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Portrait : Ariakina Ettori, aux couleurs de Vegan Marathon


le Mardi 3 Octobre 2017 à 19:45 | Modifié le Mardi 3 Octobre 2017 - 23:09


Après avoir obtenu un prix pour son dernier film, remis au Palais Bourbon, Ariakina Ettori remporte une coupe pour sa première course à pied, autour du Palais du Luxembourg. "Mens sana in corpore sano" pourrait être l'adage d'Ariakina Ettori, qui ne mange plus de chair animale depuis 2012. La jeune cinéaste et runneuse vient d'offrir sa première coupe en compétition à Vegan Marathon, l'Ong dont elle est la plus jeune membre.


Portrait : Ariakina Ettori, aux couleurs de Vegan Marathon
Vegan Marathon est une Organisation non gouvernementale (ONG), présente dans toutes les régions de France et dans une quinzaine de pays, qui depuis 1990 fédère et permet de se dépasser pour défendre un mode de vie juste, éthique, bienveillant, moral et respectueux du vivant sous toutes ses formes.
Ce dimanche 24 septembre était une journée dédiée à la lutte contre la mucoviscidose, et le Clan Vegan Marathon, tel qu'il se définit, était engagé dans de nombreuses épreuves. De l’Urban Trail d’Ajaccio jusqu'au Marathon de Berlin, en passant par la « course de deux châteaux » entre Pierrefonds et Compiègne, La Sauvage, course des terrils (forêt de Raismes  - Nord), le Paris-Versailles, la Course du Souffle à Boulogne, l’Alésia Trail du Haut-Auxois, et le demi de Montréal, les coureurs de Vegan Marathon étaient de toutes les compétitions.
A Paris, Ariakina participait à la  course du Luxembourg au profit de La Fondation du Souffle et de Orphéopolis (Orphelinat de la Police Nationale). Une compétition difficile où les montées succèdent aux descentes tout autour du Palais du Luxembourg et de ses jardins fabuleux. La jeune sportive de Vegan Marathon a réussi à boucler les dix kilomètres en 1:00:26, empochant au passage la place de deuxième de sa catégorie, et offrant une première coupe à Vegan Marathon.
 
Le parcours d'Ariakina est à la fois sportif et culturel. Née en 2001, c'est en qualité de danseuse qu’Ariakina s'est produit pour la première fois sur une scène importante à 5 ans, dans le cadre de la comédie musicale la Révolution Corse au Casino de Paris, au Bataclan, et au Palais des Sports de Levallois. Pour ce spectacle elle est préparée par Karima Aghanim pour la danse orientale, Adeline Fournal pour le jazz, et Stéphane Verdier (conservatoire Maurice Ravel) pour le modern. En 2007, elle tourne son premier grand rôle pour la télévision : « Et maintenant monsieur Paoli ? », un film coproduit par France 3 Corse-Via Stella.
 
Ariakina Ettori poursuit sa jeune carrière avec une série de films expérimentaux en tant que comédienne-enfant, mais également en découvrant les métiers du son et de l'image sous le contrôle de professionnels chevronnés. En 2009, elle interprète une danseuse dans « Maquisardes » le clip d’Yves Duteil, puis l’année suivante enchaîne avec le tournage de « La marche de l’enfant Roi ». En 2012 elle interprète le rôle d’un jeune mannequin dans le long métrage en langue corse « I Tercani ».
 
Élève du Conservatoire Régional Henri Tomasi jusqu'en 2013, Ariakina Ettori signe sa première chorégraphie pour "A Vindetta", un court métrage musical réalisé par sa sœur Ondalina. Le film est diffusé en avant-première à Bastia au Festival Arte Mare.
 
En 2011 Ariakina Ettori a réalisé un premier court métrage intitulé « le voyage d’Emilie » qui est projeté à Florence dans le festival "50 giorni di cinema Internazionale di Firenze" et plusieurs salles en Corse. A cette occasion elles sont invitées avec sa sœur à France Bleu pour participer à une émission avec Joelle Orabona pour évoquer leur passion.
 
En 2013, Ariakina intègre l’Agence Tina Oury et réalise le court métrage : "Night of the wolf". Un film soutenu par les américains du groupe Nox Arcana, Joseph Vargo et William Piotrowski. Ariakina Ettori obtient deux prix avec ce film, "le Défi Jeune" remis par la Collectivité de Corse et le Prix "Isabelle Ciaravola" qui lui est remis au Sénat dans les salons du prestigieux Palais Bourbon. Cette récompense est décernée en présence de nombreuses personnalités du monde des arts et de la culture dont le député Laurent Marcangeli, futur maire d'Ajaccio. A l'origine de l'initiative, Monique Mufraggi a réuni un Jury composé de stars mondiales de la danse dont Redha Benteifour, Julien Brugel, Bruno Caprioli, Sidi Larbi Cherkaoui, Nathalie Fauquette, Denitsa Ikonomova, Alexandra Lemoine, Christophe Licata, Nathalie Lucas, Raghunath Manet, Silvia Notargiacomo, Loic Riou, Laura Treves  et Fabien Ruiz. Ce dernier, chorégraphe du film ''The Artist''(Oscars, Césars, Palme du Festival de Cannes, Golden Globes, ...) a chaleureusement félicité la lauréate : ''Ariakina, ton immense passion commune pour la danse et pour le cinéma me fait penser à ces grands artistes de l’âge d’or hollywoodien qui, comme toi, ont eu envie d’être à la fois devant et derrière la caméra. Devant, en tant que danseur et comédien, et derrière, en tant que chorégraphe, scénariste ou réalisateur ; je pense plus particulièrement à des grands noms de la comédie musicale américaine comme Nick Castle, Gene Nelson, Michael Kidd, Bob Fosse et bien sûr... Gene Kelly !''.

Une cérémonie conclue par Isabelle Ciaravola émue : ''Chère Ariakina, Je suis très honorée de te remettre ce prix qui consacre tes efforts et surtout ton talent précoce. Je partage avec toi le même feu sacré pour l’art en général, et plus particulièrement pour la danse, qui me procure, depuis ma plus tendre enfance, un bonheur incommensurable. Quel que soit le chemin que tu poursuivras,  conserve bien en mémoire les moments inoubliables et si fugaces que tu vivras sur scène. C'est dans cette malle aux trésors que tu puiseras tes souvenirs les plus enivrants, et ils te donneront toujours la volonté de te dépasser et d'élargir ton horizon artistique.''
 
Elargir son horizon artistique voilà un conseil qu’Ariakina suit à la lettre. A 8 ans la jeune cinéaste rêvait de passer le concours de la FEMIS pour faire à son tour de jolis films. Aujourd'hui lycéenne son envie demeure intacte. Elle ajoute même de nouvelles expériences à son parcours déjà riche, telle que la course à pied. Elargir son horizon, oui, mais sans quitter des yeux la ligne d'arrivée.




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