Malgré l’ambiance rendue glaciale par la climatisation excessive du hall du Palais des Congrès, la température est rapidement montée de plusieurs degrés, ce jeudi soir à Ajaccio, après les prises de parole des colistiers de Stéphane Sbraggia, pour ce meeting de l’entre-deux—tours. Devant près de 800 personnes, les membres de l’équipe municipale de « Forza Aiacciu » se sont livrés à une véritable charge dirigée contre le Dr Jean-Paul Carrolaggi, tête de liste d’Aiacciu Vivu, désigné comme l’ennemi numéro 1 après des propos jugés « déplacés », dès la proclamation des résultats.
Arrivé plutôt calme sur l’estrade, Laurent Marcangeli, le député de la 1re circonscription de Corse du Sud, est très vite monté dans les tours en évoquant les propos tenus par son opposant nationaliste : « J’ai entendu qu’il voulait nous dégager et prendre la mairie ! Nous, on ne dégage personne, on les bat aux élections, à la régulière et ensuite on débat en conseil municipal comme des gens civilisés et pas comme Jean-Luc Mélanchon et ses amis ». L’ancien maire d’Ajaccio n’a pas non plus apprécié les accusations de la tête de liste d’Aiacciu Vivu : « S’il veut me donner des cours de médecine, moi je vais lui donner des cours de droit : tant qu’il n’y a pas de condamnation définitive, on est présumé innocent. La fraude électorale, c’est chez ses amis à Bastia, pas ici. La condamnation de la présidente de l’Office de l’Habitat, c’est en Haute Corse, pas ici ! Balayez devant votre porte Duttori ! ».
Avant lui, son collaborateur parlementaire, François-Joseph Fazi, s’était lui aussi montré particulièrement acerbe envers le camp nationaliste : « Il y a les nationalistes français, ceux du RN qui préparent les élections présidentielles, les nationalistes dits corses envoyés par des forces bastiaises, et il y a nous, les nationalistes ajacciens qui travaillons pour l’intérêt des Ajacciens. A ce Docteur, on ne peut pas lui demander « Quoi de neuf? », parce qu’il ne propose rien. Il compare nos employés à des huîtres, sans doute une référence à ces origines bretonnes. Notre Ajaccio c’est celui de Napoléon et de Tino Rossi pas celui de Pasquale Paoli ».
Arrivé plutôt calme sur l’estrade, Laurent Marcangeli, le député de la 1re circonscription de Corse du Sud, est très vite monté dans les tours en évoquant les propos tenus par son opposant nationaliste : « J’ai entendu qu’il voulait nous dégager et prendre la mairie ! Nous, on ne dégage personne, on les bat aux élections, à la régulière et ensuite on débat en conseil municipal comme des gens civilisés et pas comme Jean-Luc Mélanchon et ses amis ». L’ancien maire d’Ajaccio n’a pas non plus apprécié les accusations de la tête de liste d’Aiacciu Vivu : « S’il veut me donner des cours de médecine, moi je vais lui donner des cours de droit : tant qu’il n’y a pas de condamnation définitive, on est présumé innocent. La fraude électorale, c’est chez ses amis à Bastia, pas ici. La condamnation de la présidente de l’Office de l’Habitat, c’est en Haute Corse, pas ici ! Balayez devant votre porte Duttori ! ».
Avant lui, son collaborateur parlementaire, François-Joseph Fazi, s’était lui aussi montré particulièrement acerbe envers le camp nationaliste : « Il y a les nationalistes français, ceux du RN qui préparent les élections présidentielles, les nationalistes dits corses envoyés par des forces bastiaises, et il y a nous, les nationalistes ajacciens qui travaillons pour l’intérêt des Ajacciens. A ce Docteur, on ne peut pas lui demander « Quoi de neuf? », parce qu’il ne propose rien. Il compare nos employés à des huîtres, sans doute une référence à ces origines bretonnes. Notre Ajaccio c’est celui de Napoléon et de Tino Rossi pas celui de Pasquale Paoli ».
Un mouvement de foule après l’arrivée d’une délégation du STC de l’Hôpital d’Ajaccio
Puis alors, que Christelle Combette, prenait le micro pour intervenir, un mouvement de foule intervenait en plein meeting suite à l’arrivée surprise d’une délégation du personnel des urgences de l’Hôpital d’Ajaccio, qui venait d’être reçue en Préfecture concernant leur mouvement de grève. Après quelques palabres, et une dizaine de minutes de flottement, la délégation quittait le hall dans le calme, après l'arrivée de quelques membres de l'équipe de campagne d'« Aiacciu Vivu » en meeting dans l'auditorium du Palais des Congrès, à quelques mètres de là.
