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Société des Sciences de la Corse : "Jean-Henri Fabre, le mathématicien devenu naturaliste"


Rédigé par le Mardi 22 Septembre 2015 à 00:11 | Modifié le Mardi 22 Septembre 2015 - 00:24


Dans le cadre de son cycle de conférences en partenariat avec la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, la Ville d’Ajaccio présente la conférence : « Jean-Henri Fabre en Corse : La conversion du mathématicien en naturaliste. »


Cette conférence présentée le 25 septembre à la Bibliothèque Patrimoniale autour de Jean Henri Fabre, sera animée par Alain Gautier, agrégé de l'université, docteur en géologie, hydrogéologue agréé.
«Un grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s'exprime en poète », c'est ainsi que Jean Rostand qualifie Jean-Henri Fabre
« Fabre a 25 ans lorsqu’il est nommé professeur au collège d’Ajaccio (il est né le 21 décembre 1823 à Saint Léon du Lévézou dans l’Aveyron), 30 quand il quitte la Corse pour Avignon.
Il est  nommé, le 22 janvier 1849, comme professeur de physique au collège d’Ajaccio.
C’est donc un jeune enseignant dument diplômé qui arrive en Corse pour enseigner la Physique [….]
Jean Henri Fabre sait déjà qu’il est plus attiré par les Sciences naturelles que par les mathématiques, mais  la lecture des « souvenirs entomologiques » parait indiquer qu’en 1871, vingt ans après avoir quitté l’île, Jean Henri Fabre affirme que c’est bien en Corse que l’orientation future de ses recherches a vu le jour.
En 1853, il écrira à Moquin-Tandon pour lui confirmer qu’il va faire une thèse de sciences naturelles. Il abandonne en même temps l’idée de préparer l’agrégation de mathématiques, préparation qui était l’une des raisons invoquées pour quitter l’île.
C’est donc bien dans l’île de Beauté que la vocation naturaliste s’est affirmée, quand bien même et 
paradoxalement, il répète à plusieurs reprises  dans ses courriers à Requien, sa volonté farouche de vouloir revenir sur le continent, et cela dès la première année de sa présence dans l’île.
Après le mont Ventoux : les plages,  les forêts de la Corse et les sommets vont lui fournir un cadre idéal qui lui fera sans doute oublier momentanément  son désir de rentrer dans le Comtat-Venaissin.
Il n’a, semble-t-il, laissé que très peu de  souvenirs chez ses contemporains en Corse. Et il est aujourd’hui  ignoré de la ville où le professeur de physique  se serait définitivement  converti aux Sciences naturelles et surtout à l’observation naturaliste avec le succès international que l’on sait.
Au vingtième siècle, une plaque de marbre est apposée le 30 juin 1927 au collège Fesch. Située aujourd’hui au premier étage de la galerie de peinture du Palais Fesch, elle rappelle son passage en ces lieux alors qu’à ce même étage étaient situées certaines des salles de classe du collège Fesch, dont le laboratoire de physique.Puisse cette conférence et le petit livre qui parait aujourd’hui sur le séjour de J.H. Fabre à Ajaccio raviver le souvenir du jeune naturaliste qui a fait une partie de ses gammes dans l’île de Beauté, il y a maintenant plus de cent soixante ans. »




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