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Obligation vaccinale des soignants : le compte y est presque en Corse


Livia Santana le Mercredi 15 Septembre 2021 à 17:04

A partir de ce mercredi 15 septembre les soignants et le personnel non soignant qui travaillent à l’hôpital ou dans un Ehpad, les pompiers et ambulanciers doivent se soumettre à l'obligation vaccinale contre le Covid-19. En Corse environ 10% d'entre eux n'ont pas reçu de première dose. Même si les non-vaccinés sont minoritaires, comment se sont organisés les établissements de santé insulaires ?



Photo d'illustration Michel Luccioni.
Photo d'illustration Michel Luccioni.
Ce mercredi 15 septembre, les directions des ressources humaines des établissements de santé insulaires ont été sollicitées. En effet, à ce jour, tout le personnel travaillant dans ces structures qu'elle soit publique ou privée doit présenter un certificat de vaccination pour pouvoir exercer ses fonctions. 

Si depuis le 12 juillet dans les rues de l'île, des groupes de soignants insulaires battent le pavé  pour dire leur opposition, leur frustration et leur décision de quitter leur emploi afin d’éviter la case vaccination, en réalité, d'après les premières informations dont nous disposons, il n'y aurait pas d'hémorragie dans les établissements de santé insulaires. Selon les premiers chiffres approximatifs de l'Agence régionale de santé de Corse, les soignants a avoir reçu au moins une injection seraient entre 80 et 90%.

A Bastia par exemple, la vaccination a rencontré un franc succès pour les 7 établissements de santé du groupe Almaviva (dont fait partie la clinique Maymard) composés de 350 employés. D'après le directeur des structures, Franck Vanlangendonck, seul trois employés étaient contre la vaccination et ces mêmes personnes auraient été malades du Covid-19 ce qui leur aurait permis d'obtenir un certificat de rétablissement valable sur les six prochains mois. Aucune sanction n'a donc été prononcée. 

Et pour les récalcitrants ?  

Au centre hospitalier de Corte, la directrice Marie-Pierre Steyer peut se féliciter d'avoir seulement 4 personnes opposées à la vaccination sur 250 agents. "Une a démissionné et trois sont parties en arrêt maladie donc personne n'a été suspendu, assure-t-elle avant de déclarer, cela n'aura pas de conséquences sur l'organisation de la structure puisque nous avons trouvé des solutions pour les remplacer". 

Du côté de la clinique privée de l’Ospedale à Porto-Vecchio même constat. Elle recense 10% de ses collaborateurs contre l'obligation vaccinale sur 150 employés. "Pour la plupart ceux qui refusent doutent de sa performance", explique Ange Cucchi, le directeur de l'établissement. Parmi la dizaine d'employés qui a refusé l'injection, certains ont démissionné, d'autres se sont mis en arrêt maladie à quelques jours de la date butoir et d'autres, ont été renvoyés chez eux et placé en congés sans solde. 
A l'Ospedale, les médecins sont quant à eux 100% vaccinés ce qui n'affecte donc pas le fonctionnement de la clinique qui tournera "normalement" dans les prochaines semaines. Ange Cucchi espère toutefois qu'il y aura une "prise de conscience" des collaborateurs non-vaccinés et qu'ils "réintégreront les services dès qu'ils le seront"