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Sant’Andria : à l'origine, un rite de protection en Corse


Philippe Jammes le Lundi 29 Novembre 2021 à 19:14

Dans le cadre de A Festa di a lingua corsa, la bibliothèque patrimoniale Tommaso Prelà à Bastia accueillait ce lundi soir Pierre-Jean Luccioni pour évoquer la fête de la Sant’ Andria dans la tradition corse.



« Il faut remettre cette fête, comme d’autres, dans le contexte des calendriers païens de l’époque qui ont été christianisés aujourd’hui » explique l’ancien journaliste emblématique de FR3 et écrivain Pierre-Jean Luccioni.
« Cette fête ne venait par hasard mais parce qu’il se passait quelque chose d’important dans la vie rurale.
Par exemple pour la Sant’ Antone, le 17 janvier, mois où les brebis mettaient bas, les bergers suivaient un rite pour avoir des agneaux en bonne santé. Même phénomène à Pâques où ils donnaient un rameau d’olivier béni aux brebis pour éloigner le mauvais esprit.
En fait il s’agissait de rites de protection.


Et pourquoi Sant’ Andria ? Cela marquait la fin de l’automne et l’arrivée de l’hiver, d’une saison dure, difficile, parfois synonyme de famine, de peur. Une saison aussi où selon les rites païens
les morts revenaient visiter les vivants.
Dans un contexte païen, on disait que les portes s’ouvraient et les morts revenaient visiter les vivants. Et ces morts, il fallait bien les recevoir et la symbolique de cette réception des morts c’était d’envoyer les enfants quémander de la nourriture pour leur donner.



Pour remettre les choses dans leurs contextes, les villages étaient peuplés à l’époque et il fallait perpétuer les traditions. Jusque dans les années 50 on fêtait Sant’ Andria. Ce soir-là les enfants partaient dans les ruelles du village, tapaient aux portes avec un bâton et chantaient une chanson. Si la famille ouvrait la porte et donnait de la nourriture on leur souhaitait alors bonne année et prospérité et si la porte restait close où si les gens ne donnaient rien, on les insultait !

A la fin de leur défilé, les enfants partageaient la nourriture. En fait il fallait sacrifier à ces rites pour éloigner les esprits maléfiques »

Linda Piazza, directrice de la bibliothèque Prela, Pierre-Jean Luccioni et Philippe Peretti, adjoint au maire de Bastia, délégué au patrimoine.
Linda Piazza, directrice de la bibliothèque Prela, Pierre-Jean Luccioni et Philippe Peretti, adjoint au maire de Bastia, délégué au patrimoine.














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