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Pastoralisme corse : Vers de nouveaux horizons ?


Rédigé par Vincent Marcelli le Samedi 24 Novembre 2018 à 11:30 | Modifié le Samedi 24 Novembre 2018 - 11:04


Le grand colloque qui avait lieu, ce jeudi au Palais des Congrès d’Ajaccio, a tenu, à l’évidence, toutes ses promesses. Organisé par la Chambre Régionale d’Agriculture de Corse et en partenariat avec la DRAAF, l’INRA, l’ODARC représentant la CdC, l’OEC, le PNRC et les Chambres départementales d’agriculture, il a donné lieu à des débats particulièrement constructifs. C’est, du moins, ce qui est ressorti de cette journée qui fera date.


Des débats particulièrement constructifs (Photos Michel Luccioni)
Des débats particulièrement constructifs (Photos Michel Luccioni)
Une salle Claude-Papi abondamment garnie, la présence, au grand complet, de tous les acteurs concernés par cette thématique, des débats constructifs, une grand force collective animée de la volonté commune de faire évoluer les choses,  le colloque sur le pastoralisme corse a, à l’évidence, tenu toutes ses promesses, ce jeudi au Palais des Congrès d’Ajaccio. La première pierre d’un édifice qui pourrait littéralement doter l’île d’un outil important pour la revitalisation de l’intérieur avec, bien sûr, le volet économique qui lui est inhérent.
Particulièrement à l’écoute, Josiane Chevalier, préfète de Corse a souligné « un nouveau départ pour aboutir à la mise en œuvre d’actions destinées à faire entrer le pastoralisme corse dans le XXIème siècle tout en conservant sa spécificité et sa valeur patrimoniale. Le pastoralisme n’est pas un retour nostalgique au passé mais un mode d’élevage durable, adapté au milieu montagneux de l’île qui doit être économiquement rentable et répondre aux attentes des citoyens dans tous les domaines du maintien de l’emploi, de la revitalisation du milieu rural, de la préservation de l’environnement et du bien-être animal. Il renforce le lien entre l’éleveur producteur de viande, ou de lait, et le milieu naturel dans lequel il évolue et conduit son troupeau. Le pastoralisme doit rester une image forte de la Corse et de son agriculture. »

Conserver le savoir-faire ancestral
Le projet –un’andatura cumuna- illustre parfaitement l’état d’esprit avec lequel les différents intervenants se sont exprimés. Avec, en toile de fond, la nécessité-enjeu majeur- de faire entrer le pastoralisme insulaire dans le XXIe siècle tout en lui permettant de conserver son savoir-faire ancestral.
Acteur important de cette thématique et même précurseur, à travers le PETR dont il est l’initiateur depuis 2008, Paul-Jo Caitucoli, maire d’Arghjusta s’estime satisfait de cette journée : « Une grande réussite qui a réuni tous les acteurs institutionnels et professionnels concernés autour de la table. On a senti la volonté de travailler ensemble et la méthode utilisée laisse augurer de belles perspectives. Le tout animé d’un état d’esprit constructif et positif. »
Pour étayer ses dires, l’élu du Taravu a d’ores et déjà proposé un projet-pilote sur le territoire de Cupabia (superficie de 117 hectares). « Il s’agit d’une pépinière-couveuse qui permettrait à de jeunes bergers de travailler en amont et d’acquérir de l’expérience, sans avoir de foncier, avant d’initier leur propre projet. Mais, plus loin, ce projet va lier agro-tourisme, gestion de l’environnement, du pastoralisme et du patrimoine. »
Prochaine étape, pour les différents acteurs, la mise en place d’ateliers favorisant le maintien de cette coalition indispensable au développement du pastoralisme.
 




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