Tennis : Lola Tremellat, la jeune prodige corse
– Un mot sur votre récompense ?
– Ça fait plaisir, parce que c’est le travail que je fais au quotidien. Bien sûr, on gagne des compétitions, mais c’est toujours gratifiant que les gens reconnaissent les efforts fournis chaque jour pour tous les sportifs. Oui, ça fait vraiment plaisir.
– Ce qui a émergé de cette cérémonie des trophées du sport, c’est de voir qu’en dépit de moyens plus faibles que dans d’autres régions, les clubs insulaires parviennent à former des sportifs de très bon niveau.
– C’est vrai. Je ne passe pas beaucoup de temps dans mon club, mais dès que je rentre, je joue au maximum au Tennis Club de Costa Verde. Je m’entraîne à plein temps à Poitiers, dans une structure privée. Depuis septembre, j’ai passé quatre mois complets sans rentrer. En Corse, la principale difficulté reste l’isolement. Pour certains sports, ça peut aller, mais au tennis, plus on grandit, plus il devient compliqué de trouver des partenaires, surtout chez les filles.
– Quand on voit vos performances, on ne se rend pas forcément compte du niveau d’investissement, à la fois sportif et personnel.
– Ça demande énormément d’investissement, déjà sur le plan financier, de la part de mes parents. Ils doivent aussi accepter de me laisser partir et me faire confiance. Être loin de ma famille, loin de chez moi, c’est un manque. Après, j’aime bien partir, j’aime cette vie-là. J’y suis habituée depuis l’âge de huit ans. Mes coachs donnent aussi beaucoup d’énergie et savent s’adapter aux joueuses.
– Comment vous organisez-vous avec vos études ?
– Je suis au CNED, avec des cours à distance. J’ai aussi deux professeurs particuliers qui m’accompagnent. Ça se passe bien, car ça nous permet de travailler quand on a du temps, d’anticiper le travail et de ne pas prendre de retard. En période de compétition, c’est une aide précieuse.
– Depuis l’âge de quatre ans, aviez-vous déjà cette volonté de devenir professionnelle, ou est-ce venu avec l’évolution de votre niveau ?
– C’est plutôt venu avec les performances. J’ai été rapidement intégrée au haut niveau. J’ai été repérée par la ligue à six ans et j’ai commencé mes premiers déplacements à huit ans. Forcément, voir les résultats arriver et le niveau de jeu progresser donne l’envie et l’énergie pour continuer.
– À partir de quand vous êtes-vous dit que c’était le moment de vous investir à plein temps pour espérer devenir professionnelle ?
– Surtout cette année. Entre 14 et 17 ans, c’est une période clé où il faut vraiment performer. Bien sûr, il y a toujours des opportunités avant ou après, mais c’est là que tout se joue. Il faut réussir à concilier les études, qu’il ne faut pas négliger, et un volume d’entraînement suffisant. Trouver le bon équilibre est essentiel.
– Comment faites-vous pour y parvenir ?
– Je m’entraîne beaucoup : quatre heures de tennis par jour, une heure de préparation physique, et environ deux heures de scolarité. Les journées se terminent souvent tard avec la récupération, les étirements, les séances de kiné et la préparation mentale. Ce sont des journées très chargées, avec une organisation quotidienne bien en place.
– Êtes-vous suffisamment aidée dans ce parcours ?
– Oui. Le CNED envoie régulièrement des messages d’encouragement, car ils savent que ce n’est pas simple. Cette année, je passe le brevet, il faut donc réussir à réviser sans trop penser au tennis. Côté partenaires, Wilson me fournit du matériel et m’accorde des réductions. La fédération, la ligue et le club apportent aussi leur soutien. L’encadrement est bon, surtout pour les jeunes en Corse, qui sont plus isolés et doivent se déplacer en permanence sur le continent pour les compétitions, ce qui représente des contraintes supplémentaires.
- Quelle est votre ambition ?
Être numéro un mondiale, gagner le plus de tournois du Grand Chelem possible, et vivre de ma passion en jouant au tennis.
