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Une charte pour s’engager à trier les déchets d'activités de soins à risques infectieux


Laurina Padovani le Lundi 23 Septembre 2019 à 20:42

Halte aux Dasri sauvages ! Le tri des déchets d'activités de soins à risques infectieux produits par les particuliers, longtemps resté un problème environnemental et sanitaire, semble aujourd’hui avoir trouvé un début de solution. Les responsables de l’éco-organisme DASTRI, en charge de la collecte de ces déchets étaient à Ajaccio lundi pour signer une convention. Les 11 signataires, dont l’ARS, l’association des diabétiques, le Syvadec et des professionnels de santé notamment sont tombés d’accord sur la nécessité de collecter davantage. La Corse est en effet la mauvaise élève de la France avec 46 % de Dasri récupérés contre 83 % au niveau national.




Les responsables de l'éco-organisme DASTRI et l'assciation des diabétiques de Corse mobilisés pour l'augmentation de la collecte des DASRI - Copyright : Michel Luccioni
Les responsables de l'éco-organisme DASTRI et l'assciation des diabétiques de Corse mobilisés pour l'augmentation de la collecte des DASRI - Copyright : Michel Luccioni
Devenir éco-responsable. Un message de plus en plus véhiculé depuis quelques années. Utiliser moins d’eau. Opter pour des sacs réutilisables pour faire ses courses, mais aussi trier ses déchets. Et parmi nos déchets, on retrouve les déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI). Aiguilles, seringues, lancettes, stylos, cathéters sont la cause de nombreux accidents sanitaires. C’est pour prévenir ce danger de santé publique qu’une charte d’engagement a été signée cet après-midi à Ajaccio, dans les locaux de l’ARS de Corse. Les 11 acteurs de la filière DASRI-PAT en Corse étaient réunis sous l’égide de la société DASTRI. Depuis 2011, la collecte pour les particuliers est organisée par cet éco-organisme agréé par les pouvoirs publics. Parmi les parties prenantes de cette signature, les responsables de l’association des Diabétiques de Corse, à l’origine de l’implantation de cette action en Corse étaient venues réaffirmer leur implication.  
« Lorsque je tombe malade en 2011, il n’y avait pas de filière de collecte, se rappelle Rose-Marie Pasqualaggi, présidente de l’association. Pourtant dès que j’ai été informée de la mise en place de la récupération de ces déchets en 2012, j’ai tout de suite contacté l’ARS. 2 ans plus tard, la collecte est mise en place »

Mais en 2014 peu de personnes se mobilisent. Faute de connaissance du fait du manque de communication. Depuis, les chiffres ont largement augmenté. Mais l’actuelle convention ambitionne le déploiement de l’information auprès du plus grand nombre.
« Aujourd’hui, nous souhaitons renforcer l’engagement partagée avec l’ensemble des acteurs du territoire assure Laurence Bouret, déléguée générale de DASTRI. Les professionnels de santé, au premier titre desquels les pharmaciens, les médecins et les infirmiers mais également les collectivités locales doivent participer à faire connaitre ce service de proximité. L’ARS, qui nous accompagne dans cette démarche, peut également contribuer à inscrire ce sujet dans le parcours en santé des patients par le biais des programmes d’éducations thérapeutiques qui permettent aux patients de s’informer et de prendre conscience Del ‘importance de leur implication. »   

 

Une augmentation du tri significative

Les boîtes sont disponibles gratuitement dans certaines pharmacies et sur le site du DASTRI - Copyright : Michel Luccioni
Les boîtes sont disponibles gratuitement dans certaines pharmacies et sur le site du DASTRI - Copyright : Michel Luccioni
Parmi la quinzaine de personnes présente à cette réunion, le constat a été unanime : la Corse a nettement progressée.  De 21 % en 2016, le pourcentage de DASRI collectés est monté à 48 % en 2018.Des chiffres qui confirment le fait que la Corse devient de plus en plus responsable.
« Cette augmentation est indéniable, se réjouit Joseph Magnavacca. directeur de la santé publique et du médico-social.  Elle est due entre autre au fait que cette collecte est totalement gratuite. Mais il faut aussi relever le fait qu’elle est simple et très sécurisée. La marge de progression est importante mais les chiffres peuvent encore augmenter. »

Une collecte simplifiée en effet. Les patients, 8444 recensés en Corse, reçoivent gratuitement leurs boîtes de collecte chez eux ou peuvent les retirer dans les 135 pharmacies partenaires. Des boîtes qui peuvent contenir jusqu’à 12 familles de produits différents dont les autos piqueurs ou les stylos à aiguille, utilisés par les diabétiques, premiers consommateurs. Ils vont ensuite dans les centres de collecte, uniquement des pharmacies qui récupèrent les déchets. Toutes les officines sont habilitées à la récupération. En Corse, 119 participent à ce travail de ramassage. Une belle augmentation puisqu’en 2016, seulement 66  d’entre elles étaient des points de collecte. De janvier à août 2019, plus de 6500 boîtes ont été distribuées.
« Nous voyons de plus en plus de personnes nous demander des boîtes, surtout des personnes atteintes de diabète, constate Tania, conditionneuse à la pharmacie de la plaine de Peri. Nous collaborons avec DASRI depuis un an. Ils nous envoient des cartons. Chacun peut contenir une quinzaine de boîtes d’1,5L. Lorsqu’ils sont pleins, je contacte DASRI par mail et ils m’envoient un collecteur. Je peux appeler quand je veux, il n’y a pas de rendez-vous imposés. »
Une spécificité insulaire.  Au niveau national, 4 collectes sont organisés chaque année avec des dates fixées à l’avance. La Corse, considérée comme zone prioritaire par l’éco-organisme nécessite une plus grande flexibilité.
Les déchets sont ensuite récupérés et traités par la société SANICORSE, seule entreprise à proposer ce traitement sur l’île. Son responsable, également présent à la signature de la charte, à tout intérêt lui aussi à voir ce mécanisme se développer.
«  Nous traitons tous les DASRI de Corse confirme Olivier Seux, directeur de SANICORSE. Ils proviennent des hôpitaux, des cliniques.  Mais nous traitons aussi les collectes du DASTRI. Même si le traitement des déchets des particuliers ne représente que 2 % de notre activité, il n’est pas à négliger. Nous avons constaté une nette progression. Nous sommes passés d’1, 2 tonne en 2017 à 1, 862 en 2018.   »

Malgré ces très bons chiffres, la Corse est toujours en retard par rapport au reste de la France. 46 % de Dasri récupérés contre 83 % sur le continent. Un gros travail de communication et de collecte reste donc encore à faire.  

www.dastri.fr
www.lesdiabetiquesdecorse.com
 




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