Outre le déménagement au sein du site du Stiletto fin mars, le service de radiothérapie de l'hôpital d'Ajaccio s'est doté de deux nouvelles machines dernière génération
« C’est l’aboutissement d’un gros projet que nous avons mené depuis maintenant plusieurs années ». Dans les couloirs du centre hospitalier d’Ajaccio, le Dr Marie-Aimée Acquaviva, prend ses marques avec satisfaction. Depuis le 30 mars dernier, le service de radiothérapie qu’elle dirige s’est installé au sein du site de la Miséricorde, un an après le déménagement du service d’oncologie. « Nous sommes très contents, même si c’est avec un petit pincement au cœur que nous avons quitté Castelluccio parce que nous y avons travaillé pendant longtemps, cela nous tenait à cœur de pouvoir être tous réunis au sein d’un seul et même établissement », glisse la cheffe de service.
« Nous sommes désormais réunis, et le pôle de cancérologie est enfin complet. Cela va nous permettre non seulement de fluidifier le parcours du patient, de lui apporter plus de confort et de praticité, mais aussi d’avoir une cohésion et une connexion plus facile entre nous, ainsi que des délais de rendez-vous plus rapides », appuie de son côté le Dr Jean-François Berdah, chef du pôle de cancérologie. Cette nouvelle organisation évite désormais aux patients hospitalisés ou qui font de la chimiothérapie en concomitance de leurs séances de radiothérapie de multiplier les déplacements et la fatigue qui va avec. « Et puis, même les examens d’imagerie peuvent également être fait au sein du CHA. Le circuit est beaucoup plus simple pour le patient », se réjouit encore le Dr Marie-Aimée Acquaviva.
Deux nouvelles machines dernière génération
Mais plus qu’un simple déménagement, ce transfert de l’activité de radiothérapie a aussi permis au service de renouveler son parc de machines. « Nous avons deux nouvelles machines de radiothérapie, mais aussi un nouveau logiciel qui nous permet de préparer nos traitements de radiothérapie, et donc de faire tous les calculs nécessaires à la mise en place du traitement. Tout cela a nécessité un travail très important que l’on continue de réaliser », dévoile la cheffe de service de radiothérapie.
« Nous sommes désormais réunis, et le pôle de cancérologie est enfin complet. Cela va nous permettre non seulement de fluidifier le parcours du patient, de lui apporter plus de confort et de praticité, mais aussi d’avoir une cohésion et une connexion plus facile entre nous, ainsi que des délais de rendez-vous plus rapides », appuie de son côté le Dr Jean-François Berdah, chef du pôle de cancérologie. Cette nouvelle organisation évite désormais aux patients hospitalisés ou qui font de la chimiothérapie en concomitance de leurs séances de radiothérapie de multiplier les déplacements et la fatigue qui va avec. « Et puis, même les examens d’imagerie peuvent également être fait au sein du CHA. Le circuit est beaucoup plus simple pour le patient », se réjouit encore le Dr Marie-Aimée Acquaviva.
Deux nouvelles machines dernière génération
Mais plus qu’un simple déménagement, ce transfert de l’activité de radiothérapie a aussi permis au service de renouveler son parc de machines. « Nous avons deux nouvelles machines de radiothérapie, mais aussi un nouveau logiciel qui nous permet de préparer nos traitements de radiothérapie, et donc de faire tous les calculs nécessaires à la mise en place du traitement. Tout cela a nécessité un travail très important que l’on continue de réaliser », dévoile la cheffe de service de radiothérapie.
Un virage technologique que confirme Rashid Oozer, physicien médical. « Ce sont des accélérateurs de particules qui sont des machines nouvelle génération par rapport à ce que nous avions sur le centre hospitalier de Castelluccio. Ces machines permettent de réaliser les traitements les plus avancés que l’on peut trouver sur le continent et qui permettent d’épargner les organes à risque et d’épargner les tumeurs. La différence avec les anciennes machines c’est la précision. On peut faire de nouveaux types de traitement beaucoup plus pointus grâce à la précision mécanique ces appareils », détaille-t-il.
