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PNC : "Ùn parlemu micca listessa lingua!"


Rédigé par Maria-Serena Volpei-Aliotti le Lundi 11 Février 2019 à 20:51

A riunione di u PNC di luni mattina in Aiacciu avia per scopu di trattà di a cumunicazione di a rettrice di l'Accademia di Corsica.




PNC : "Ùn parlemu micca listessa lingua!"
Anne Tomasi, cunsigliera tarrituriale di u gruppu PNC di l'assemblea di Corsica, risponde à a redazzione di Corse Net Infos.
"A riunione di sta mane avia per scopu di trattà di a cumunicazione di a rettrice di l'Accademia di Corsica". ( da leghje https://www.corsenetinfos.corsica/Reforme-du-Bac-et-langue-corse-La-rectrice-apporte-des-eclaircissements_a38217.html).
"Per noi, a riforma di u bascigliè, hè un rinculu annant'à l'insegnamentu di a lingua corsa à u liceu. A rettrice ci risponde ch'ùn hè micca un rinculu postu ch'ellu c'hè sta pussibilità di specialisazione"

E specialità di u bascigliè chì sò : a scelta di 3 specialità in prima, trà parechje discipline per u corsu da sceglie e"lingue  litteratura straniere", à ragione di 4 ore d'insignamentu per materia à a simana. In terminale, da sceglie frà è 3 di prima, e 2 discipline priferite, da apprufundisce, à ragione di 6 ore per materia à a simana. 


"À noi, sta specialisazione ùn ci cunvene. Iè! Simu cuntenti ch'ella ci sia sta pussibilità di specializassi mà ùn basta micca. Sta specialisazione hè dedicata à quelli chì volenu studià u corsu à l'università è specialazassi. Noi, ciò chè vulemu, hè una lingua per tutti ! Oghje, u corsu hè sempre ozzione, ghjè una scelta. Mà s'elli sceglienu u corsu, devenu piantà un'antr'ozzione. Dunque, ùn hè micca una scelta di piantà una disciplina per pudè cuntinuà à studià a so lingua. Vuleriamu chì u corsu sia una specialità, ch'ellu abbia listessa pussibilità, cum'è è lingue anziane, d'esse studiata in più. Ch'elli pudessinu amparà in più u corsu s'elli a volenu".   

Membri è eletti di u PNC, assicuranu chì instaurà quella riforma, sarebbe un rinculu per l'insignamentu di u corsu. A rettrice, dice ella mentre a so cunferenza di stampa di l'8 di farraghju : "la réforme du BAC marque une avancée considérable pour la langue Corse [...]" "Dunque pinsemu ch'ùn parlemu micca listessa lingua. Ella parle solu di centinaie di zitelli, quelli chì sceglienu, micca du tutti. Noi parlemu d'una generazione sana.  

Ogni volta chè nò parlemu di a lingua corsa, d'avanzata indè l'insignamentu, decizione prese da i pulitichi è a pupulazione corsa, avemu l'impressione chì l'amministrazione ci rosponde sempre  cù termini di standardisazione. "
Da pulitichi à pulitichi. 


" Vulemu un pianu lingua. Avemu una cunvenzione! Ci vole à rispittà quellu ingagiamentu ! Oghje, postu ch'ell'ùn capiscenu micca issu prublema puliticu, ùn vulemu più trattà incù a rettrice.  Vulemu trattà direttamente incù u ministru di l'Educazione Naziunale".  Un appuntamente hè statu pigliatu da Paul-Andrè Colombani, cù Jean-Michel Blanquer, ministru de L'EN. " Per avà aspittemu a risposta. È sè ùn avemu micca issa risposta faremu azzione di tarrenu.!" 


Cumunicatu : "Nous ne parlons pas la même langue"

 Le PNC tient à réagir à la communication qu’a faite Mme la rectrice la semaine dernière. Le rectorat n’avait sans doute pas prévu d’informer l’opinion dans d’aussi brefs délais. L’intervention du Conseil exécutif et de la majorité l’y a contraint. Il semblerait qu’une fois de plus le rectorat n’ait pas compris les ambitions que les Corses ont pour leur langue et pour l’avenir de leurs enfants, et donc les inquiétudes qui sont les nôtres.  