Christelle Combette, la présidente de l’Office Intercommunal du Pays Ajaccien, pouvait alors répondre à Jean-Paul Carrolaggi, sur la gestion municipale du tourisme et des locations touristiques, largement critiquée par le candidat d’Aiacciu Vivu : « En tant qu’élue en charge du tourisme, je veux être très claire : notre stratégie touristique n’est ni improvisée, ni subie, ni déconnectée des réalités locales. Elle est choisie, maîtrisée et pensée d’abord pour vous. Prenons l’exemple des meublés de tourisme. Nous n’avons pas fui le sujet. Bien au contraire. Nous avons été les premiers à délibérer en 2021, avec un vote à la majorité absolue des conseillers municipaux. Parce que derrière ces locations, il y a beaucoup d’Ajacciens. Et puisque Monsieur Carrolaggi demande des chiffres, je vais lui donner les plus révélateurs de son aveuglement dogmatique : 93 % des locations sont occasionnelles : ce sont d’abord des Ajacciens qui louent, pas des investisseurs. Seulement 0,3 % du parc est exploité de façon intensive : les investisseurs restent ultra-minoritaires ».
Denis Pinelli (PNC), numéro 11 de la liste de Pascal Zagnoli présent au meeting
Sous les yeux de Denis Pinelli, membre du PNC, numéro 11 sur la liste de Pascal Zagnoli et ancien suppléant de Jean-François Luciani (Avanzemu) aux Législatives, Alexandre Farina sortait une nouvelle fois l’artillerie lourde : « Mr Carrolaggi se moque des ajacciens. Son populisme décomplexé lui a même permis de faire presque oublier que c’est le candidat de Gilles Simeoni. C’est le candidat de la majorité territoriale qui maltraite et déteste Ajaccio. Celle qui a plongé la Corse dans le dogme et l’immobilisme. C’est le candidat de Femu A Corsica et de Core in Fronte. Ceux qui parrainent Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou aux présidentielles. C’est le candidat des amis de LFI. C’est le candidat qui drague les électeurs du RN. Il n’a aucun scrupule ! Rien ne l’arrête ! », a-t-il fustigé avant de répondre aux accusations de Leo Battesti, qui a accusé les maires de droite de la cité impériale d'avoir eu « un silence complice » envers le Petit Bar, lors de sa prise de parole pour le rassemblement en la mémoire de Pierre Alessandri organisé avant-hier devant la préfecture : « Il est connu et reconnu pour ses activités pacifiques dans les années 80, celui qui a fait la grève de la faim pour protester contre les juges et la police. Celui qui maintenant mène le combat contre la mafia. Et qui chaque fois qu’il ouvre la bouche dessert un peu plus la cause qu’il prétend servir. Qu’il se taise ! Qu’il nous oublie ! Et que lui aussi remonte à Bastia mais qu’il vérifie bien que tous ses amis de la Maison de Cristal soient aussi vertueux qu’il le prétend ».
Arrivé sur scène sous les applaudissements nourris, Stéphane Sbraggia, si sage jusqu’à présent, mais visiblement marqué par une campagne jugée « détestable » dégainait lui aussi quelques flèches en direction de l’opposition : « A la décharge de mes derniers concurrents, force est de constater qu’entre eux et l’honnêteté, cela aura été finalement l’histoire d’un rendez-vous manqué, l’intelligence leur aura souvent posé un lapin. Mais j’admets une qualité à mes adversaires : en matière de tentation et d’alliance improbable, ils auront été cette fois-ci très créatifs, et surtout très décomplexé, comme quoi l’amour n’est pas que dans les prés ! Le Dr Carrolaggi drague le RN, celles et ceux qu’il n’aurait jamais invités à un bal, ils deviennent le temps d’une tambouille électorale, des gens finalement fréquentables. Pas de projet, on savait, pas de conviction, on s’en doutait, pas de respect pour les Ajacciens, c’est l’acte final irréversible de leur campagne ! ».
Sous les cris de « Forza Aiacciu », et au rythme de "l’Ajaccienne", le public quittait ensuite calmement le hall du Palais des Congrès, finalement surchauffé par les propos caustiques d’une majorité requinquée après avoir encaissé les coups et les attaques durant un entre-deux-tours particulièrement animé.
