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Bastia : Les emplois saisonniers enflamment le débat au conseil municipal


le Mardi 4 Juin 2013 à 21:33

Des débats courtois pour commencer avec après les divers rapports des remarques certes mais formulées avec beaucoup d'aimabilité. On a cru pendant un moment qu'entre la majorité municipale et les élus d'Inseme per Bastia, rassemblés autour de Gilles Simeoni, on avait enterré la hache de guerre. Mais si les débats ont longtemps ronronné ils se sont soudain enflammés au terme d'un échange, toujours aussi courtois, entre le leader d'Inseme et Jean-François Leandri, le secrétaire général de la municipalité, relatif à la création de 33 emplois saisonniers.



Bastia : Les emplois saisonniers enflamment le débat au conseil municipal
A l'origine des éclats de voix qui ont débouché sur l'approbation à l'unanimité du rapport : l'intervention de Gilles Simeoni qui avait estimé que les réponses apportées par le secrétaire général de la mairie ne répondaient à ses interrogations sur les modalités qui présideraient au recrutement des 33 saisonniers envisagés par la municipalité pour renforcer la surveillance sur la plage de l'Arinella, les structures d'animation, le musée, la capitainerie du port,  ou la police municipale notamment.
Et à l'appui de ses déclarations Gilles Simeoni rappelait les modalités de recrutement (publicité, critères et procédure d'engagement) qui s'opèrent en vertu de critères du CNFPT ou bien encore à partir de l'exemple de certaines collectivités qui permettent d'une année sur l'autre de ne pas engager toujours les mêmes saisonniers.
Concernant la procédure d'engagement, Gilles Simeoni a rappelé que la solution avec un jury - et donc une décision collégiale - pouvait être aussi envisagée.
Rappelé aussi, mais pour les emplois d'avenir et le rapport présenté par le président du conseil exécutif, qu'à son initiative l'assemblée de Corse avait approuvé à l'unanmité - moins le vote négatif du groupe la Gauche républicaine) un amendement relatif à ces emplois et précisant que toutes les collectivités désirant pourvoir ce type d'emploi devaient mettre en place  "une commission et un jury de recrutement dans laquelle l'opposition municipale est représentée."
Et de souhaiter que sur le plan de "la publicité, la procédure et les critères de recrutement la ville de Bastia évolue vers ce type de fonctionnement qui est une garantie démocratique pour tous les candidats, y compris quand ils ne sont pas retenus, ils savent ainsi pourquoi. Et quand ils sont pris ils savent aussi pourquoi".

Emplois d'avenir : les mots qui fâchent
Emplois d'avenir : ce sont à l'évidence des mots qui fâchent. Dès que Jean-François Leandri a donné son sentiment sur les réflexions du leader d'Inseme, Emile Zuccarelli n'a pas manqué d'interpeller Gilles Simeoni à ce propos.
"La difficulté des emplois d'avenir, c'est de trouver des emplois d'avenir et des employeurs qui créent des emplois d'avenir" a déclaré le maire de Bastia en s'adressant à Gilles Simeoni.
"Mais vous n'avez attendu de vous informer de ces problématiques pour aller protester devant la Mission locale qui est l'un des plus beaux outils que l'on ait mis en œuvre pour venir en aide aux jeunes gens. Vous avez commencé par dire, pour des emplois qui n'existaient pas, que la Mission était l'antre du clientélisme et du clanisme.  Mais moi si j'étais un jeune je me serais quand même dit qu'avant de savoir si c''était calniste ou clientéliste, il m'intéressait de savoir , s'il y avait des emplois au bout. Et vous avez montré du doigt le Département, la Ville où il n'y vait pas un seul emploi d'avenir sinon un ou deux en gestation dont les bénéficiaires n'étaient pas encore désignés."
Et sur un ton soudain plus soutenu : " Sur les emplois d'avenir je n'ai pas du tout apprécié la stigmatisation que vous faisiez par avance de ces emplois en vous portant notamment devant e la Mission locale qui ne mérite d'être montrée du doigt dans ce domaine là."

Le ton monte
Et un peu plus tard : "Ce que vous avez raconté à Bastia à propos des emplois d'avenir était proprement scandaleux."
Les échanges sont alors devenus plus vifs. Le maire à haussé le ton à plusieurs reprises.
Il s'est même emporté lorsque Gilles Simeoni a rappelé qu'il y avait "une délibération de l'assemblée de Corse qui a été votée à l'unanimité des groupes...
- Je n'en rien à faire l'a coupé Emile Zuccarelli
- Dont acte, je demande que l'on m'en donne acte a précisé à son tour Gilles Simeoni
- Une décision de l'assemblée de Corse… 
-  Qui invite les collectivités terroriales à mettre en place des commissions de recrutement assurant la transparence et l'impartialité : si vous n'en avez rien à faire, c'est très bien. J'en prends acte.
- Vous en prenez acte et je vous dis…
- Je demande que cela soit inscrit au PV.
- Nous sommes en train de délibérer au sein du conseil municipal de Bastia et vous essayez de nous contraindre en faisant référence à une délibération de l'assemblée de Corse. je vous dis que l'assemblée de Corse est  souveraine pour ce qui est de l'exercice de ses compétences, elle n'est pas souveraine pour ce qui est de l'exercice des compétences de la ville de Bastia.
Les échanges se sont alors poursuivis dans la confusion puis le maire a mis un terme au débat en passant au vote.
Le rapport a été voté à l'unanimité…
Auparavant l'assemblée communale avait adopté le compte adminisratif 2012, le budget de la régie des parcs et le budget supplémentaire du Vieux-Port et divers autres rapports.
Nous vous en reparlerons.