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Réveil en fanfare du GFCA face à Nice (3-1) : Une belle leçon de réalisme


Rédigé par José Fanchi le Samedi 24 Octobre 2015 à 20:57 | Modifié le Dimanche 25 Octobre 2015 - 12:20


Les supporters du GFCA ne manquent pas d’humour. Samedi soir, derrière les buts, ils avaient accroché une immense banderole avec pour message : « n’attendez pas la pluie pour mouiller le maillot ! «


(Photos Marcu-Antone Costa)
(Photos Marcu-Antone Costa)
Et fort heureusement il ne pleuvait pas sur Mezzavia. Il faut croire que la « flachine » marche bien en pareil cas ! Les Ajacciens n’ont même pas eu le temps de le mouiller leur maillot. En moins de temps qu’il n’en faut à l’arbitre pour donner le coup d’envoi, Clément Maury expédiait le ballon vers le centre. Le rebond fut judicieusement exploité par Pujol qui surprenant Barbosa, adressa d’une volée du pied droit et trompait magistralement le portier niçois. Une entrée en matière comme on les aime, véritable booster d’une attaque ajaccienne qui  se montrait euphorique au cours des minutes suivantes.
Pourtant, loin de se décourager, les Niçois réagissaient aussitôt par des contres rapidement menés par le milieu et les ailes. Au cours d’une attaque pratiquement anodine, un centre au cordeau de Barbosa semblait ne poser aucun problème à Maury qui s’apprêtait à se saisir de la balle, mais Filippi, dans son intervention, catapultait le ballon dans ses propres buts. Tout ça pour ça ! On jouait depuis seulement 11 minutes, ce qui n’empêcha pas les Ajacciens de vite se reprendre et de se présenter de nouveau face à Cardinale, à l’image de Marinez dont le tir lointain s’écrasait sur l’angle de la transversale.
Scénario pratiquement identique à la première minute. C’est dire la farouche détermination des joueurs du GFCA qui évitaient de se précipiter dans le corps à corps face à une équipe superbement organisée au milieu du terrain avec Koziello, Germain  et Ben Arfa souvent bien inspirés.
Il nous plait de noter qu’à deux joueurs près, le GFCA alignait une équipe identique à la saison dernière, à l’exception de Djokovic et Coef. Quand même pas mal face aux redoutables azuréens.


L’autre visage du GFCA…
Le GFCA a offert un autre visage samedi soir, notamment au cours de la première demi-heure et des « fameux » travers dans lesquels il se laissait trop souvent enfermer et au sortir desquels on se rappelle l’immédiate réaction de l’adversaire qui, bien souvent, se convertissait en but…
Osez, foncez, faites vous plaisir, sans doute Thierry Laurey leur a laissé des consignes d’avant match. L’équipe, qui mouillait fortement son maillot (il est des banderoles qui motivent) était littéralement transformée et pleine d’allant, se ruant régulièrement dans la surface adverse. C’est d’ailleurs au cours d’un de ces contres rondement menés et après deux superbes corners, que le GFCA reprenait le commandement du match avec un superbe but de Rodéric Filippi qui laissait Cardinale sans aucune réaction, se rachetant par la même de sa bévue. Les GFCA aurait même pu mener plus largement à la marque sans un exploit du gardien Niçois cette fois précis dans son intervention. .


Sérieux, appliqués, pratiquant un football de rêve, passes précises et jeu intelligent, on le sentait ce troisième but, comme on sentait les ajacciens parfaitement inspirés dans leur attaques. C’est ainsi qu’à quelques minutes de la pause, sur une nouvelle percée rondement menée et un tir de Tshibumbu  dévié par une défense acculée dans ses buts, Djokovic armait  son tir et trompait majestueusement Cardinale.
A 3 buts à 1 à la pause, le contrat du GFCA était bel et bien rempli. Un contrat comme on l’attendait depuis quelques semaines avec de zeste de qualité en plus qui fait oublier bien des tracas…
Perturbés ! C’est le terme qui convenait le mieux pour situer les Niçois en deuxième mi-temps. Le GFCA de son côté  conservait son système de jeu sans pour autant se montrer percutant mais défendait bien et concentrait mieux son jeu au milieu du terrain, à priori le point fort des niçois. Claude Puel  avait d’ailleurs changé sa ligne offensive avec trois attaquants mais cela n’eut pas l’air de bousculer le sens de la partie au cours de laquelle le GFCA maintenait la cadence et se montrait  plus que jamais conquérant. En effet, il ne lâchait absolument rien à son adversaire, notamment en défense où chacun y mettait du sien pour contenir des niçois un tantinet découragés à l’image de Ben Arfa ou de Germain, souvent esseulés…
 
Ducourtioux, Coef, Pujol, Martinez, Maury, Larbi et les autres ont fait plaisir à voir samedi soir, ils ont été à la hauteur face à une équipe azuréenne forte de sa réputation et de sa vingtaine de buts marquée en quelques rencontres. Samedi, ce sont les Ajacciens qui ont crevé l’écran et offert le plus beau des cadeaux à leurs supporters ravis de  l’aubaine.
GFCA-Nice, ce fut une belle leçon de réalisme.
J. F.      

(Photos Marcu-Antone Costa)

La fiche technique

Stade Ange-Casanova GFCA : 3 Nice :1 (3-1-
Buts pour le GFCA : Pujol (1e) Filippi (32e), Djokovic (43e), pour NIce : Filippi (CSC) 11e
Arbitre : M. Hamel
Avertissements :  Ducourtioux (23e), Coeff (34e), Djokovic (48e),  au GFCA; Koziello (42e), Bodmer (67e), Boscagli (84e)
Exclusion : Le Moigne (88e) au GFCA

GFCA
Maury, Coeff, Filippi, Brechet, Martinez, Ducourtioux puis Poggi (75e), Youga puis Le Moigne (68e), Djokovic, Larbi, Tsibumbu puis Mangane (85e), Pujol (Goda, Sylla, Zoua, Boutaib)

Nice 
Cardinale, Pied, Poscalgi, Pereira, N. Mendy, Koziello puis A. Mendy (59e), Seri puis Puel (85e), Wallyson, Germain puis Benrahma (74e), Ben Arfa (Gambetta, Genevois, Rafetraniana, Traoré)

 




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