien sympathique qui mérite d'être encouragé !