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P.-J. Luciani à J.-J. Panunzi : « Vous m’avez traîné dans la boue ! »


Rédigé par José Fanchi le Lundi 22 Juin 2015 à 19:19 | Modifié le Mercredi 24 Juin 2015 - 00:11


Lundi après-midi, la reprise de la séance du Conseil départemental de Corse-du-Sud a été marquée par la déclaration de Pierre-Jean Luciani, dans laquelle le président du Conseil départemental a dénoncé les propos tenus par Jean-Jacques Panunzi dans les colonnes de notre confrère régional. "J'ai été traîné dans la boue", a-t-il déclaré devant les conseillers départementaux. Morceaux choisis


Pierre-Jean Luciani, président du Conseil départemental
Pierre-Jean Luciani, président du Conseil départemental
Pierre-Jean Luciani a effectivement crié à l’humiliation publique de la part de son prédécesseur au Conseil départemental. Ce qui n’est pas pour faire baisser la tension qui s’est emparée de l’institution depuis quelques semaines.
Le président du Conseil départemental s’est adressé à l’assistance en ces termes :
« Avant de poursuivre l’ordre du jour et d’examiner à notre tour le compte administratif du département pour l’année 2014, je voudrais m’adresser à l’ensemble des membres de notre assemblée pour dénoncer une série de griefs totalement infondés et parfaitement calomnieux sur ma gestion. »
S’adressant directement à Jean-Jacques Panunzi :
« Vous m’avez traîné dans la boue et suspecté de n’être qu’un « faire valoir » coupables de propos mensongers et d’inconséquence. Comme si cela ne suffisait pas, vous avez ajouté que j’étais incapable de gérer quoi que ce soit. Pourtant, sous votre présidence, je devrais dire sous votre règne, j’ai reçu délégation pour gérer l’ensemble des services sociaux de 2006 à 2011. J’ai eu la responsabilité du 1er budget départemental et vous n’avez jamais rien eu à dire de mon travail. Ce jugement a profondément atteint et affecté ma femme, ma fille, l’ensemble de ma famille et mes amis.


Pourtant, votre groupe ne s’est opposé à aucun rapport que j’ai présenté. Vous avez décidé, M. Panunzi, de vous attaquer à un homme au dessus de tout soupçon de la façon la plus indigne. Jamais personne, tout au long de ma vie politique, ne s’en était pris à moi de la sorte. J’ai été mis en cause personnellement. Ma crédibilité a été mise en cause. Mon honneur a été mis en cause. Cette condamnation n’a rien à voir avec la politique, en tout cas pas avec l’idée que je m’en fais depuis plus de quarante ans.
Vous avez agi ainsi parce que la vérité vous gêne.
La vérité (qui vous déplait tant) est que depuis mon élection, je n’ai cessé d’être à l’écoute de l’ensemble des élus parce que, comme je l’ai dit lors de mon discours d’investiture, je suis et resterai le président de toutes et de tous. A l’exception de deux d’entre vous, je pense toujours pouvoir me prévaloir d’excellentes relations avec les élus de toute assemblée. S’il vous reste un peu de conscience et de respect pour l’institution que je dirige dorénavant, j’estimerai naturel que des excuses publiques me soient présentées.


A un gouvernement solitaire et autoritaire, je préfère la concertation. Avec mes collègues de la majorité et parfois même avec certains élus de votre groupe.  En 9 ans de présidence, n’avez-vous jamais invoqué des nécessités de service pour ajuster l’organisation de l’administration ? Moi je fais acte d’autorité mais avant tout d’intérêt pour l’administration en lui donnant les moyens d’agir et en répondant à ses attentes. La vérité, je le concède, est que je sois devenu votre président au bénéfice de l’âge. Il faut vous y résoudre. J’assumerai en tant que président, que cela vous plaise ou non, mes responsabilités à la tête de cette collectivité, avec une majorité cohérente et solidaire. Je continuerai comme je le fais depuis le 2 avril à venir tous les jours pour m’assurer que les services fonctionnent et que les agents puissent travailler dans les meilleures conditions. La vérité s’exprime aussi dans la rue, au travers de l’opinion publique qui me témoigne quotidiennement son soutien et m’encourage à « tenir bon » et sachez qu’elle désapprouve et condamne sans réserve les propos injurieux que vous avez tenus à mon égard. Elle dénonce le « Luciani Bashing » que vous orchestrez sans raison et sans retenue.
Je le dis à celles et ceux qui veulent l’entendre, ava basta ! Truvetti vi un antru. Eiu un’addiu miccà da esse un paganacciu di i vostri storie.”

Le président a poursuivi avec une synthèse du rapport d’activité des services du département.
Nous y reviendrons.
J. F.
 




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