– Ça fait plaisir, parce que c’est le travail que je fais au quotidien. Bien sûr, on gagne des compétitions, mais c’est toujours gratifiant que les gens reconnaissent les efforts fournis chaque jour pour tous les sportifs. Oui, ça fait vraiment plaisir.
– Ce qui a émergé de cette cérémonie des trophées du sport, c’est de voir qu’en dépit de moyens plus faibles que dans d’autres régions, les clubs insulaires parviennent à former des sportifs de très bon niveau.
– C’est vrai. Je ne passe pas beaucoup de temps dans mon club, mais dès que je rentre, je joue au maximum au Tennis Club de Costa Verde. Je m’entraîne à plein temps à Poitiers, dans une structure privée. Depuis septembre, j’ai passé quatre mois complets sans rentrer. En Corse, la principale difficulté reste l’isolement. Pour certains sports, ça peut aller, mais au tennis, plus on grandit, plus il devient compliqué de trouver des partenaires, surtout chez les filles.
– Quand on voit vos performances, on ne se rend pas forcément compte du niveau d’investissement, à la fois sportif et personnel.
– Ça demande énormément d’investissement, déjà sur le plan financier, de la part de mes parents. Ils doivent aussi accepter de me laisser partir et me faire confiance. Être loin de ma famille, loin de chez moi, c’est un manque. Après, j’aime bien partir, j’aime cette vie-là. J’y suis habituée depuis l’âge de huit ans. Mes coachs donnent aussi beaucoup d’énergie et savent s’adapter aux joueuses.
– Comment vous organisez-vous avec vos études ?
– Je suis au CNED, avec des cours à distance. J’ai aussi deux professeurs particuliers qui m’accompagnent. Ça se passe bien, car ça nous permet de travailler quand on a du temps, d’anticiper le travail et de ne pas prendre de retard. En période de compétition, c’est une aide précieuse.
– Depuis l’âge de quatre ans, aviez-vous déjà cette volonté de devenir professionnelle, ou est-ce venu avec l’évolution de votre niveau ?
– C’est plutôt venu avec les performances. J’ai été rapidement intégrée au haut niveau. J’ai été repérée par la ligue à six ans et j’ai commencé mes premiers déplacements à huit ans. Forcément, voir les résultats arriver et le niveau de jeu progresser donne l’envie et l’énergie pour continuer.
– À partir de quand vous êtes-vous dit que c’était le moment de vous investir à plein temps pour espérer devenir professionnelle ?
– Surtout cette année. Entre 14 et 17 ans, c’est une période clé où il faut vraiment performer. Bien sûr, il y a toujours des opportunités avant ou après, mais c’est là que tout se joue. Il faut réussir à concilier les études, qu’il ne faut pas négliger, et un volume d’entraînement suffisant. Trouver le bon équilibre est essentiel.
– Comment faites-vous pour y parvenir ?
– Je m’entraîne beaucoup : quatre heures de tennis par jour, une heure de préparation physique, et environ deux heures de scolarité. Les journées se terminent souvent tard avec la récupération, les étirements, les séances de kiné et la préparation mentale. Ce sont des journées très chargées, avec une organisation quotidienne bien en place.
– Êtes-vous suffisamment aidée dans ce parcours ?
– Oui. Le CNED envoie régulièrement des messages d’encouragement, car ils savent que ce n’est pas simple. Cette année, je passe le brevet, il faut donc réussir à réviser sans trop penser au tennis. Côté partenaires, Wilson me fournit du matériel et m’accorde des réductions. La fédération, la ligue et le club apportent aussi leur soutien. L’encadrement est bon, surtout pour les jeunes en Corse, qui sont plus isolés et doivent se déplacer en permanence sur le continent pour les compétitions, ce qui représente des contraintes supplémentaires.
- Quelle est votre ambition ?
Être numéro un mondiale, gagner le plus de tournois du Grand Chelem possible, et vivre de ma passion en jouant au tennis.
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