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Territoriales : Etre largement en tête au soir du 1er tour, c’est l’enjeu pour Gilles Simeoni


Nicole Mari le Vendredi 18 Juin 2021 à 11:06

Pour son dernier meeting à Bastia à 72 heures du scrutin des territoriales, Gilles Simeoni et sa liste Fa populu Inseme ont réaffirmé, dans un Mantinum comble, l'enjeu de cette élection : le choix entre le retour en arrière ou la confiance dans le chemin de paix, de démocratie et d’émancipation tracé depuis 2014. Tous les orateurs ont martelé la nécessité d’arriver largement en tête dimanche soir et lancé un appel à la mobilisation générale.



Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse, leader de Femu a Corsica, chef de file de la liste Fa populu Inseme pour les élections territoriales des 20 et 27 juin.
Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse, leader de Femu a Corsica, chef de file de la liste Fa populu Inseme pour les élections territoriales des 20 et 27 juin.
C'est comme à son habitude à Bastia, là où tout a commencé, que Gilles Simeoni clôt sa campagne dans le lieu emblématique, le Mantinum, ce théâtre de verdure au pied du Palais des gouverneurs, une des nouvelles réalisations de la mandature municipale nationaliste. « Le Mantinum, le lieu que nous avions rêvé avec un certain Gilles Simeoni », se réjouit Pierre Savelli, le maire de Bastia qui ouvre le bal face à un parterre comble et chauffé à bloc au son de Corsica Meia, l’hymne de la campagne. Sur les gradins, les militants venus de toute la région bastiaise et surtout de nombreux jeunes. L’ambiance, toujours aussi enthousiaste, est celle des grands soirs, de ces veilles de batailles décisives qui, depuis 2014, engrangent les victoires. Chaque combat s’est démarqué des autres, le contexte et les partenaires évoluent, mais l’objectif reste le même : gagner franchement, sans aucune équivoque, pour poursuivre la tâche commencée en 2014 et la concrétiser dans la nouvelle mandature. Si aucune élection n’est gagnée d’avance, Gilles Simeoni sait qu’il part en pôle position dans une Corse où les Nationalistes, toutes tendances confondues, sont devenus largement majoritaires après le raz-de-marée de 2017, et où l’enjeu n’est plus vraiment de savoir gagner, mais comment gagner. Pourtant, les mots restent les mêmes, celui d’un combat à poursuivre sans relâche et d’un choix de société : « Cette élection n'est pas n'importe quelle élection. Cette élection est essentielle pour la Corse et les Corses. C’est la plus importante que celle que nous avons eu à mener ».

Une autre vision
Le choix de société, c’est bien l’enjeu pour Pierre Savelli qui n’a pas du tout apprécié les propos de l’adversaire déclaré, Laurent Marcangeli sur Bastia : « Notre île et notre ville de Bastia méritent une autre vision que celle de Laurent Marcangeli. Je vous demande ce que Laurent Marcangeli aurait pu faire sur un terrain de 2 hectares urbanisables pour essayer de mettre fin au prétendu déclin de Bastia, peut-être une résidence de luxe ou un énième centre commercial. Nous refusons le béton et l'artificialisation des sols comme modèle de développement. Les Corses vont faire confiance à Gilles, un homme intègre, d'ouverture », lance-t-il, confiant. A peine débarqué de Paris, Le député de Bastia, Michel Castellani, ironise : « Ils disent qu'il faut être pragmatique, mais ils parlent de leur pragmatisme à eux ! Ils nous reprochent de n'avoir rien fait pendant 5 ans ce qu'eux ont été incapables de faire en 50 ans ! Ils nous donnent des leçons ! Ils étaient où pour les combats de ce peuple ? Ils se sont battus pour l'université ? Non ! Ils ont été là pour les boues rouges ? Non ! Ils se sont battus pour les arrêtés Miot ? Non ! Si j’avais été à l’Assemblée nationale pour les Arrêtés Miot, vous croyez que je me serais tu et que j’aurais laissé passer sans rien dire ? Non ! ».

Pas de retour en arrière !
C’est bien l’avis de Nanette Maupertuis qui pointe une autre carence des listes adverses, leur « oubli » de l’Europe et la Méditerranée, de l’importance pour la Corse de s’ouvrir vers l’extérieur. « Peu de latitude ont été laissés aux régions où aux nations sans Etat. Nous ne sommes jamais résignés à cela ! Notre mandature a permis une avancée décisive sur bien des plans. Nous nous sommes battus pour que nous puissions travailler directement avec la Sardaigne, les Baléares, la Toscane, la Ligurie, aujourd’hui le Pays basque, sans passer par Paris. Le candidat, qui s’est le plus battu pour garder et élargir les liens avec l'Europe, c’est Gilles Simeoni. Et l’Europe, c’est essentiel pour la relance économique, mais aussi pour continuer à être ce que nous sommes ». Lauda Guidicelli le martèle avec fougue : « Nous n'allons pas laisser notre pays entre les mains d’archaïsmes qui, pendant des décennies, ont voulu nous faire croire qu’ils étaient les seules possibilités pour la Corse et qui, en réalité, n’ont cherché qu’à annihiler ce que nous sommes : un peuple fier de sa langue, de son histoire, son identité et surtout un peuple debout. Un choix s'offre à nous : le retour en arrière ou ce que nous proposons. Je m'étonne d'entendre nos opposants dire qu'on n'a rien fait en 5 ans, alors qu’ils sont tous ce que les Corses ont refusé en 2015 et 2017. Nous ne retomberons pas dans un système gangréné ! Nous sommes convaincus que le chemin de la paix, de la démocratie et de l'émancipation du peuple corse est le bon ! ». A sa suite, les jeunes scandent d’une seule voix : « La seule liste dont la Corse a besoin, c’est celle de Gilles Simeoni. Il ne peut y avoir de retour en arrière ! ».

Le sens de l’élection
C’est bien l’enjeu que Gilles Simeoni, visiblement épuisé, mais confiant, présente au peuple : « Nous sommes à un moment charnière de notre histoire, les difficultés économiques, sociales, l'angoisse de la jeunesse, les villages qui risquent de mourir, la dépossession, la spéculation foncière, les inquiétudes pour l’emploi, la vie chère… Nous le vivons tous.... Sommes-nous plus heureux aujourd'hui qu'il y a 5 ans ? Peut-être pas ! Change-t-on un pays en 5 ans et demi, non ! Allons-nous gagner cette élection ? Oui ! ». Et il assure : « Nous sommes un peuple debout ! Notre avenir, nous allons le construire parce que personne ne nous empêchera d’aller vers ce chemin de liberté. C’est cela le sens de l’élection dimanche prochain. Ce n’est pas une élection comme une autre ! Nous allons la gagner parce que nous sommes un peuple, que nous sommes debout, que nous sommes vivants ! Nous sommes prêts ... ». Et son dernier mot : « Si vous nous mettez très haut au soir du 1er tour, ce sera la plus belle leçon démocratique que vous donnerez à ceux qui disent qu'il n'y a pas de peuple corse, mais des résidents. Il reste deux jours, allez convaincre et arracher les votes, allons et vainquons ! ».

N.M.

Gilles Simeoni : « Nous sommes prêts ! »,

 



 
















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