Limiter au maximum les déplacements vers le continent
Derrière ces équipements, c’est toute une infrastructure numérique qui a également été repensée. « C’était un grand défi », confie Julien Léon, chef de projet applicatif chargé de piloter le transfert en reprenant : « Un service de soins classiques utilise trois ou quatre applications. Ici, ce sont plus de 20 applications qui sont utilisées par le service au bénéfice du patient. Nous n’avons pas récupéré grand-chose en termes d’équipements de Castelluccio. Tout est nouveau, des accélérateurs jusqu’aux postes de travail. Et nous avons aussi équipé le service de nouveaux logiciels qui permettent par exemple de contourer de manière plus précise les tumeurs des patients. Ce sont des outils essentiels, car ce sont eux qui permettent de délivrer la bonne dose de radiation aux patients ». En outre, le service s’est aussi doté de dispositifs renforcés en matière d’identitovigilance. « Un système de badge nominatif est remis au patient dès sa première séance. Cela permet de s’assurer, à chaque étape, que le bon traitement est administré à la bonne personne », précise-t-il.
Limiter au maximum les déplacements vers le continent
Derrière ces équipements, c’est toute une infrastructure numérique qui a également été repensée. « C’était un grand défi », confie Julien Léon, chef de projet applicatif chargé de piloter le transfert en reprenant : « Un service de soins classiques utilise trois ou quatre applications. Ici, ce sont plus de 20 applications qui sont utilisées par le service au bénéfice du patient. Nous n’avons pas récupéré grand-chose en termes d’équipements de Castelluccio. Tout est nouveau, des accélérateurs jusqu’aux postes de travail. Et nous avons aussi équipé le service de nouveaux logiciels qui permettent par exemple de contourer de manière plus précise les tumeurs des patients. Ce sont des outils essentiels, car ce sont eux qui permettent de délivrer la bonne dose de radiation aux patients ». En outre, le service s’est aussi doté de dispositifs renforcés en matière d’identitovigilance. « Un système de badge nominatif est remis au patient dès sa première séance. Cela permet de s’assurer, à chaque étape, que le bon traitement est administré à la bonne personne », précise-t-il.
Au-delà de la modernisation, c’est donc un véritable saut qualitatif qui se dessine pour les patients, avec une volonté claire de limiter au maximum les déplacements vers le continent. « Dans certains cas, cela peut encore arriver, mais nous sommes en train de développer ce que l’on appelle le surfacing avec la technique d’asservissement respiratoire, pour tout ce qui concerne le traitement des cancers du sein gauche », explique le Dr Acquaviva. « Nous développons aussi la radiothérapie stéréotaxique qui est une technique de radiothérapie où on va pouvoir cibler de toutes petites lésions avec des doses très importantes par séance et d’épargner les tissus autour de la tumeur. Aujourd’hui, pour qu’ils puissent recevoir ce type de traitement de façon optimale nous devons adresser nos patients à nos confrères du continent. À horizon 2027, nous pourrons développer cela ici, le temps de développer cette technique et de prendre en charge le patient dans sa globalité. Au final de moins en moins de cas nécessiteront de partir sur le continent ».
En parallèle, l’installation d’un TEP scan, ô combien attendu, devrait prochainement venir encore renforcer l’offre de soins et affiner les diagnostics. Si bien que si aujourd’hui, le service de radiothérapie du centre hospitalier d’Ajaccio prend en charge environ 450 patients par an, ce chiffre est appelé à augmenter de façon significative dans les années à venir. Une évolution qui s’inscrit dans une réalité plus large puisque ce sont désormais près de 2 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en Corse. Un nombre en progression constante ces dernières années.
En parallèle, l’installation d’un TEP scan, ô combien attendu, devrait prochainement venir encore renforcer l’offre de soins et affiner les diagnostics. Si bien que si aujourd’hui, le service de radiothérapie du centre hospitalier d’Ajaccio prend en charge environ 450 patients par an, ce chiffre est appelé à augmenter de façon significative dans les années à venir. Une évolution qui s’inscrit dans une réalité plus large puisque ce sont désormais près de 2 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en Corse. Un nombre en progression constante ces dernières années.
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