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A Strada di l’avvene : « L'enjeu, c’est d’instaurer un pacte de confiance autour d'un modèle républicain »


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Samedi 25 Novembre 2017 à 19:36 | Modifié le Dimanche 26 Novembre 2017 - 02:27


Malgré une météo capricieuse, Calvais et Balanins se sont déplacés en nombre au meeting de la liste « La voie de l'avenir, A strada di l'avvene », menée par Jean-Martin Mondoloni candidat aux élections territoriales de décembre. A dix jours du premier tour, le chef de file de la droite régionaliste croit la victoire possible, affiche avec ses colistiers, sa volonté d’en découdre, et concentre ses flèches sur l’Exécutif sortant. L’enjeu clairement exprimé est d’arriver en tête des listes d’opposition. Il appelle, pour cela, à une large mobilisation.


A Strada di l’avvene : « L'enjeu, c’est d’instaurer un pacte de confiance autour d'un modèle républicain »
En pénétrant dans la salle polyvalente de l'école Loviconi à Calvi, comble pour son meeting de campagne, Jean-Martin Mondoloni, leader de la droite régionaliste, arborait un sourire radieux et lâchait avec humour : " si passa qualcosa ". Debout, le public donnait le ton du meeting en lui réservant une ovation ainsi qu'à la quinzaine de candidats présents à ses côtés et au maire de Calvi, Ange Santini, venu soutenir, avec une grande partie de la majorité municipale, la liste  « La voie de l'avenir, A strada di l'avvene ». D'autant que figurent sur cette liste trois Balanins : Jean-Louis Delpoux, Jean-Stéphane Allegrini-Simonetti et "Dumé" Andréani.

Une ligne régionaliste
Le premier, homme de dossiers, adjoint au maire de Calvi, en charge de l'urbanisme, et 5ème sur la liste, ouvre le bal en justifiant son engagement « dans cette grande aventure humaine avec Jean-Martin Mondoloni, homme de conviction et de droiture. Il incarne le renouveau et propose, pour notre île, une ligne politique régionaliste claire qui permettra d'engager la Corse sur la voix de l'avenir autour d'objectifs concrets au sein de la République française ». Jean-Louis Delpoux s'axe, ensuite, sur les priorités qu'impose la mise en place de la Collectivité unique, au 1er janvier 2018, ses 4500 agents et ses ressources sont encore mal définies. « Il nous faudra développer, à la fois, une vision territoriale dans les domaines cruciaux que sont l'économie, l'emploi, l'environnement, l'accès au logement, la précarité, les transports aujourd'hui trop coûteux, l'agriculture avec nos produits identitaires et nos vignobles ». Même s'il insiste sur « la nécessité de développer une vision de proximité », il assure que « du fait de son ancrage sur la microrégion, il ne manquera pas d'intervenir sur tout ce qui touchera à son développement ».

Un choix décisif
Avant de lancer avec force un appel à la mobilisation : « Seules les actions et la volonté importent ! C'est dans cette perspective que j'accompagnerai Jean-Martin et mes collègues avec les valeurs que vous me connaissez et qui me paraissent indispensables pour agir dans l'intérêt collectif. Mais tout cela ne pourra se faire sans vous. Les 3 et 10 décembre prochains, vous serez appelés à faire un choix décisif pour la Corse, un choix qui engagera les générations futures. Je compte sur vous pour voter et faire voter pour la liste "A Strada di l'Avvene" que vous devez placer en tête dès le 1er tour. Alors, toutes les conditions seront réunies pour envisager la victoire au soir du 10 décembre ». Un appel chaudement applaudi.

Une Corse dans la République
Très à l'aide, brillant orateur, rompu aux meetings, le maire de Calvi, Ange Santini, affiche la même détermination, mais avec un trait d'humour en plus, plaisantant sur le fait qu'il était le seul à la tribune à porter une cravate. Revenant un instant sur le parcours qui a été le sien à la tête de la Collectivité territoriale de Corse, il confirme sa décision de tirer un trait sur sa carrière régionale et annonce qu'il dressera prochainement un bilan de ses actions au service de Calvi, de la Balagne et de la Corse. « Je crois qu'il est important de laisser une trace de ce qui a pu être fait, pas tout seul, grâce à Camille, Jean-Martin et toutes celles et ceux qui m'ont accompagné depuis 1998, y compris ceux qui nous ont quittés ». Mais, pour l'heure, estime-t-il, il y a « la nécessité impérieuse à se retrousser les manches. Cette élection n'est pas une élection comme les autres. C'est une élection fondamentale pour l'avenir de la Corse, dans le cadre et uniquement dans le cadre de la République française. La Corse est et demeure largement ancrée et majoritaire dans le cadre de la République française ».

