Il y avait encore foule, ce mercredi matin, dans la salle d’audience du tribunal judiciaire d’Ajaccio, pour la traditionnelle audience solennelle de rentrée. Un temps fort de la vie judiciaire qui a réuni magistrats, avocats et représentants de l’État et des collectivités, parmi lesquels le préfet de Corse Éric Jalon, la première présidente de la Cour d’appel de Bastia, Hélène Davo, ainsi que les responsables des forces de sécurité intérieure.
Présidée par Sophie Boyer, la cérémonie a permis de dresser le bilan de l’année judiciaire écoulée et d’esquisser les perspectives pour l’année à venir. Une rentrée placée sous le signe de la gravité, dans un contexte marqué par une recrudescence de faits d’une extrême violence. Prenant la parole, le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, est revenu sur « une fin d’année 2025 et un début d’année 2026 marqués par des événements d’une violence extrême », évoquant notamment l’assassinat d’Alain Orsoni ainsi que l’attaque perpétrée en plein centre-ville d’Ajaccio à la fin de l’année dernière par un individu d’origine sénégalaise.
En 2025, 4,5 millions d’euros d’avoirs criminels ont ainsi été saisis en Corse
Pour le magistrat, 2025 restera une année « charnière », « sans retour en arrière possible » dans la lutte contre la criminalité organisée, avec la mise en place du Praco — le pôle régional anticriminalité organisée — et l’entrée en fonction du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). « Les priorités de l’action publique demeurent la criminalité organisée, les incendies volontaires, les extorsions, mais aussi les saisies d’avoirs criminels » a-t-il martelé. En 2025, 4,5 millions d’euros d’avoirs criminels ont ainsi été saisis en Corse.
En 2025, 4,5 millions d’euros d’avoirs criminels ont ainsi été saisis en Corse
Pour le magistrat, 2025 restera une année « charnière », « sans retour en arrière possible » dans la lutte contre la criminalité organisée, avec la mise en place du Praco — le pôle régional anticriminalité organisée — et l’entrée en fonction du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). « Les priorités de l’action publique demeurent la criminalité organisée, les incendies volontaires, les extorsions, mais aussi les saisies d’avoirs criminels » a-t-il martelé. En 2025, 4,5 millions d’euros d’avoirs criminels ont ainsi été saisis en Corse.
Autre axe majeur de mobilisation : la lutte contre les trafics de stupéfiants. Depuis dix ans, les condamnations en la matière ont augmenté de 350 % dans la juridiction ajaccienne. Le procureur s’est dit particulièrement préoccupé par « la banalisation de la consommation de cocaïne chez les plus jeunes, trop souvent associée, à tort, à la fête », appelant à un renforcement des actions de prévention sanitaire. À l’échelle nationale, près de 200 000 personnes vivraient aujourd’hui du trafic de stupéfiants, pour un chiffre d’affaires estimé à 7 milliards d’euros. Le parquet entend également poursuivre son action contre la délinquance du quotidien, avec une attention particulière portée aux violences intrafamiliales, qui représentent désormais près de 15 % du contentieux pénal traité en 2025.
Enfin, sur le plan civil, la présidente Sophie Boyer a souligné une augmentation notable de l’activité : plus de 4 000 dossiers sont actuellement en cours de traitement, contre environ 3 500 l’an dernier à la même époque. Le nombre d’affaires pénales enregistrées par le parquet a, quant à lui, progressé de 5 %. La présidente s’est enfin félicitée de l’essor spectaculaire — plus 40 % — de la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, dite du « plaider-coupable », permettant un traitement plus rapide et plus efficace de certains dossiers.
Enfin, sur le plan civil, la présidente Sophie Boyer a souligné une augmentation notable de l’activité : plus de 4 000 dossiers sont actuellement en cours de traitement, contre environ 3 500 l’an dernier à la même époque. Le nombre d’affaires pénales enregistrées par le parquet a, quant à lui, progressé de 5 %. La présidente s’est enfin félicitée de l’essor spectaculaire — plus 40 % — de la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, dite du « plaider-coupable », permettant un traitement plus rapide et plus efficace de certains dossiers.
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