La Corse est en train de changer. Pas dans les discours. Dans les rues. Et pas lentement. Brutalement.
La cocaïne s’est installée. Elle a remplacé le cannabis. Elle circule partout, à toute heure, dans tous les quartiers, sans distinction. Ce que les policiers décrivent n’est pas une dérive marginale mais un basculement. Les infractions liées aux stupéfiants ne sont plus ponctuelles, elles sont devenues routinières. Quotidiennes. Banales. Et c’est précisément cela qui inquiète.
Face à cette vague, la justice tente de dresser des digues : pôles spécialisés, dispositifs renforcés, cellules “anti-tout” comme on en empile désormais à chaque crise. Sur le papier, l’arsenal est là. Dans la réalité, il donne souvent le sentiment de coups d’épée dans l’eau. Non par manque de volonté, mais par décalage total avec ce que vivent les policiers sur le terrain.
Car pendant que l’institution se structure, la drogue, elle, va vite. Très vite. Les réseaux s’adaptent, se fragmentent, se recomposent. Les groupes d’enquête sont saturés. Les procédures s’accumulent. Les effectifs manquent. Les moyens matériels suivent à peine. Et au final, une évidence s’impose : sans police en capacité d’agir, aucune politique pénale ne peut tenir.
Le plus grave est ailleurs. Il est dans la jeunesse corse. Une jeunesse de plus en plus exposée, de plus en plus tentée, happée par ce poison désormais vendu aux quatre coins des rues. Une faune nauséabonde prospère sur ce désastre, détruisant au quotidien des gamins, des familles, des quartiers entiers. Et elle le fait presque à visage découvert, tant le rapport de force semble aujourd’hui déséquilibré.
La question n’est plus de savoir si la cocaïne est là. Elle l’est. La question est de savoir ce que l’on accepte collectivement. Une police sans moyens peut-elle endiguer un trafic aussi structuré, aussi rentable, aussi violent ? Ou choisit-on, par renoncement silencieux, de laisser ce fléau s’installer durablement, avec toutes les conséquences que l’on devine déjà : violences accrues, dépendances, économie parallèle, jeunesse sacrifiée.
La Corse n’est plus à l’abri. Elle est en première ligne. Continuer à faire semblant, c’est laisser le terrain à ceux qui, eux, n’ont ni scrupules ni limites. Et cela, demain, se paiera au prix fort.
La cocaïne s’est installée. Elle a remplacé le cannabis. Elle circule partout, à toute heure, dans tous les quartiers, sans distinction. Ce que les policiers décrivent n’est pas une dérive marginale mais un basculement. Les infractions liées aux stupéfiants ne sont plus ponctuelles, elles sont devenues routinières. Quotidiennes. Banales. Et c’est précisément cela qui inquiète.
Face à cette vague, la justice tente de dresser des digues : pôles spécialisés, dispositifs renforcés, cellules “anti-tout” comme on en empile désormais à chaque crise. Sur le papier, l’arsenal est là. Dans la réalité, il donne souvent le sentiment de coups d’épée dans l’eau. Non par manque de volonté, mais par décalage total avec ce que vivent les policiers sur le terrain.
Car pendant que l’institution se structure, la drogue, elle, va vite. Très vite. Les réseaux s’adaptent, se fragmentent, se recomposent. Les groupes d’enquête sont saturés. Les procédures s’accumulent. Les effectifs manquent. Les moyens matériels suivent à peine. Et au final, une évidence s’impose : sans police en capacité d’agir, aucune politique pénale ne peut tenir.
Le plus grave est ailleurs. Il est dans la jeunesse corse. Une jeunesse de plus en plus exposée, de plus en plus tentée, happée par ce poison désormais vendu aux quatre coins des rues. Une faune nauséabonde prospère sur ce désastre, détruisant au quotidien des gamins, des familles, des quartiers entiers. Et elle le fait presque à visage découvert, tant le rapport de force semble aujourd’hui déséquilibré.
La question n’est plus de savoir si la cocaïne est là. Elle l’est. La question est de savoir ce que l’on accepte collectivement. Une police sans moyens peut-elle endiguer un trafic aussi structuré, aussi rentable, aussi violent ? Ou choisit-on, par renoncement silencieux, de laisser ce fléau s’installer durablement, avec toutes les conséquences que l’on devine déjà : violences accrues, dépendances, économie parallèle, jeunesse sacrifiée.
La Corse n’est plus à l’abri. Elle est en première ligne. Continuer à faire semblant, c’est laisser le terrain à ceux qui, eux, n’ont ni scrupules ni limites. Et cela, demain, se paiera au prix fort.
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