Une alternance possible
La vague nationaliste ? Il n'y croit pas ! « On a parlé en 2015 d'un raz-de-marée qui aurait conduit les Nationalistes à la tête de l'institution régionale. Vous savez en 2010 lorsque Camille et moi avons cessé nos fonctions, Gilles Simeoni avait 11 élus et Jean-Guy Talamoni 4, cela faisait 15. Combien les Nationalistes ont-ils fait d'élus en 2015, avant la répartition de la prime ? Ce qui veut dire que l'union fait la force au second tour. Si vous nous placez en tête au premier tour, nous serons en mesure de proposer un pacte pour la Corse autour d'une union pour remporter les élections territoriales le 10 décembre prochain. C'est l'union qui fait la force », a-t-il martelé. L'enjeu du scrutin, c'est, pour lui, indubitablement l'alternance : « Oui ! L'alternance est possible ! Oui ! On peut envisager au soir du second tour une élection qui porte Jean-Martin à la tête de la présidence de l'Exécutif de Corse. Oui ! C'est un enjeu fondamental ! ». Face à une salle électrisée, Ange Santini invitait les électeurs à se mobiliser pour la Balagne et pour la Corse, avant de reprendre son slogan emprunté à Soeur Emmanuelle : « Yalla, allez y, foncez, il reste 6 jours, arrachez les voix pour Jean-Martin et son équipe ! ».

La voie de la victoire
C'est transcendé par l'intervention d'Ange Santini qu'il a remercié chaleureusement pour cette confiance accordée, ainsi que les Balanins pour leur fidélité, que Jean-Martin Mondoloni a décliné son programme autour de points forts comme la santé, la précarité ou les transports, n'hésitant pas au passage à égratigner les Nationalistes. Mais, sur la voie de l'espérance, la première victoire est déjà le chemin parcouru : « Il a fallu soulever des montagnes pour déjouer les pronostics. Se battre contre l'air du temps contre celles et ceux qui passent leur temps à ironiser. J'ai la conviction que nous sommes à la croisée des chemins ». Rejetant les préjugés et les caricatures, il lance :  « Que l'on cesse de dire qu'il y aurait, d'un côté, les Républicains rétrogrades, et, de l'autre, des Nationalistes modernistes. Tout ça, ce sont des caricatures, l'enjeu de cette élection est de faire tomber cette vision des choses. Il y a certainement des Nationalistes honnêtes et je les respecte. Il y a certainement des Républicains qui ont des convictions chevillées au corps, ils méritent le respect, pas moins, pas plus que les autres. Il y a surtout des hommes et des femmes qui font vivre la démocratie. Et la démocratie doit vivre dans la différence, dès lors que chacun assume cette différence. Oui, j'assume ma différence, mais ça ne fait pas de moi et de ceux qui m'accompagnent de vieux conservateurs, ça fait des femmes et des hommes qui ont la conviction chevillée au corps que la Corse peut et doit trouver son émancipation, son épanouissement dans un modèle républicain affiché ».

L'espoir de la reconquête
Jean-Martin Mondoloni exhorte, ensuite, à son tour, à voter et à faire voter pour mener sa liste à la tête des affaires. « Nous devons dès ce soir, en Balagne, créer les conditions de la reconquête. C'est un jour un peu spécial. Nous allons fêter ensemble deux choses, d'abord si vous êtes d'accord parce que nous sommes le 25 novembre, je voudrais qu'ensemble, nous souhaitions l'anniversaire de Léon et que nous sacrifions à l'exercice qui consiste dès ce soir à faire partir de Balagne l'espoir de la reconquête car, mes amis, je le sais, je le sens, nous allons gagner. Ensemble, d'ici, de la Balagne, nous allons tracer l'espoir qui va nous conduire sur la voie de la victoire, vers la route de l'espérance ».
Le meeting clos, Jean-Martin Mondoloni, ses colistiers présents, Ange Santini et plusieurs élus calvais ont rejoint le stand de départ du 1er Trail in Calvi qui se dispute en nocturne et se poursuit ce dimanche.
 





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