Puis alors, que Christelle Combette, prenait le micro pour intervenir, un mouvement de foule intervenait en plein meeting suite à l’arrivée surprise d’une délégation du personnel des urgences de l’Hôpital d’Ajaccio, qui venait d’être reçue en Préfecture concernant leur mouvement de grève. Après quelques palabres, et une dizaine de minutes de flottement, la délégation quittait le hall dans le calme, après l'arrivée de quelques membres de l'équipe de campagne d'« Aiacciu Vivu » en meeting dans l'auditorium du Palais des Congrès, à quelques mètres de là.
Christelle Combette, la présidente de l’Office Intercommunal du Pays Ajaccien, pouvait alors répondre à Jean-Paul Carrolaggi, sur la gestion municipale du tourisme et des locations touristiques, largement critiquée par le candidat d’Aiacciu Vivu : « En tant qu’élue en charge du tourisme, je veux être très claire : notre stratégie touristique n’est ni improvisée, ni subie, ni déconnectée des réalités locales. Elle est choisie, maîtrisée et pensée d’abord pour vous. Prenons l’exemple des meublés de tourisme. Nous n’avons pas fui le sujet. Bien au contraire. Nous avons été les premiers à délibérer en 2021, avec un vote à la majorité absolue des conseillers municipaux. Parce que derrière ces locations, il y a beaucoup d’Ajacciens. Et puisque Monsieur Carrolaggi demande des chiffres, je vais lui donner les plus révélateurs de son aveuglement dogmatique : 93 % des locations sont occasionnelles : ce sont d’abord des Ajacciens qui louent, pas des investisseurs. Seulement 0,3 % du parc est exploité de façon intensive : les investisseurs restent ultra-minoritaires ».
Denis Pinelli (PNC), numéro 11 de la liste de Pascal Zagnoli présent au meeting
Sous les yeux de Denis Pinelli, membre du PNC, numéro 11 sur la liste de Pascal Zagnoli et ancien suppléant de Jean-François Luciani (Avanzemu) aux Législatives, Alexandre Farina sortait une nouvelle fois l’artillerie lourde : « Mr Carrolaggi se moque des ajacciens. Son populisme décomplexé lui a même permis de faire presque oublier que c’est le candidat de Gilles Simeoni. C’est le candidat de la majorité territoriale qui maltraite et déteste Ajaccio. Celle qui a plongé la Corse dans le dogme et l’immobilisme. C’est le candidat de Femu A Corsica et de Core in Fronte. Ceux qui parrainent Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou aux présidentielles. C’est le candidat des amis de LFI. C’est le candidat qui drague les électeurs du RN. Il n’a aucun scrupule ! Rien ne l’arrête ! », a-t-il fustigé avant de répondre aux accusations de Leo Battesti, qui a accusé les maires de droite de la cité impériale d'avoir eu « un silence complice » envers le Petit Bar, lors de sa prise de parole pour le rassemblement en la mémoire de Pierre Alessandri organisé avant-hier devant la préfecture : « Il est connu et reconnu pour ses activités pacifiques dans les années 80, celui qui a fait la grève de la faim pour protester contre les juges et la police. Celui qui maintenant mène le combat contre la mafia. Et qui chaque fois qu’il ouvre la bouche dessert un peu plus la cause qu’il prétend servir. Qu’il se taise ! Qu’il nous oublie ! Et que lui aussi remonte à Bastia mais qu’il vérifie bien que tous ses amis de la Maison de Cristal soient aussi vertueux qu’il le prétend ».
Arrivé sur scène sous les applaudissements nourris, Stéphane Sbraggia, si sage jusqu’à présent, mais visiblement marqué par une campagne jugée « détestable » dégainait lui aussi quelques flèches en direction de l’opposition : « A la décharge de mes derniers concurrents, force est de constater qu’entre eux et l’honnêteté, cela aura été finalement l’histoire d’un rendez-vous manqué, l’intelligence leur aura souvent posé un lapin. Mais j’admets une qualité à mes adversaires : en matière de tentation et d’alliance improbable, ils auront été cette fois-ci très créatifs, et surtout très décomplexé, comme quoi l’amour n’est pas que dans les prés ! Le Dr Carrolaggi drague le RN, celles et ceux qu’il n’aurait jamais invités à un bal, ils deviennent le temps d’une tambouille électorale, des gens finalement fréquentables. Pas de projet, on savait, pas de conviction, on s’en doutait, pas de respect pour les Ajacciens, c’est l’acte final irréversible de leur campagne ! ».
Sous les cris de « Forza Aiacciu », et au rythme de "l’Ajaccienne", le public quittait ensuite calmement le hall du Palais des Congrès, finalement surchauffé par les propos caustiques d’une majorité requinquée après avoir encaissé les coups et les attaques durant un entre-deux-tours particulièrement animé.
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