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Présidentielle : en visite à Bastia, le candidat Gaspard Koenig confirme son soutien au projet nationaliste d'autonomie


Livia Santana le Lundi 17 Janvier 2022 à 19:13

Le philosophe et candidat à l'élection présidentielle, Gaspard Koenig, a fait le choix de débuter sa campagne à Bastia ce lundi 17 janvier. Dans son programme, le Normand qui se revendique à la fois du centre-droit et du centre-gauche, met un point d'honneur à l'autonomie locale des régions. De ce fait, lors de son arrivée, il a rencontré le président de l'Exécutif, Gilles Simeoni ainsi que le député nationaliste Michel Castellani.

Le prétendant à l'Elysée entend mettre en place un revenu universel, idée qu'il a pu exposer lors de sa visite à l'association bastiaise Fratellanza qui aide les plus démunis dans leurs démarches administratives.

CNI l'a rencontré



Gaspard Koenig, candidat à l'élection présidentielle
Gaspard Koenig, candidat à l'élection présidentielle
- Comment vous situez-vous dans le paysage politique français ?
- J’ai toujours défendu les libertés mais globalement je représente le centre-gauche et le centre-droit. Ce grand espace du centre avec des propositions très radicales. J’ai l’idée de construire quelque chose dont les décisions sont prises par le bas, qui donne plus de confiance à un individu, à un citoyen, à la commune, à l’entreprise… 

- En tant que philosophe et candidat, quel est le message que vous voulez faire passer à vos futurs électeurs ?  
- Cela fait une dizaine d’années que je défends mes idées dans le cadre du think-tank que j’ai fondé « Génération libre ». Je participe aux débats publics, aux politiques publiques mais les idées que je défends, je ne les retrouve pas dans les groupes politiques actuels. Que les gens soient de gauche, de droite, ecolos ou nationalistes la conception de l’autorité est toujours très verticale. Mon approche c’est plutôt de trouver le cadre dans lequel les gens vont trouver leurs propres solutions. Notre voie d’entrée est la simplification dans cette société bureaucratique, d’où le nom du mouvement : simple. Aujourd’hui on est perdu dans un univers de sigles, on a l’impression de ne plus rien maîtriser au niveau administratif. Au-delà de cela, nous proposons la remise en cause de deux siècles de Jacobinisme. 

- Vous vous êtes déclaré candidat le 11 janvier, où en est votre « course » aux parrainages ? 
- On commence, même si cela fait deux ans que je sillonne le territoire avec le parti. Dans ces voyages j’ai pu aller à la rencontre des maires des communes rurales. C’est un premier réseau sur lequel on compte. Ensuite, j’appelle les maires à me donner leur parrainage qu’ils soient totalement d’accord ou pas pour qu’ils fassent vivre cette voix, le débat démocratique mais aussi car les propositions que je porte sur la simplification et l’autonomie locale les touche au quotidien. 

- Vous avez choisi la Corse comme premier déplacement, pourquoi ce choix ?  
- C’est même la première fois dans l’histoire de la cinquième république qu’un candidat commence sa campagne en Corse. Pour moi c’est un message très fort sur l’autonomie locale car je soutiens tout à fait le projet nationaliste d’autonomie de plein droit et plein exercice. Mais cela ne doit pas être une spécificité corse, cela doit être pareil pour toutes les régions qui le veulent. La répartition des compétences doit se faire à la carte. Aujourd’hui l’Alsace Moselle vit très bien avec un régime totalement spécifique, cela ne gêne personne, les Alsaciens ne se sentent pas moins Français que les autres. Cela permet de mettre fin de manière intelligente au millefeuille territorial et aux superpositions de structures. 

La deuxième raison pour laquelle j’ai commencé ma campagne en Corse, c’est parce que cela fait 5 ans que je promeus avec l’économiste Marc de Basquiat, un dispositif de revenu universel qui serait l’automatisation des minimas sociaux tels que nous les connaissons. Ce même expert a travaillé avec la Collectivité de Corse pendant deux ans et a rendu récemment son rapport pour expérimenter ce dispositif sur le territoire insulaire. C’est sur l’Ile-de-Beauté que la conception de cette expérimentation est la plus sérieuse puisque l’Assemblée de Corse a voté à l’unanimité ce projet.
 
- Aujourd’hui vous avez pu commencer à rencontrer les élus locaux ainsi que les acteurs associatifs, qu’avez-vous tiré de cette journée ?
Cela a confirmé mes deux axes de campagne. Sur l’autonomie je comprends bien ce que demandent les Corses. J’ai pu remarquer une convergence très forte avec mon programme. Sur le revenu universel, c’était intéressant de rencontrer l’association Fratellanza car ils sont confrontés au quotidien à des gens qui ont des problèmes administratifs pour toucher les aides auxquelles ils ont droit. Il faut à peu près 120 jours entre le moment où l’association fait les papiers et la première paie du RSA. Pendant cette période la personne n’a rien à manger. Remplir la partie administrative, cela prend aussi entre 30 et 40% du temps des bénévoles. Cela met aussi les bénéficiaires dans une position d’assistanat qui est très précarisante. Si le salaire universel, ce minimum auquel tout le monde aurait le droit été automatisé, alors ils auraient la marge psychologique d’aller chercher un boulot ou d’essayer de trouver une formation. 

- Votre programme repose aussi sur la simplification des normes, c’est quoi ?  
- Ma traversée de l’hexagone m’a montré que ce problème de l’inflation normative est prioritaire pour les citoyens. En France il y a entre 400 000 et 500 000 normes en France d’ailleurs nous n’arrivons pas à les dénombrer tellement elles sont nombreuses, mais personne ne fait de leur suppression une priorité politique. Pourtant, elles empêchent les gens d’aller au bout de leur activité. Pour essayer d’y remédier, nous avons recueilli les témoignages des personnes sur une plateforme pour comprendre leurs problèmes. Nous avons par la suite travaillé avec des juristes et nous avons fait une proposition de simplification très radicale. Le but ce n’est pas de savoir quelles normes nous devrions retirer mais plutôt de savoir celles que nous devons garder. Notre projet Portalis est de remonter aux grands principes de chacun des codes, ceux compréhensibles par tous. Cela diviserait par 100 le nombre de normes, simplifier cela donnerait de l’autonomie aux gens.

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