Concernant la réforme du bac, nous ne nous précipiterons pas pour nous réjouir avec la rectrice de l’ouverture d’une nouvelle spécialité qui ménage au dernier moment une place au corse et aux langues régionales. D’abord parce que l’annonce en apparaît bien tardive, ensuite parce que le domaine s’intitule « langues étrangères et régionales ». Ce qui signifie qu’il y aura concurrence entre les langues, donc compétition entre enseignants de différentes disciplines au sein d’un même établissement. Et nous savons que, de ce point de vue, le corse ne pèse que d’un faible poids face à d’autres enseignements, dans un système qui lui ménage une place et une fonction par défaut. De plus, nous préférons attendre une confirmation écrite officielle puisque pour l’instant il n’en est fait mention dans aucun texte officiel. Une spécialité signifie la possibilité de se spécialiser en Langue et Culture Corses, par un enseignement de 6h par semaine, auquel s’ajouterait une éventuelle option... Très bien, mais nous n’avons pas pour aspiration de créer toute une génération de spécialistes ! Notre ambition, c’est de permettre l’accès à la langue de tous ! Il est de bon aloi que l’élève qui souhaite consacrer sa vie professionnelle à la langue corse, et qui veut donc s’attacher à poursuivre cet enseignement dans le supérieur, en ait la possibilité. Mais qu’en est-il de tous ceux qui ont le désir basique d’apprendre leur langue, pour l’utiliser dans leur vie quotidienne, personnelle ? Outre le peu d’attrait de la nouvelle LVC et de l’option, aux coefficients faméliques, ceux-là se verront intimer l’injonction d’un choix exclusif : leur langue ou une autre, leur langue ou du théâtre, leur langue ou de la musique, leur langue ou un approfondissement en sport, etc... Or il est injuste de demander à un élève de 16 ans de faire ce choix : on n’a pas à renoncer à son identité pour élargir son horizon. Ouverture ne signifie pas reniement.  


Concernant les objectifs énoncés dans la convention État-Collectivité, comment atteindre les 50% d’élèves au lycée en 2021 dans ces conditions ? Le rectorat pense-t-il vraiment que, d’ici 2 ans, 50% des élèves vont s’inscrire en spécialité Langues régionales ? Nous en doutons... Mais si tel n’est pas le cas, cela signifie qu’ils n’ont que faire de la convention ! Nous affirmons que non seulement ce dispositif ne va pas permettre d’améliorer le pourcentage de lycéens suivant un enseignement du corse, mais il va même le siphonner. Refuser d’en tenir compte, c’est bafouer dans le même temps le choix des Corses et les engagements pris conjointement.  


Concernant les écoles maternelles immersives, là encore le rectorat fait fi des documents signés. La convention parle d’une expérimentation pour la durée de la convention (5 ans) pour les écoles qui le souhaitent. Nous apprenons aujourd’hui qu’il ne s’agit plus de 5 ans, mais seulement 3. En 3 ans, il n’y a qu’une seule génération d’élèves qui traverse l’école maternelle. Comment évaluer le bien-fondé d’une expérience sur une seule tentative ? Qui plus est, en s’intéressant aux seules compétences en langue française ? S’il s’agit de les comparer avec celles des élèves inscrits en bilingue à parité ou bien en standard, on en comprend facilement l’intérêt...  
Il nous semble évident que la question de la réforme du bac ou celle des écoles immersives, comme celle de l’agrégation il y a quelques mois, sont révélatrices d’un dialogue de sourd avec l’Académie de Corse. Après 40 ans de demandes d’amélioration de l’enseignement du corse, après être arrivés à un consensus général sur ce point, tant dans le monde politique que dans la société, nous étions en droit d’espérer que l'administration française aurait compris notre projet pour la langue. Mais vraisemblablement nous ne nous comprenons pas : nous parlons « généralisation », on nous répond « spécialisation » ; nous parlons « cadre normatif dérogatoire », on nous répond « cadre standard » ; nous parlons politique, on feint de nous répondre technique.  
Nous prenons acte de l’incapacité du rectorat à dépasser le simple cadre réglementaire ordinaire. Cependant nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre qu’encore une fois, Paris constate la justesse de nos analyses une fois qu’il sera trop tard. Nous refusons de nous laisser enfermer dans une stratégie consistant à jouer la montre ! Face à un problème désormais politique, le PNC demande l’ouverture dans les plus brefs délais d’une discussion directe, sans filtre, avec le ministre de l’Education  



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